<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252</id><updated>2011-08-17T05:09:30.291+02:00</updated><title type='text'>le sot de l'ange</title><subtitle type='html'>Chroniques culturelles subjectives entre deux tranches de vie, réflexions d'intérêt variable et blablatage divers... par Léopold, étudiant en lettres modernes, accessoirement directeur de publication de l'Assemblée des Fumeurs de Papyrus Coptes (membre fondateur), membre du Club des Amis de Tardif le Limaçon, et Panthère des Calanques en freelance</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>263</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-8908372423952746653</id><published>2010-02-16T16:10:00.000+01:00</published><updated>2010-02-16T16:11:05.210+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;Plaidoyer pour une hibernation bloggesque&lt;/b&gt;                                  &lt;br /&gt;à l’usage d’éventuels lecteurs passant encore par là&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a target='_blank' title='ImageShack - Image And Video Hosting' href='http://img694.imageshack.us/i/photooriginal13443.jpg/'&gt;&lt;img src='http://img694.imageshack.us/img694/6659/photooriginal13443.jpg' border='0'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Je n’aime pas les gens qui sont si fort maîtres de leurs pas et de leurs idées, qui disent: «&lt;/i&gt;Aujourd’hui je ferai trois visites, j’écrirai quatre lettres, je finirai cet ouvrage que j’ai commencé.&lt;i&gt;» – Mon âme est tellement ouverte à toutes sortes d’idées, de goûts et de sentiments; elle reçoit si avidement tout ce qui se présente!... – Et pourquoi refuserait-elle les jouissances qui sont éparses sur le chemin difficile de la vie? Elles sont si rares, si clairsemées, qu’il faudrait être fou pour ne pas s’arrêter, se détourner même de son chemin, pour cueillir toutes celles qui sont à notre portée. Il n’en est pas de plus attrayante, selon moi, que de suivre ses idées à la piste, comme le chasseur poursuit le gibier, sans affecter de tenir aucune route. Aussi, lorsque je voyage dans ma chambre, je parcours rarement une ligne droite: je vais de ma table vers un tableau qui est placé dans un coin; de là je pars obliquement pour aller à la porte; mais, quoique en partant mon intention soit bien de m’y rendre, si je rencontre mon fauteuil en chemin, je ne fais pas de façon, et je m’y arrange tout de suite.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Xavier de Maistre, &lt;i&gt;Voyage autour de ma chambre&lt;/i&gt;, 1795. Photographie sans titre de Lee Miller, c.1930.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-8908372423952746653?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/8908372423952746653/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=8908372423952746653&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/8908372423952746653'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/8908372423952746653'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2010/02/plaidoyer-pour-une-hibernation.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-7229625704826703101</id><published>2009-11-30T14:58:00.001+01:00</published><updated>2009-11-30T14:58:44.485+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;Nuits d’ici et là-bas&lt;/b&gt;                                                        &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/94/Starry_Night_Over_the_Rhone.jpg/800px-Starry_Night_Over_the_Rhone.jpg'&gt;&lt;img src='http://img194.imageshack.us/img194/8985/vangoghnuittoileaudessu.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le crépuscule tombait à la même heure toute l’année. II était très court, presque brutal. À la saison des pluies, pendant des semaines, on ne voyait pas le ciel, il était pris dans un brouillard uniforme que même la lumière de la lune, ne traversait pas. En saison sèche par contre le ciel était nu, découvert dans sa totalité, cru. Même les nuits sans lune étaient illuminées. Et les ombres étaient pareillement dessinées sur les sols, les eaux, les routes, les murs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens mal des jours. L’éclairement solaire ternissait les couleurs, écrasait. Des nuits, je me souviens. Le bleu était plus loin que le ciel, il était derrière toutes les épaisseurs, il recouvrait le fond du monde. Le ciel, pour moi, c’était cette traînée de pure brillance qui traverse le bleu, cette fusion froide au-delà de toute couleur. Quelquefois, c’était à Vinhlong, quand ma mère était triste, elle faisait atteler le tilbury et on allait dans la campagne voir la nuit de la saison sèche. J’ai eu cette chance, pour ces nuits, cette mère. La lumière tombait du ciel dans des cataractes de pure transparence, dans des trombes de silence et d’immobilité. L’air était bleu, on le prenait dans la main. Bleu. Le ciel était cette palpitation continue de la brillance de la lumière. La nuit éclairait tout, toute la campagne de chaque rive du fleuve jusqu’aux limites de la vue. Chaque nuit était particulière, chacune pouvait être appelée le temps de sa durée. Le son des nuits était celui des chiens de la campagne. Ils hurlaient au mystère. Ils se répondaient de village en village jusqu’à la consommation totale de l’espace et du temps de la nuit. &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marguerite Duras, &lt;i&gt;L’Amant&lt;/i&gt;, 1984. Vincent Van Gogh, &lt;i&gt;Nuit étoilée au-dessus du Rhône&lt;/i&gt;, 1888.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-7229625704826703101?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/7229625704826703101/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=7229625704826703101&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/7229625704826703101'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/7229625704826703101'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2009/11/nuits-dici-et-la-bas-le-crepuscule.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-7434635324788388688</id><published>2009-11-11T13:41:00.002+01:00</published><updated>2009-11-11T13:44:28.367+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Vous avez demandé la Police de la Pensée? Ne quittez pas&lt;/span&gt;                                           &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img109.imageshack.us/i/1257857654.jpg/'&gt;&lt;img src='http://img109.imageshack.us/img109/200/1257857654.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne suffit pas au gouvernement d’agir comme il le fait depuis deux ans et demi maintenant, il semble qu’il lui faille encore être sûr de ne pas se l’entendre trop vivement reprocher. Le petit ballet médiatique soigneusement orchestré la semaine dernière autour de l’aveu par Nicolas Sarkozy, en tout-petit-comité, sans doute soigneusement choisi, de quelques erreurs politiques tout aussi soigneusement choisies, situe apparemment la limite de ce que le pouvoir peut tolérer. Et s’il faut inventer des lois pour garantir que l’on n’aille pas plus loin, eh bien, dans la logorrhée législative actuelle, on n’est plus à ça près, semblent bien se dire certains députés avides de brosser le pouvoir dans le sens du poil. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dont acte avec Éric Raoult, député UMP de Seine Saint-Denis, qui vient à l’Assemblée d’«&lt;i&gt;attire&lt;/i&gt;[r]&lt;i&gt; l’attention de M. le ministre de la Culture et de la Communication sur le devoir de réserve, dû aux lauréats du Prix Goncourt. En effet, &lt;/i&gt;estime M. Raoult&lt;i&gt;, ce prix qui est le prix littéraire français le plus prestigieux est regardé en France, mais aussi dans le monde, par de nombreux auteurs et amateurs de la littérature française. À ce titre, le message délivré par les lauréats se doit de respecter la cohésion nationale et l'image de notre pays.&lt;/i&gt;» &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En cause, une interview donnée (en août, pour ajouter au caractère ubuesque de la chose) par Marie NDiaye, lauréate lundi du fameux Goncourt pour son roman &lt;i&gt;Trois femmes puissantes&lt;/i&gt;. Au cours de cette interview, donc, donnée aux Inrockuptibles, et disponible intégralement &lt;a href="http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/article/lecrivain-marie-ndiaye-aux-prises-avec-le-monde/?tx_ttnews[sViewPointer]=1&amp;tx_ttnews[tt_content]=138&amp;cHash=6c3672d57c"&gt;par là&lt;/a&gt;, Marie NDiaye, interrogée, entre autres questions plus littéraires et culturelles, sur ce qu’elle pense de «la France de Sarkozy», a répondu la trouver «&lt;i&gt;monstrueuse&lt;/i&gt;», expliquant que le fait qu’elle ait choisi «&lt;i&gt;juste après les élections&lt;/i&gt;» de déménager à Berlin avec homme et enfants était «&lt;i&gt;loin d’être étranger à ça&lt;/i&gt;». «&lt;i&gt;Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité...&lt;/i&gt; explique Marie NDyiaye&lt;i&gt;. Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux. &lt;/i&gt;[...]&lt;i&gt; Pour moi, ces gens-là, ils représentent une forme de mort, d’abêtissement de la réflexion, un refus d’une différence possible.&lt;/i&gt;» Et de conclure sur le sujet en disant que si le gouvernement de l’Allemagne où elle habite à présent est également à droite, celle-ci «&lt;i&gt;n’a rien à voir avec la droite de Sarkozy: elle a une morale que la droite française n’a plus&lt;/i&gt;».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des propos inacceptables pour Éric Raoult, qui estime qu’«&lt;i&gt;Une personnalité qui défend les couleurs littéraires de la France se doit de faire preuve d’un certain respect à l’égard de nos institutions, plus de respecter le rôle et le symbole qu’elle représente. C’est pourquoi, il me paraît utile de rappeler à ces lauréats le nécessaire devoir de réserve, qui va dans le sens d’une plus grande exemplarité et responsabilité.&lt;/i&gt;» et en appelle à Frédéric Mitterrand – lequel n’a pas encore donné de réponse, tout occupé qu’il doit être depuis un certain temps maintenant à se mordre consciencieusement et très-régulièrement les doigts d’avoir abandonné la Villa Médicis pour entrer dans ce gouvernement (ah! traîtresse Carla!!).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img52.imageshack.us/i/20091110ndiayegoncourt.jpg/'&gt;&lt;img src='http://img52.imageshack.us/img52/3831/20091110ndiayegoncourt.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À défaut de réponse ministérielle, nous nous joindrons humblement à ceux qui rappellent et rappelleront à M. Raoult les éléments suivants:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;– il n’existe pas dans le droit français de ‘‘devoir de réserve’’ pour les écrivains, qu’ils aient ou non reçu un prix littéraire;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;– outre que de façon générale le ‘‘devoir de réserve’’ n’a aucune existence dans le droit administratif français, mais seulement jurisprudentielle, l’État ne saurait de toute façon l’invoquer pour interdire à ses fonctionnaires l’expression de leurs opinions politiques, expression garantie à tout citoyen depuis la Déclaration de 1789 (voir &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Devoir_de_r%C3%A9serve"&gt;ici&lt;/a&gt;);&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;– enfin, pas plus que recevoir le Goncourt ne fait de vous un fonctionnaire français, il ne va de pair avec une quelconque obligation de ‘‘défendre les couleurs de la France’’. Un écrivain n’a à défendre que son œuvre propre, et, éventuellement, la vision du monde qu’il aurait choisi d’y exprimer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On notera d’ailleurs que l’Académie Goncourt couronne des romans &lt;u&gt;d’expression française&lt;/u&gt;, ce qui signifie qu’il n’est pas même besoin que ces romans soient écrits par des Français, comme l’a encore prouvé en 2006 le cas des &lt;i&gt;Bienveillantes&lt;/i&gt; de l’Américain Jonathan Littell (mais on pourrait aussi évoquer le récemment disparu Jacques Chessex, Suisse et Goncourtisé en 73 pour &lt;i&gt;L’Ogre&lt;/i&gt;, sans parler des auteurs à double nationalité comme Amin Maalouf ou l’an dernier Atiq Rahimi...). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’appel d’Éric Raoult cumule donc, à première vue, contre-sens et aberrations. Mais peut-être est-il symptomatique d’autre chose. Adoptons une perspective supérieure. Il y a peu, notre Prince-Président affirmait avoir assisté sur place à la chute du Mur de Berlin, alors que tout – les faits (et les archives) sont têtus, sauf pour TF1 – tend à prouver qu’il n’a mis les pieds dans la capitale allemande qu’une semaine plus tard. Lors de la commémoration de cette même chute, il a déclaré que l’évènement avait ouvert la voie à la démocratisation de différents pays de l’Est dont... la Pologne, dont nous pensions jusque-là benoîtement que c’était, &lt;i&gt;a contrario&lt;/i&gt;, la démocratisation qui avait été un signe avant-coureur de la chute du Mur. Bourdes? Contre-vérités – voire, dirons peut-être les plus venimeux, mensonge? Point! Soyons-en persuadés: visionnaire, notre Président transcende désormais les lois de la physique, et la chute du Mur de Berlin représente le point dans l’espace-temps à partir duquel Nicolas Sarkozy explore les chemins des passés possibles, réécrivant l’Histoire à l’envers. Ça devait bien finir par arriver: Éric Raoult ne fait que poursuivre dans la voie tracée par notre glorieux leader, en ramenant la France... dans l’URSS d’avant la &lt;i&gt;perestroïka&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*** &lt;br /&gt;&lt;u&gt;Post-scriptum n°1:&lt;/u&gt; à ceux qui s’inquiètent de la façon dont sont défendues les couleurs culturelles de la France, par ceux à qui il revient, cette fois, de le faire, on conseillera de se pencher sur le cas des dernières nominations aux titres de chevaliers et de commandeurs de l’ordre des Arts et Lettres, nominations signées le dernier jour de son mandat par la Ministre de la Culture Christine Albanel et concernant, ô surprise, exclusivement des membres de son cabinet, «conducteur d’automobile» et personnalité suspendue dans le cadre de ‘‘l’affaire’’ TF1-Bourreau compris. Dévoilée la semaine dernière par le blogueur (et parlementaire) &lt;a href="http://authueil.org/?2009/11/04/1485-pourriture-deontologique"&gt;Autheuil&lt;/a&gt;, l’information commence à filtrer à travers la toile même si on peut douter qu’elle atteigne jamais les ‘‘grands médias’’.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Post-scriptum n°2:&lt;/u&gt; à l’heure où j’écris ses lignes, j’apprends que Nicolas Sarkozy aurait poursuivi sa remontée dans le temps, en ayant fait jouer devant Angela Merkel, conviée aujourd’hui aux célébrations de l’armistice de 1918, &lt;i&gt;Deutschland über alles&lt;/i&gt;, version de l’hymne allemand &lt;a href="http://blog.lefigaro.fr/berlin/2009/11/lelysee-confond-deutschland-uber-alles-avec-lhymne-allemand.html"&gt;qui n’est plus pratiquée par les principaux intéressés depuis 1991&lt;/a&gt; et est généralement perçue par eux comme un rappel à  l’époque du IIIe Reich. Mais où s’arrêtera-t-il?...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-7434635324788388688?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/7434635324788388688/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=7434635324788388688&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/7434635324788388688'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/7434635324788388688'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2009/11/vous-avez-demande-la-police-de-la.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-7244488668001417738</id><published>2009-11-06T17:39:00.003+01:00</published><updated>2009-11-06T17:42:05.202+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;Dans le parfum désert de ces anciens rois...&lt;/b&gt;                                                  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img692.imageshack.us/i/visage20091722913797951.jpg/'&gt;&lt;img src='http://img692.imageshack.us/img692/3808/visage20091722913797951.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plan fixe. «Jeanne» (Moreau) soliloque seule attablée à une grande table dans un salon Napoléon III, quand elle est rejointe par «Fanny» (Ardant), qui a elle aussi reçu une invitation. Au bout d’un moment, «Nathalie» (Baye) sort de dessous la table, très contrariée d’avoir perdue une boucle d’oreille en forme de crabe, à laquelle elle tient beaucoup puisque, explique Jeanne, elle-même est du signe du Cancer. Au bout d’un moment, comme aucune des trois ne sait pourquoi elles ont été invitées, qu’il n’y a ni domestique, ni hôte, ni autres convives en vue, elles décident de se servir à boire en attendant. Un peu plus tard, on retrouvera le même cadrage sur la table désormais vide tandis que résonneront, hors champ, les voix des trois dames fredonnant l’air du «tourbillon de la vie» en le jouant très approximativement sur un piano tout aussi approximativement accordé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette réunion, dépourvue de sens et de finalité, de gloires qui n’ont jamais parues si vieilles et passent le temps présent en songeant au temps passé, constitue la scène qui peut-être résume le mieux &lt;i&gt;Visage&lt;/i&gt;, le dernier film de Tsai Ming-liang. Bien mieux, en tout cas, que le &lt;i&gt;pitch&lt;/i&gt; officiel du film, qui – avec quelques détails dont je vous fais grâce, puisque de toute façon on n’en voit pas le premier centimètre de l’ombre dans le film proprement dit – évoque, grosso modo, le tournage d’une adaptation du mythe biblique de Salomé dans le Musée du Louvre. Pour être tout à fait juste, ce résumé pourrait convenir, si l’on n’est pas trop regardant, aux vingt dernières minutes du film. Mais avant ces vingt minutes, il y a deux heures. Deux (longues) heures essentiellement constituées de successions de séquences en plans fixes, scènes tour à tour banales, absurdes ou plus ou moins oniriques, dont un certain nombre semblent essentiellement reliées entre elles par le principe de la kyrielle (marabout, bout d’ficelle...), visuelle et non syllabique: tandis que, hors champ, un homme tente de joindre par téléphone portable un acteur nommé Antoine, la caméra fixe un homme assis à une table, qui ramasse par terre une &lt;i&gt;plume de pigeon&lt;/i&gt; et la pose sur la table; la séquence suivante s’ouvre sur des &lt;i&gt;plumes de pigeon&lt;/i&gt; à la fenêtre d’un appartement, où a lieu une inondation qui envahit bientôt tout l’espace, tandis que las de la combattre, le protagoniste finit par s’en aller plutôt prodiguer des caresses intimes à une femme enceinte allongée sur un lit, et qui est peut-être sa mère (?), tandis que &lt;i&gt;l’eau&lt;/i&gt; continue de monter; le plan suivant est centré sur de &lt;i&gt;l’eau&lt;/i&gt; coulant dans un caniveau, le long d’un trottoir où marche &lt;i&gt;Fanny Ardant&lt;/i&gt;, qui va sonner, vainement, à une porte; puis on retrouve la même &lt;i&gt;Fanny Ardant&lt;/i&gt; qui va &lt;i&gt;s’assoir&lt;/i&gt; au Père Lachaise; et au plan suivant c’est Jean-Pierre Léaud qu’on trouve &lt;i&gt;assis&lt;/i&gt;, mais dans le Jardin des Tuileries cette fois... etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img692.imageshack.us/i/visage20091722924864241.jpg/'&gt;&lt;img src='http://img692.imageshack.us/img692/7747/visage20091722924864241.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques séquences, vers le milieu du film, tournent autour d’un non-dit: la mort de la mère du réalisateur. Mais un non-dit, c’est déjà, même dans sa négativité, quelque chose qu’on peut appréhender. Le plus souvent, Tsai Ming-liang donne surtout l’impression de n’avoir rien à dire. Ni même, à défaut, rien à raconter. Seulement voilà, parvenir à faire tenir une œuvre uniquement par la force du ‘‘style’’, de l’esthétique, à l’exclusion de tout autre facteur, suppose un talent nettement supérieur à celui dont le réalisateur fait preuve dans ce film (n’ayant vu aucun des précédents, je n’émettrai pas de jugement définitif, mais enfin je ne compte pas me précipiter pour découvrir le reste de sa filmographie...). Tel quel, &lt;i&gt;Visage&lt;/i&gt; a surtout l’allure d’une juxtaposition de courts-métrages: tiens, j’ai une idée, filmons, les estampilles ‘‘auteur’’ et ‘‘art et essai’’ feront passer. Notons que dans le lot, certains, d’ailleurs, auraient pu être intéressants, et qu’il arrive qu’on finisse par brièvement se laisser prendre, un peu, au jeu hypnotique. Mais l’accumulation produit surtout un effet de délitement, de déréliction, d’ennui et de consternation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tsai est visiblement fasciné par Truffaut, et ne rate pas une occasion de nous le faire savoir: en convoquant les stars de l’époque, en faisant lire (longuement) à l’une un livre sur le réalisateur, en faisant évoquer à l’autre le souvenir de «François», en faisant fredonner à plusieurs reprises la rengaine de &lt;i&gt;Jules et Jim&lt;/i&gt;... Mais qu’il y a loin de la vitalité qui se dégage des films de la Nouvelle Vague, à la production languide de Tsai Ming-liang! – De même, on sera prié de se garder de toute référence au surréalisme authentique. – Il ne suffit pas de faire citer en boucle dans une scène à un acteur les noms de Pasolini, Welles, Chaplin et consorts, pour se mettre à leur niveau. Il ne suffit pas de convoquer brièvement Nathalie Baye, qui fit l’une de ses premières apparitions dans le rôle d’une scripte dans &lt;i&gt;La Nuit américaine&lt;/i&gt;, dans un film où il est (vaguement) question de tournage cinématographique, pour faire de celui-ci un équivalent de celui-là. Tsai, ‘‘auteur’’ étranger, reçu régulièrement à Cannes, convoque ‘‘nos’’ étoiles devant sa caméra: voilà peut-être le principe qui explique les éloges, au ton souvent un peu trop visiblement forcé, que j’ai pu lire du film, de la part de critiques qui auraient probablement descendu en flammes un cinéaste français qui se serait permis la moitié de ce que se permet le Taïwanais. Hélas! comme il est des amis qui nous passent le besoin d’ennemis, il est des hommages qui valent les pires enterrements. C’est peu dire que les célébrités réunies ici ne sortent pas grandies de l’exercice –  singulièrement Jean-Pierre Léaud, présenté comme une sorte de débile cacochyme, à moitié fou, qui fait peine à voir, et même à entendre (on comprend à peine plus ce qu’il dit que le reste du film...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img9.imageshack.us/i/visage20091722960555524.jpg/'&gt;&lt;img src='http://img9.imageshack.us/img9/2677/visage20091722960555524.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On demeure quelque peu gêné en pensant au nombre de financements privés et surtout publics, en provenance de plusieurs gouvernements, monopolisés, au détriment d’autres cinéastes, par l’entreprise d’auto-scrutation/exhibition de nombril de Tsai Ming-liang, avec son parterre de stars entraînés dans la galère et son tournage entre Paris et Taipei – dont le peu que l’on voit à l’écran (l’intérieur d’un crematorium, l’intérieur d’un appartement, un bout de périphérique) pourrait tout aussi bien appartenir à la banlieue parisienne, d’ailleurs. Le film est l’«opus 1» d’une série intitulée &lt;i&gt;Le Louvre s’offre aux réalisateurs&lt;/i&gt; (on imagine que le verbe s’offrir est une vue de l’esprit...): quand il en accepte le principe – c’est-à-dire, comme mentionné plus haut, dans les vingt dernières minutes du film –, Tsai n’en filme quasiment que les sous-sols, égouts et conduits de chauffage, le seul plan à montrer le musée proprement dit étant l’avant-dernier du film, lorsqu’un Léaud en costume d’Hérode et en rupture de tournage débarque devant le &lt;i&gt;Saint Jean Baptiste&lt;/i&gt; de Léonard de Vinci (attention: idée). De la figure de Salomé censée fournir le sujet du film, on ne retrouve pas grand-chose non plus hors la danse des sept voiles, jusqu’au nu intégral – mais dont l’outrance et le kitsch désamorcent totalement la charge érotique –, exécutée par Laetitia Casta devant un Lee Kang-sheng (&lt;i&gt;alter ego&lt;/i&gt; du réalisateur) entravé et barbouillé de sauce tomate. Encore cette scène constitue-t-elle, pour la caution ‘‘jeune’’ star &lt;i&gt;bankable&lt;/i&gt; du film, le sommet de sa prestation, un cran au-dessus des précédentes scènes musicales, chantées en playback, où l’actrice devait se livrer, dans d’improbables costumes Christian Lacroix, à des chorégraphies signées Philippe Découflé, le tout ayant irrésistiblement l’allure de spots de pub pour parfum ou galerie marchande chic démesurément étendus – et sans que l’on en saisisse le rapport avec le reste du film, bien entendu. Enfin, je suis mauvaise langue, il y avait aussi toutes les scènes où elle s’appliquait à couvrir méthodiquement (et longuement, oui) des fenêtres et des miroirs avec du ruban adhésif noir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l’on ajoute qu’une part non négligeable des rares lignes de dialogue du film semble renvoyer à la situation d’une salle de cinéma appelée à se vider avant la fin, on concevra qu’il n’est pas absolument impossible de percevoir, derrière la pose &lt;i&gt;arty&lt;/i&gt; du réalisateur, quelque chose comme du foutage de gueule. Rien, dans l’absolu, n’empêche un film d’avoir un rythme très lent, peu de dialogues, une construction non-linéaire se détournant de la narration classique, et de rester passionnant. Tout à son petit plaisir de faire tourner dans son manège Léaud, Ardant, Casta et les autres, Tsai Ming-liang n’a pas retenu cette option pour ce film-ci, se contentant, apparemment, de diluer indéfiniment quelques plutôt pauvres idées pour aboutir finalement à un pensum prétentieux et très peu fascinant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img260.imageshack.us/i/visage20091722924984296.jpg/'&gt;&lt;img src='http://img260.imageshack.us/img260/2563/visage20091722924984296.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-7244488668001417738?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/7244488668001417738/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=7244488668001417738&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/7244488668001417738'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/7244488668001417738'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2009/11/dans-le-parfum-desert-de-ces-anciens.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-3812971501305305159</id><published>2009-10-24T22:33:00.002+02:00</published><updated>2009-10-24T22:37:14.285+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;Souvenirs d’un été                                                              &lt;br /&gt;(Poussières sauvées... de la rentrée)&lt;/b&gt;                                   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img101.imageshack.us/img101/2586/imgp1665.jpg'&gt;&lt;img src='http://img7.imageshack.us/img7/4203/imgp1665c.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;– Mes premières recherches pour mes premiers ‘‘vrais’’ articles publiés (prochainement...), recherche incluant une semaine et demi assez intensive dans les entrailles de la BnF début juillet (parce-que-pas-d’hébergement-possible-au-delà) et la chasse de quelques textes fantômes (le prochain que je croise, j’en fait un bibendum-chamallow). Comment? Si je veux en faire d’autres? Oui bien sûr! Mais euh... pour quand?.....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img237.imageshack.us/img237/5237/img4602a.jpg'&gt;&lt;img src='http://img260.imageshack.us/img260/5237/img4602a.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;– Quelques retours vers le sud dont un ayant permis de retrouver des amis plus vus depuis un bon moment, au sommet de Notre Dame de La Garde pour assister au feu d’artifice du 14 juillet. Coïncidence: à l’arrivée à Marseille quelques jours plus tôt, le moteur de (feue) ma voiture était lui aussi brusquement parti en flammes alors que je la conduisais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img101.imageshack.us/img101/2906/imgp1696.jpg'&gt;&lt;img src='http://img43.imageshack.us/img43/2906/imgp1696.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;– Entre guerre froide et partie de cache-cache, tout un été et un début d’automne de relations d’un nouveau type avec les différents acteurs de mon nouveau destin administratif (université, rectorat, IUFM, ministère(s)), sur le mode apparemment immuable du ‘‘on vous fait lanterner pendant un mois et demi minimum, mais après ça si vous, vous ne réagissez pas dans les cinq jours, vous êtes un homme mort’’. Avec sa variante: ‘‘ça fait trois mois qu’on vous annonce (/ou: demande) ça, mais hier on a décidé de changer d’avis’’. Qu’est-ce qu’on se marre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img248.imageshack.us/img248/2/imgp1771d.jpg'&gt;&lt;img src='http://img229.imageshack.us/img229/8869/imgp1771.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;– Trois journées à Lisbonne avec ma Sophie et un couple d’amis, à se dépayser la tête pour en apprécier, entre visites et simples déambulations, côté ancien et côté moderne, et de petites rues en grands monuments, les hauts lieux, les trésors artistiques, l’atmosphère générale, la gastronomie locale, etc., toutes choses qui font éminemment du bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http http://img229.imageshack.us/img229/7751/img5119v.jpg'&gt;&lt;img src='http://img248.imageshack.us/img248/1281/img5119m.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;– Une chaleur étouffante, liquéfiante, très peu compatible avec une activité neuronale intense, ou ne serait-ce qu’un tant soit peu productive. Et pourtant, maintenant qu’il fait moche, froid, et qu’il pleut, on regrette déjà l’été fini. Vous savez quoi? l’être humain est un éternel insatisfait (ou alors c’est juste moi?).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img266.imageshack.us/img266/4346/imgp1619a.jpg'&gt;&lt;img src='http://img266.imageshack.us/img266/258/imgp1619.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;– Les premières pages de ma thèse à rendre à la rentrée – oui, déjà, bon, rien de définitif mais un ‘‘exemple’’ concret... ce qui peut déjà devenir une entreprise très &lt;i&gt;divertissante&lt;/i&gt; quand votre serviteur décide à cette occasion, avec une totale inconscience, de se plonger dans l’œuvre proliférante d’un auteur majeur et de (tenter de) faire avec celle-ci ce qu’aucun autre critique n’a, &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt;, fait avant lui. Ahah.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img259.imageshack.us/img259/7776/img5066u.jpg'&gt;&lt;img src='http://img259.imageshack.us/img259/6200/img5066.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;– Une nuit magique à La Roque d’Anthéron, en bonne compagnie devant le duo formé par Frank Braley et Renaud Capuçon pour l’intégrale des sonates pour piano et violon de Beethoven. Un an plus tôt je me plaignais, en ces lieux, de la brièveté du concert de Braley dans le cadre du même festival. Cette fois-ci, après six heures de musique, eh bien... eh bien j’en aurais volontiers repris deux ou trois, encore, en fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img259.imageshack.us/img259/8338/img4647e.jpg'&gt;&lt;img src='http://img259.imageshack.us/img259/7746/img4647b.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis maintenant, on va essayer de reprendre les choses sérieuses dans ces pages-ci aussi, au cas où il resterait quelques lecteurs que mon silence estival n’aurait pas totalement poussés à la désertion...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img259.imageshack.us/img259/343/img48484866fa.jpg'&gt;&lt;img src='http://img27.imageshack.us/img27/343/img48484866fa.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(&lt;u&gt;Photographies :&lt;/u&gt; Lisbonne, pour ceux qui n’auraient pas suivi... Images cliquables comme d’habitude.)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-3812971501305305159?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/3812971501305305159/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=3812971501305305159&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/3812971501305305159'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/3812971501305305159'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2009/10/souvenirs-dun-ete-poussieres-sauvees.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-785580437694785508</id><published>2009-09-13T18:14:00.001+02:00</published><updated>2009-09-13T18:14:49.304+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;Au re&lt;i&gt;voir&lt;/i&gt; Willy&lt;/b&gt;                                                      &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le photographe Willy Ronis s’est éteint hier soir. D’autres, professionnels de la nécrologie, ou plus immergés dans le monde argentique, exposent et exposeront ailleurs, mieux que je ne saurais le faire, son parcours, des manifs ouvrières des années 30 aux nues auxquelles il consacra ses dernières années, en passant par les ruelles inlassables explorées d’un Paris qui n’était pas encore ‘‘pittoresque’’. Analyseront, peut-être, ces images lumineuses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne saurais même pas par quel cliché illustrer ce billet. La légèreté de ces jambes féminines enjambant une flaque d’eau près de la place Vendôme? La délicatesse diaphane des &lt;i&gt;adieux du permissionnaire&lt;/i&gt; capturés au travers d’un rideau? Cette photographie de syndicaliste haranguant la foule, qu’il disait préférer entre toutes, ou cette autre d’une foule bien différente, se fondant avec celle peinte par David pour le sacre de Napoléon, &lt;i&gt;un dimanche au Louvre&lt;/i&gt; où il avait ses habitudes? Paysage bucolique et calme, ou inquiétante étrangeté d’une station de RER à la fin des années 70? Frénésie de New York, ou Provence des joueurs de pétanque? Ou le charme indicible du dos nu de Deena, visage tourné vers on ne sait quel ailleurs – cet ailleurs vers lequel vogue, peut-être, aussi, la &lt;i&gt;péniche aux enfants&lt;/i&gt;?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, je me contenterai de dire que c’est en découvrant son œuvre, via une sélection regroupée pour Reporters sans frontières, il y a une huitaine d’années, que j’ai vraiment, je crois, découvert que la photographie était aussi un art. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Willy Ronis a fermé les yeux. Son regard nous reste.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-785580437694785508?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/785580437694785508/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=785580437694785508&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/785580437694785508'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/785580437694785508'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2009/09/au-re-voir-willy-le-photographe-willy.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-2916399927448829730</id><published>2009-08-24T13:50:00.000+02:00</published><updated>2009-08-24T13:51:17.429+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;IV&lt;/span&gt;                                                                                &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img26.imageshack.us/i/img4550eds.jpg/'&gt;&lt;img src='http://img26.imageshack.us/img26/5294/img4550eds.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et tant pis pour les râleurs, je maintiens la tradition, fût-ce en version courte. :-D&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-2916399927448829730?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/2916399927448829730/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=2916399927448829730&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/2916399927448829730'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/2916399927448829730'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2009/08/iv-et-tant-pis-pour-les-raleurs-je.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-2708205000160071007</id><published>2009-08-18T14:13:00.002+02:00</published><updated>2009-08-18T14:15:03.068+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;Sîtâ par-ci, Sîtâ par-là... &lt;/b&gt;                                                  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img199.imageshack.us/i/06ramhanusitarainreflec.jpg/'&gt;&lt;img src='http://img199.imageshack.us/img199/6886/06ramhanusitarainreflec.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous reportons momentanément la répétition virtuelle de la ballade lisboète pour un cas d’urgence cinéphilique. Si mon silence juilletiste n’a pas fait fuir tous mes lecteurs, que ceux qui restent, s’ils ont la chance d’habiter à une distance raisonnable d’une des neuf (!!) salles françaises diffusant pour l’heure le long-métrage d’animation &lt;i&gt;Sita chante le blues&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Sita sings le blues&lt;/i&gt;, 2008), se ruent au plus vite à l’intérieur de celle-ci tant que celui-là y est encore à l’affiche. Et gageons que même si le film n’est sorti que mercredi dernier, cela ne durera pas longtemps, si j’en juge par la publicité quasi inexistante autour de lui et par le vide absolu de la salle autour de Sophie et moi hier soir. Quant aux autres, qu’ils ne perdent pas totalement espoir, il leur reste du moins la possibilité de visionner voire de télécharger le film aussi gratuitement que légalement (et avec des sous-titres s’il-vous-plaît) sur le &lt;a href="http://www.sitasingstheblues.com/"&gt;site&lt;/a&gt; où Nina Paley, sa scénariste / réalisatrice / chef décoratrice / directrice de l’animation / interprète / monteuse / productrice et-toute-autre-fonction-sauf-spécification-contraire, l’a mis elle-même à la disposition de tout un chacun, sous licence Creative Commons. À défaut de permettre de profiter du film dans les meilleures conditions (qui restent bien sûr celles de la projection en salle, est-il besoin de le dire?), ça poilagratterra un peu Frédéric Mitterrand, c’est toujours ça de pris. Mais revenons à nos moutons dessinés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nina Paley, donc, est une dessinatrice et réalisatrice de courts-métrages d’animations. En 2002, elle a vécu la très-désagréable expérience de voir son compagnon, parti travailler en Inde, lui signifier par mail, de là-bas, la fin de leur relation. Elle rapproche alors sa propre histoire de celle de Sîtâ, dans le &lt;i&gt;Râmâyana&lt;/i&gt;, répudiée sans raison par son époux Râma à qui elle voue pourtant un amour inconditionnel. À la découverte de ce texte, s’en ajoute bientôt une autre: celle d’Annette Hanshaw, une des premières grandes chanteuses de jazz et de blues, qui connut son heure de gloire entre la fin des années 20 et le début des 30, avant de mettre un terme à cette carrière pourtant assez brillante pour se consacrer à la vie maritale. Ces trois éléments – le texte hindou plusieurs fois millénaire, les chansons d’Annette Hanshaw et l’histoire personnelle de la réalisatrice – se mêlent dans le film que Nina Paley a mis cinq ans à mener à terme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img32.imageshack.us/i/800pxninadansexless.jpg/'&gt;&lt;img src='http://img32.imageshack.us/img32/9130/800pxninadansexless.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les courtes séquences autobiographiques se superposent donc à une relecture du &lt;i&gt;Râmâyana&lt;/i&gt; vu, en quelque sorte, du point de vue de Sîtâ, épouse aimante et docile du divin prince Râma, enlevée et séquestrée par un ennemi de celui-ci, puis délivrée par son époux avec l’aide du dieu-singe guerrier Hanouman, mais répudiée alors au motif que Râma a des doutes sur le fait qu’elle ait pu rester ‘‘pure’’ durant sa captivité. Cette (majeure) partie est assurée de deux façons distinctes: d’une part, une narration reconstituée de façon quelque peu fantasque par des marionnettes traditionnelles de théâtre d’ombre, d’autre part des scènes de ‘‘comédie musicale’’ qui presque toutes construites sur des enregistrements d’Annette Hanshaw. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout cela est fort peu orthodoxe (quelques fondamentalistes hindous ont visiblement cru de bon ton de grincer des dents), mais hautement réjouissant. Car si ce projet avait clairement une dimension de catharsis pour son auteure, le résultat final est le meilleur gage de sa réussite. À l’image des chansons d’Annette Hanshaw, toujours entraînantes même quand le sujet ne semble guère s’y prêter, &lt;i&gt;Sita chante le blues&lt;/i&gt; dynamite le pathos qui pouvait coller aux basques du désastre sentimental personnel comme de la relecture ‘‘féministe’’ du ‘‘plus grand chagrin d’amour jamais conté’’. Sans empêcher l’éclosion de passages marqués par l’émotion (le choix final de Sîtâ) voire un certain sens de la grandeur (les ‘‘visions’’ mystiques), le film privilégie très-nettement le décalage ironique et les jeux de l’absurde, ne reculant devant aucun doux délire (l’«entracte» durant lequel tous les personnages vont se chercher des popcorns et des sodas!...) et n’hésitant pas non plus à égratigner les figures mythiques (voir notamment l’hilarante séquence du ‘‘dérapage’’ des louanges que les fils du «parfait» Râma sont censés chanter de leur père). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img38.imageshack.us/i/800pxravanasitapainting.jpg/'&gt;&lt;img src='http://img38.imageshack.us/img38/9711/800pxravanasitapainting.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fractionnement des séquences narratives répond un patchwork graphique, incluant principalement (mais ne se limitant pas à) trois styles: un style d’apparence un peu ‘‘brouillon’’, parfois agrémenté de collages, pour la partie autobiographique, un autre reposant sur des emprunts aux différentes traditions picturales indiennes classique et moderne, pout la ‘‘narration’’ de l’histoire de Râma et Sîtâ, et un style ‘‘naïf’’ d’aspect assez géométrique pour les séquences musicales. Le résultat à l’écran désarçonne un peu au début mais la juxtaposition des différents graphismes donnent des effets non seulement plaisants, mais réellement magnifiques par moments. La séquence ‘‘illustrant’’ (si l’on peut encore user du terme en pareille circonstance) le sentiment vécu au moment de la rupture amoureuse est, notamment, une véritable splendeur. Dans la forme comme dans le fond, les disparités apparentes des éléments convoqués se fondent dans le résultat final. Car si l’originalité de la démarche de Nina Paley est à saluer, on retiendra surtout du film, au sortir de la salle, la façon non seulement souriante mais véritablement vivifiante avec laquelle la réalisatrice transfigure une expérience douloureuse propre à toutes les cultures, à l’intimité de tout un chacun comme aux grands mythes immémoriaux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-2708205000160071007?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/2708205000160071007/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=2708205000160071007&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/2708205000160071007'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/2708205000160071007'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2009/08/sita-par-ci-sita-par-la.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-7770790088766210085</id><published>2009-08-11T23:43:00.001+02:00</published><updated>2009-08-11T23:43:55.969+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;Partance&lt;/b&gt;                                                                                                                 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img151.imageshack.us/i/img4836r.jpg/'&gt;&lt;img src='http://img151.imageshack.us/img151/9700/img4836r.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quero ir convosco, quero ir convosco,&lt;br /&gt;Ao mesmo tempo com vós todos&lt;br /&gt;Pra toda a parte pr’onde fostes!&lt;br /&gt;Quero encontrar vossos perigos frente a frente,&lt;br /&gt;Sentir na minha cara os ventos que engelharam as vossas,&lt;br /&gt;Cuspir dos lábios o sal dos mares que beijaram os vossos,&lt;br /&gt;Ter braços na vossa faina, partilhar das vossas tormentas,&lt;br /&gt;Chegar como vós, enfim, a extraordinários portos!&lt;br /&gt;Fugir convosco à civilização!&lt;br /&gt;Perder convosco a noção da moral!&lt;br /&gt;Sentir mudar-se no longe a minha humanidade!&lt;br /&gt;Beber convosco em mares do Sul&lt;br /&gt;Novas selvajarias, novas balbúrdias da alma,&lt;br /&gt;Novos fogos centrais no meu vulcânico espírito!&lt;br /&gt;Ir convosco, despir de mim – ah! põe-te daqui pra fora! –&lt;br /&gt;O meu traje de civilizado, a minha brandura de acções,&lt;br /&gt;Meu medo inato das cadeias,&lt;br /&gt;Minha pacifica vida,&lt;br /&gt;A minha vida sentada, estática, regrada e revista!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;No mar, no mar,  no mar, no mar,&lt;br /&gt;Eh! Pôr no mar, ao vento, às vagas,&lt;br /&gt;A minha vida!&lt;br /&gt;Salgar de espuma arremessada pelos ventos&lt;br /&gt;Meu paladar des grandes viagens.&lt;br /&gt;Fustigar de água chicoteante as carnes da minha aventura,&lt;br /&gt;Repassar de frios oceânicos os ossos da minha existência,&lt;br /&gt;Flagelar, cortar, engelhar de ventos, de espumas, de sóis,&lt;br /&gt;Meu ser ciclónico e atlântico,&lt;br /&gt;Meus nervos postos comos enxárcias,&lt;br /&gt;Lira nas mãos dos ventos!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img16.imageshack.us/i/img5085q.jpg/'&gt;&lt;img src='http://img16.imageshack.us/img16/7731/img5085q.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Je veux m’en aller avec vous, je veux m’en aller avec vous,&lt;br /&gt;En même temps avec vous tous&lt;br /&gt;Dans tous les lieux où vous êtes allés!&lt;br /&gt;Je veux affronter moi-même les dangers que vous avez connus,&lt;br /&gt;Sentir sur mon visage les vents qui ont buriné les vôtres,&lt;br /&gt;Recracher par mes lèvres le sel des mers qui ont embrassé les vôtres,&lt;br /&gt;Avoir des bras pour partager votre besogne et vos tourments,&lt;br /&gt;Comme vous, enfin, gagner des ports extraordinaires!&lt;br /&gt;Fuir avec vous la civilisation!&lt;br /&gt;Perdre avec vous la notion de morale!&lt;br /&gt;Sentir au loin se métamorphoser mon humanité!&lt;br /&gt;Boire avec vous dans les mers du Sud&lt;br /&gt;De nouvelles sauvageries, de nouveaux branle-bas de l’âme,&lt;br /&gt;De nouveaux feux au centre de mon esprit volcanique!&lt;br /&gt;M’en aller avec vous, quitter – ah oui! hors de ma vue! –&lt;br /&gt;Mon costume de civilisé, la douceur de mes actions,&lt;br /&gt;Ma crainte innée de la prison,&lt;br /&gt;Ma vie pacifique,&lt;br /&gt;Ma vie assise, statique, réglée, révisée!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la mer, à la mer, à la mer, à la mer,&lt;br /&gt;Ah! Jeter à la mer, au vent, aux vagues,&lt;br /&gt;Ma vie!&lt;br /&gt;Saler mon appétit pour les grands voyages&lt;br /&gt;De l’écume soulevée par les vents.&lt;br /&gt;Fustiger d’eau cinglante les chairs de mes aventures,&lt;br /&gt;Inonder de froids océaniques les os de mon existence,&lt;br /&gt;Flageller, sectionner, buriner à coups de vents, d’écume, de soleil,&lt;br /&gt;Mon être cyclonique et atlantique,&lt;br /&gt;Mes nerfs disposés comme des agrès,&lt;br /&gt;Lyre dans les mains des vents!&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Extrait de l’&lt;i&gt;Ode maritime&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ode marítima&lt;/i&gt;, 1915) de Fernando Pessoa (‘‘Alvaro de Campos’’) et traduction de Michel Chandeigne et Pierre Léglise-Costa. Photos personnelles, Lisbonne, vues sur l’embouchure du Tage, août 2009.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-7770790088766210085?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/7770790088766210085/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=7770790088766210085&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/7770790088766210085'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/7770790088766210085'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2009/08/partance-quero-ir-convosco-quero-ir.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-7105550730732317266</id><published>2009-08-07T09:10:00.000+02:00</published><updated>2009-08-07T09:11:41.663+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;Hommes, femmes: modes d’emploi&lt;/b&gt;                                                                           &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img40.imageshack.us/i/g1377077837268.jpg/'&gt;&lt;img src='http://img40.imageshack.us/img40/7985/g1377077837268.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pousser dans ses retranchements, exploiter ses plus tragiques fêlures, l’acculer jusqu’à l’hystérie et s’ériger en Inquisiteur pour qu’elle se reconnaisse Sorcière, devenir sa victime pour mieux l’en punir et renaître Messie (&lt;i&gt;Antichrist&lt;/i&gt; de Lars Von Trier).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Risque pour le couple: divorce par mutilations diverses et immolation par le feu. Risque cinématographique: voir un de ses films les plus inspirés se faire huer par le même festival qui a palmedorisé l’indigent &lt;i&gt;Dancer in the Dark&lt;/i&gt; (2000) et être traité de machiste par ceux qui se sont endormis en court de projection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img35.imageshack.us/i/faismoiplaisir200918067.jpg/'&gt;&lt;img src='http://img35.imageshack.us/img35/8254/faismoiplaisir200918067.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Être le désir et la proie, mettre les pieds dans le plat, puis dans un deuxième plat, puis encore un troisième, sans oublier le vase de Chine. La maladresse peut être touchante: encore faut-il vouloir être touché en retour (&lt;i&gt;Fais-moi plaisir!&lt;/i&gt; d’Emmanuel Mouret).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Risque pour le couple: devoir assumer ses erreurs mais aussi celles de l’autre. Risque cinématographique: devoir assumer la comparaison avec &lt;i&gt;The Party&lt;/i&gt; de Blake Edwards (1968); mais pour la fraîcheur de cette réjouissante résurrection du burlesque dans le cinéma français – et les jolis minois dont Mouret ne cesse de s’entourer (trop dure la vie) –, on peut bien être indulgent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img35.imageshack.us/i/whateverworks2009121493.jpg/'&gt;&lt;img src='http://img35.imageshack.us/img35/5031/whateverworks2009121493.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jouer l’improbable attirance des contraires, ne pas reculer devant le cliché pour mieux dynamiter les codes, garder une «vision globale» du joyeux bordel où tout ça conduit et finir par croire, &lt;a href="http://lesotdelange.blogspot.com/2008/11/le-bel-t-le-bon-caleon-et-lair-de.html"&gt;encore une fois&lt;/a&gt;, qu’il faut jouir de la vie parce qu’elle n’a aucun sens (&lt;i&gt;Whatever Works&lt;/i&gt; de Woody Allen).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Risques pour le couple: mourir de rire ou sauter par la fenêtre; se coltiner la belle-famille. Risque cinématographique: se faire entendre dire par les ‘‘pro’’ comme par les ‘‘anti’’ qu’on fait toujours le même film, mais eh! «tant que ça fonctionne»!! (et ça fonctionne fichtrement bien encore, en dépit des défauts du film).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img32.imageshack.us/i/thegirlfriendexperience.jpg/'&gt;&lt;img src='http://img32.imageshack.us/img32/1926/thegirlfriendexperience.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Facturer l’ultramoderne solitude, tarifer la simulation d’intimité en sus de la passe, faire du corps et du cœur des produits comme les autres, se cuirasser en vue du passage des crises financière et existentielle (&lt;i&gt;The Girlfriend Experience&lt;/i&gt; de Steven Soderbergh).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Risque pour le couple: le même que pour l’humanité autour, la marchandisation des rapports humains est pour tout le monde. Risque cinématographique: surcompenser par une totale gratuité des tics du cinéma indépendant-intello-pseudo-avant-gardiste qui plombent le film plus qu’ils ne rendent à son auteur sa crédibilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img32.imageshack.us/i/thereader20091476817517.jpg/'&gt;&lt;img src='http://img32.imageshack.us/img32/3066/thereader20091476817517.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passé le temps de l’orage des passions, accepter la révélation par des éclaircies inattendues d’autres territoires, marqués par le poids du passé individuel et peut-être de l’Histoire collective. Une vie entière peut n’être pas de trop (&lt;i&gt;The Reader&lt;/i&gt; de Stephen Daldry).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Risque pour le couple: pour l’un des deux au moins, passer son existence à tenter de comprendre. Risque cinématographique: restreint au minimum, d’aucuns diront que c’est peut-être là le problème, mais le classicisme formel choisi par le réalisateur s’accorde bien, au final, avec une certaine pudeur bienvenue pour le sujet.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-7105550730732317266?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/7105550730732317266/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=7105550730732317266&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/7105550730732317266'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/7105550730732317266'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2009/08/hommes-femmes-modes-demploi-la-pousser.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-8728122029237711340</id><published>2009-08-02T01:31:00.001+02:00</published><updated>2009-08-02T01:39:10.265+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;Élémentaire mon cher Max Ernst&lt;/b&gt;                                               &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;(Je plaide coupable pour le caractère nullissime de ce titre mais eh, oh, c’est l’été. Et puis vous êtes contents de me revoir, non?) &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img162.imageshack.us/i/semainedebonteoedipe.jpg/'&gt;&lt;img src='http://img162.imageshack.us/img162/9594/semainedebonteoedipe.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au sortir d’un certain nombre de journées de recherche dans les entrailles de la BnF pour les articles que je &lt;strike&gt;devais&lt;/strike&gt; dois toujours boucler (mais ce sera fait avant que je m’envole pour le Portugal dans quelques jours, de toute façon j’ai pas le choix) – travail qui constitue sans doute la raison la plus avouable de l’apathie de ce blog ces dernières semaines, une autre étant la chaleur lénifiante et... bon je vais pas faire une liste –, j’ai pu, avant de reprendre le train et de laisser la ville-lumière aux touristes estivaux, faire un saut matinal au Musée d’Orsay pour muser devant l’exposition des collages originaux d’&lt;i&gt;Une semaine de bonté&lt;/i&gt; de Max Ernst. Et j’en fus fort ravi. D’une part, ça faisait des années que je n’étais plus allé au Musée d’Orsay, alors que je l’aime beaucoup, et pour ce qui y est exposé, et pour le cadre qu’il constitue. D’autre part, parce que l’été est généralement une morte-saison en termes d’&lt;i&gt;expositions&lt;/i&gt; à Paris, les musées préférant, je suppose, se &lt;i&gt;reposer&lt;/i&gt; sur l’arrivage de toutes façons massif des touristes précédemment cités (j’ai tout juste eu le temps de foncer à l’expo William Blake au Petit Palais quelques jours avant la fermeture lors de mon précédent passage à Paris pour la soutenance de thèse d’une amie), et que donc l’initiative de tenir une exposition du 30 juin au 13 septembre est plutôt une heureuse exception. Et enfin, &lt;i&gt;last but&lt;/i&gt; bien évidemment &lt;i&gt;not least&lt;/i&gt;, pour le sujet même de cette exposition Max Ernst.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img16.imageshack.us/i/semainedebonteeau.jpg/'&gt;&lt;img src='http://img16.imageshack.us/img16/1621/semainedebonteeau.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quatrième ‘‘roman-collage’’ surréaliste de Ernst après &lt;i&gt;Les Malheurs des Immortelles&lt;/i&gt; (1922, en collaboration avec Paul Éluard), &lt;i&gt;La Femme 100 têtes&lt;/i&gt; (1929) et &lt;i&gt;Rêve d’une petite fille qui voulut entrer au Carmel&lt;/i&gt; (1930), &lt;i&gt;Une semaine de bonté, ou les sept éléments capitaux&lt;/i&gt; (1933) est également le plus célèbre. Il se compose, fort logiquement, de sept ‘‘journées’’ réparties, un peu moins logiquement, sur cinq cahiers. La semaine de cinq jours, ce n’est pas surréaliste, c’est juste une question de budget – en l’occurrence la raison financière contraignit Ernst à revoir à la baisse ses projets et à réduire la taille des jeudi, vendredi et samedi pour les caser dans un seul volume, leur donnant du coup, il faut bien le dire, un côté nettement moins convaincant que les précédents ‘‘jours’’ faute de l’ampleur nécessaire à leur développement. Chaque journée est présentée sous le signe d’un élément (la boue, l’eau, le sang, etc., jusqu’à l’«inconnu» du samedi) et d’un «exemple»: «Le Lion de Belfort», «La Cour du dragon», «Œdipe», «L’Île de Pâques», «La Clé des chants», etc. Hors les pages de titre, pas de texte mais des planches constituées à partir de collages d’éléments disparates, très-majoritairement empruntés aux illustrations des romans populaires du XIXe siècle, découpées et ‘‘réarrangées’’, ouvrant à l’imagination les portes de mondes nouveaux, peuplés de créatures étranges, souvent cruelles, parfois troublantes, dans une visée en tout cas bien claire de mise à bas de l’ordonnancement soi-disant ‘‘rationnel’’ de la société ‘‘bourgeoise’’.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img265.imageshack.us/i/semainedebontelyondebel.jpg/'&gt;&lt;img src='http://img265.imageshack.us/img265/5093/semainedebontelyondebel.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme son titre l’indique, lui, très ‘‘rationnellement’’, l’exposition &lt;i&gt;Max Ernst: ‘‘Une semaine de bonté’’. Les collages originaux&lt;/i&gt; présente essentiellement, c’est-à-dire à peu près strictement... les collages originaux d’&lt;i&gt;Une semaine de bonté&lt;/i&gt;. Soit tout de même 184 planches, réparties dans des salles repeintes au couleur de chaque cahier qu’elles ‘‘reproduisent’’ ainsi. En dehors de ça, en tout et pour tout, une pincée de planches inédites, une demi-poignée de gravures ‘‘sources’’ en regard de leur ‘‘reformulation’’ par Ernst, et une projection vidéo – qui, soit dit en passant, n’est pas la scène du bal du &lt;i&gt;Judex&lt;/i&gt; de Georges Franju (1963) à laquelle je m’étais attendu, mais une autre séquence s’inspirant d’&lt;i&gt;Une semaine... &lt;/i&gt;de façon encore plus directe, puisque Ernst lui-même y a participé en tant que conseiller et qu’acteur, et que l’on y retrouve presque à l’identique tout le début de «L’eau»: il s’agit de la première séquence d’un film à sketches de 1947 intitulé &lt;i&gt;Rêves à vendre&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Dreams that money can buy&lt;/i&gt;), supervisé par Hans Richter et auquel ont collaboré, outre Max Ernst, Fernand Léger, Marcel Duchamp, Man Ray, Alexander Calder et, côté musique, John Cage, excusez du peu. Une très belle découverte que je vous invite à faire à votre tour et en intégralité,  puisque depuis quelques jours un autre admirateur a posté la chose sur TonTube, c’est &lt;a href="http://www.youtube.com/view_play_list?p=CD8624505680C5CD&amp;search_query=dreams+that+money+can+buy"&gt;par ici&lt;/a&gt; (profitez-en avant que ça ne soit retiré).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img265.imageshack.us/i/semainedebonteinconnu.jpg/'&gt;&lt;img src='http://img265.imageshack.us/img265/2059/semainedebonteinconnu.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour en revenir à &lt;i&gt;Une semaine de bonté&lt;/i&gt;, cette exposition des collages originaux est (presque) une première puisque une seule autre semblable (mais il manquait quelques planches) a été organisé par le passé, en Espagne en... 1936 – et apparemment pour des raisons essentiellement politiques. La rareté de l’évènement n’est pas à chercher bien loin puisqu’il s’agit de l’opposition que Max Ernst lui-même a toujours manifesté à voir dévoiler au public les originaux de ses collages. Le Musée d’Orsay s’est permis une double transgression puisque non content d’exposer ces originaux, l’édition du catalogue les reproduit en ‘‘couleurs’’, c’est-à-dire en laissant apparaître les disparités des différents papiers utilisés dans une même planche, ce que Ernst tenait précisément à éviter. On peut ajouter encore que cet ‘‘avantage’’ censé justifier le prix proprement prohibitif dudit catalogue – conseil d’ami, pour une version papier préférez l’édition américaine Dover, conforme à la volonté de l’artiste et beaucoup plus abordable financièrement (et, &lt;i&gt;guys&lt;/i&gt;, c’est quand vous voulez pour les autres romans-collages de Ernst, devenus, eux, introuvables) –, on peut ajouter, disais-je donc, que cet ‘‘avantage’’ reste d’un intérêt très mineur, le génie combinatoire de Ernst apparaissant nettement plus clairement dans les quelques exemples que proposent l’exposition des matériaux utilisés par l’artiste, permettant de savourer tout son art du détournement. Reste, donc, dans les salles, le sentiment que procure le face à face avec chacune de ces planches, devant lesquelles chacun sera libre de chercher à reconstituer une histoire ou de simplement se laisser porter par les plaisirs esthétiques ou de l’imaginaire... C’est déjà amplement suffisant pour justifier d’aller perdre ses pas à Orsay. Allez-y, et après cela voyez si vous regardez toujours le monde comme avant... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Cadeau bonus :&lt;/u&gt; puisque le Musée ne daigne...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="400" height="323"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/_HM_hN6uDvk&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/_HM_hN6uDvk&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="400" height="323"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-8728122029237711340?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/8728122029237711340/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=8728122029237711340&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/8728122029237711340'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/8728122029237711340'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2009/08/elementaire-mon-cher-max-ernst-je.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-6696154196984478533</id><published>2009-06-22T15:19:00.000+02:00</published><updated>2009-06-22T15:20:09.223+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;Rattrapage&lt;/b&gt;                                                                                                                                   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Parce que ça commence à dater mais que j’aimerais bien en dire trois-quatre mots quand même...&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img205.imageshack.us/i/g149121986274204.jpg/'&gt;&lt;img src='http://img205.imageshack.us/img205/3262/g149121986274204.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Miyazaki, enchanteur simple&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;Annoncée par Hayao Miyazaki, la volonté de simplicité qui caractérise son ‘‘petit dernier’’ &lt;i&gt;Ponyo sur la falaise&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Gake no ue no Ponyo&lt;/i&gt;) transparaît à l’écran de façon assez frappante. Simplicité de la forme, en l’occurrence du dessin, d’un côté: même si elle n’empêche pas quelques magnifiques séquences, à commencer – littéralement – par le superbe ballet sous-marin d’ouverture. Simplicité du fond, de l’autre, qui semble cette fois curieusement dépourvu de ces riches sous-textes qui font une part de la réputation du senseï et qu’on retrouve habituellement même dans ses films les plus directement ‘‘enfantins’’ (comme par exemple &lt;i&gt;Kiki la petite sorcière&lt;/i&gt;), mais qui se traduit également par de bizarres faiblesses du scénario, des pistes abandonnées presqu’aussitôt qu’esquissées (la juxtaposition de l’école maternelle et de la maison de retraite), et même ce qui semble bien être des incohérences pures et simples (les motivations et plans du sorcier Fujimoto, toute la fin ‘‘initiatique’’)... Qu’on se rassure: le talent d’enchanteur de Miyazaki étant ce qu’il est, un film même mineur de sa part reste bien au-dessus de la moyenne, et &lt;i&gt;Ponyo&lt;/i&gt; réserve donc aux spectateurs de tous âges son lot de moments d’émotion (la belle scène de la discussion par signaux lumineux entre Sôsuke, sur son balcon, et son père, sur le bateau où il travaille), d’ébaudissement (le retour de Ponyo ‘‘humanisée’’ vers la terre, courant sur les vagues-poissons d’une tempête au son de variations hisaishiennes sur la Chevauchée des Walkyries!), de poésie plus ou moins ‘‘décalée’’ (Fujimoto sur la terre ferme et son arrosoir, ou la ballade au-dessus de la ville submergée). – J’avoue également avoir un faible pour le beau personnage de Lisa, la mère de Sôsuke. – Soit donc, au final, amplement de quoi passer un moment magique à tout âge, même si incontestablement &lt;i&gt;Ponyo&lt;/i&gt; ne fait pas partie des plus grandes réussites de Miyazaki. (Et au fait, tant qu’on en parle: à quand un nouveau film de Takahata?...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img205.imageshack.us/i/g14863367512932.jpg/'&gt;&lt;img src='http://img205.imageshack.us/img205/6351/g14863367512932.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Le dernier rempart contre la barbarie&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;Si Miyazaki excelle dans l’art ô combien délicat de réussir une œuvre presque uniquement avec de bons sentiments, tel n’est clairement pas le souci de Michel Hazanavicus qui semble surtout s’amuser à voir perpétuellement jusqu’où il peut aller trop loin... dans l’autre sens bien sûr! Toujours aussi obtus, prétentieux, imbécile, macho, franco-centré et xénophobe, l’OSS117 mouture Jean Dujardin débarque cette fois dans le Brésil de la fin des sixties à la recherche d’un ancien officier nazi possesseur d’une liste de haut-fonctionnaires collabos. Le «meilleur agent français» fait en chemin la leçon aux hippies, balance énormités antisémites sur énormités antisémites à des agents du Mossad atterrés, s’acharne à faire cuire un crocodile à la broche lorsqu’il s’égare dans la jungle, ou encore débarque déguisé en Robin des Bois dans une réunion d’anciens SS – liste non-exhaustive! Jouant du &lt;i&gt;running gag&lt;/i&gt; absurde comme de la référence plus ‘‘érudite’’, du pastiche cinématographique élégant comme du gros comique visuel qui tâche, &lt;i&gt;Rio ne répond plus&lt;/i&gt;, nettement plus réussi encore que &lt;i&gt;Le Caire nid d’espions&lt;/i&gt;, confirme le caractère réjouissivement ovniaque de la saga OSS117 dans le morne paysage de la ‘‘comédie’’ française actuelle. Une mise en scène suffisamment inventive, qui se démarque de l’envahissante norme des téléfilms, des dialogues travaillés, un scénario qui parle d’autre chose que de trentenaires et de réussite financiaro-sociale et ose revendiquer l’usage immodéré du mauvais goût sans verser dans la connivence lourdingue façon Fabien ‘‘après tout nous sommes tous des beaufs’’ Ontoniente (entres autres noms possibles, hein!), autour d’un personnage irrémédiablement con que rien ne vient jamais racheter, sorte de petit-fils spirituel des amours monstrueuses de Louis de Funès et de l’inspecteur Clouseau, un Jean Dujardin qui donne l’impression d’avoir trouvé LE rôle de sa carrière et une Louise Monot qui ne fait pas potiche – que demander de plus? Une hilarante course-poursuite ‘‘au ralenti’’ en déambulateur à travers un hôpital? Y en a aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img205.imageshack.us/i/g174461853370055.jpg/'&gt;&lt;img src='http://img205.imageshack.us/img205/3598/g174461853370055.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Etreintes bridées&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;Dernier changement de cap enfin dans ce billet qui marie décidemment avec un bonheur difficilement égalable (amha) les genres et registres du cinéma. La sortie d’&lt;i&gt;Etreintes brisées&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Los abrazos rotos&lt;/i&gt;) étant – un peu – plus récente que celles des films dont il est question ci-dessus, j’aurais pu faire comme si de rien n’était et tenter de vous trousser un billet digne de ce nom pour en parler, seulement voilà: je ne trouve vraiment pas grand-chose à dire du dernier opus de Pedro Almodóvar. Pourtant... Pourtant l’idée de départ du scénario est intéressante. Pourtant Penélope Cruz (Lena) est radieuse, presque transfigurée, et surprenante de justesse – tous les tics de jeu qu’elle se trimballe depuis des années semblant soudain avoir miraculeusement disparus –, Jorge Luis Gomez (Hernesto Martel) est étonnant – on le croirait presque sorti d’un film de David Lynch –, Lluis Homar (Mateo Blanco / Harry Caine) ne démérite pas. Pourtant il y a plusieurs scènes magnifiques, toutes les séquences tournées du côté de Lanzarote notamment (l’escapade du couple, Harry sur la plage...), et d’autres fortes et bien amenées (Lena ‘‘doublant’’ elle-même le film muet pour son mari, lui annonçant la rupture). Pourtant, en général, j’aime bien les films qui parlent de cinéma (et les livres qui parlent de littérature, oui je sais que c’est une perversion...). Pourtant je préfère Almodóvar quand il reste relativement sobre, comme dans &lt;i&gt;Parle avec elle&lt;/i&gt;, sans aucun doute le film de lui que je préfère, ou comme ici, donc. Seulement voilà, même si j’ai apprécié les deux heures passées en salle devant ce film, je n’ai pas non plus été touché par lui. Et je ne suis même pas sûr que ce soit la faute des maladresses qu’on trouve dans ce film, parallèlement à tout ce que je viens de dire, et/ou des lourdeurs dans les jeux de référence cinématographiques qu’une bonne partie de la critique a pointé du doigt. Ni ému, ni irrité, ni même ennuyé, je suis tout simplement sorti de ces &lt;i&gt;Etreintes&lt;/i&gt;-là dans l’état où j’y étais entré. Tout prêt à dire que c’était, à tout le moins, un bon film, mais bien incapable d’en dire beaucoup plus, et bien peu, finalement, motivé pour le faire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-6696154196984478533?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/6696154196984478533/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=6696154196984478533&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/6696154196984478533'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/6696154196984478533'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2009/06/rattrapage-parce-que-ca-commence-dater.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-4970307184594344059</id><published>2009-06-19T13:39:00.000+02:00</published><updated>2009-06-19T13:40:14.043+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;Recommencement&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;(Vers lus en ouvrant un livre au hasard)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img196.imageshack.us/i/mirobleuii1961.jpg/'&gt;&lt;img src='http://img196.imageshack.us/img196/5510/mirobleuii1961.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;We learned the Whole of Love —&lt;br /&gt;The Alphabet — the Words —&lt;br /&gt;A Chapter — then the mighty Book —&lt;br /&gt;Then — Revelation closed —&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;But in Each Other’s eyes&lt;br /&gt;An Ignorance beheld —&lt;br /&gt;Diviner than the Childhood’s —&lt;br /&gt;An each to each, a Child —&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attempted to expound&lt;br /&gt;What Neither — understood —&lt;br /&gt;Alas, that Wisdom is so large —&lt;br /&gt;And Truth — so manifold!&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Emily Dickinson. Illustration: Joan Miró, &lt;i&gt;Bleu II&lt;/i&gt;, 1961.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-4970307184594344059?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/4970307184594344059/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=4970307184594344059&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/4970307184594344059'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/4970307184594344059'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2009/06/recommencement-vers-lus-en-ouvrant-un.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-618463636685625726</id><published>2009-06-05T00:58:00.001+02:00</published><updated>2009-06-05T01:01:30.383+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;Décidément inadmissible&lt;/b&gt;                                                                           &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas envie de commenter. Même pas regardé le détail des notes pour l’instant. Mais au moins après deux mois d’attente je suis fixé sur mon emploi du temps des semaines à venir. (Toujours) pas d’oraux en vue donc mais des articles à terminer de rédiger et une thèse à mettre (enfin) en place. Et parallèlement (peut-être, enfin sans doute), le retour prochain du blog à une activité normale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant, et sans aucun rapport, hommage à David Carradine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="400" height="323"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/J_sD9oGOPr0&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/J_sD9oGOPr0&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="400" height="323"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-618463636685625726?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/618463636685625726/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=618463636685625726&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/618463636685625726'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/618463636685625726'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2009/06/decidement-inadmissible-pas-envie-de.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-2940779297316369664</id><published>2009-05-26T01:02:00.001+02:00</published><updated>2009-05-26T01:05:06.232+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;Haydn-Minkowski : 2 à 1&lt;/b&gt;                                                 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img41.imageshack.us/my.php?image=img4469d.jpg'&gt;&lt;img src='http://img41.imageshack.us/img41/1446/img4469d.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, ce blog a plus de retard qu’un lapin blanc aux yeux roses par un matin d’été (on va dire que c’est la faute de la chaleur), il faudrait que je trouve le temps et de vous entretenir de choses aussi diverses que le dernier Miyazaki, OSS 117, Pierre Michon et Raymond Chandler (et bientôt Guyotat et le blogathon Chabrol devraient s’ajouter à la liste), sans parler de ce que je garde pour moi, mais en attendant priorité à l’actualité, comme disent les pros. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors qu’ils s’apprêtent à enregistrer, dans quelques jours, l’intégrale des douze ‘‘symphonies londoniennes’’ de Haydn lors d’une série de concerts à Vienne, Marc Minkowski et les Musiciens du Louvre-Grenoble ont fait ce soir escale à l’Opéra de Lyon pour y donner concert de trois opus extraits de cet ensemble, à savoir les symphonies n°99, 101 («L’Horloge») et 104 («Londres»).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Haydn n’est pas un compositeur que j’ai l’habitude d’apprécier particulièrement, et c’est plus le nom du chef d’orchestre qui m’avait attiré que la programmation. L’ouverture de celle-ci sur la symphonie n°99 n’a de ce point de vue pas été un choc, car j’y ai retrouvé tout ce qui me déplaît le plus souvent chez Haydn (en d’autres termes: je trouve qu’on s’ennuie quand même poliment la moitié du temps...). J’ai cru de plus percevoir à ce moment-là un manque de connexion entre le chef et son orchestre, qui semblait jouer un peu en pilote automatique tandis que Minkowski paraissait s’agiter de son côté, ce qui ne devait pas arranger les choses. Une sorte de temps d’échauffement?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car avec la 101e «L’Horloge» les choses ont changé assez radicalement. Pas un temps faible dans ces quatre mouvements-là, tout en inventivité et en charme. Une œuvre reconnue dès sa création comme une des plus grandes réussites du compositeur, et que Minkowski et ses musiciens ont interprété avec une maestria assez enthousiasmante. À l’entracte, je devais bien reconnaître que le score était à 1 partout. Mais Minkowski sait ménager ses effets. Avoir rétabli l’ordre chronologique des trois œuvres, plutôt que le bizarre looping 104-99-101 initialement prévu, le prouve. Le meilleur était à venir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un entracte un peu prolongé pour cause de «il fait chaud on a cassé une corde», Minko a saisi l’auditoire, lançant les lourds accords initiaux de la 104e au milieu des applaudissements de rigueur pour l’entrée en scène du maestro. La suite du mouvement et les deux suivants, dans lesquels le chef exacerbait à l’envi tous les contrastes, ont continué dans cette voie enthousiasmante, jusqu’au Final aux allures de &lt;i&gt;folk reel&lt;/i&gt; écossais, concluant le concert et la production symphonique du compositeur sur une apothéose... de la danse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Score final 2 à 1, c’était vraiment pas la peine d’en rajouter avec le final de la 102e en guise de &lt;i&gt;bis&lt;/i&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vivement la sortie de l’intégrale.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-2940779297316369664?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/2940779297316369664/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=2940779297316369664&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/2940779297316369664'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/2940779297316369664'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2009/05/haydn-minkowski-2-1-bon-ce-blog-plus-de.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-7812961306707571924</id><published>2009-05-17T15:55:00.003+02:00</published><updated>2009-05-17T16:01:15.660+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;The ‘‘them’’ out there&lt;/b&gt;                                                       &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img199.imageshack.us/img199/765/amoureusesbancpublic.jpg'&gt;&lt;img src='http://img30.imageshack.us/img30/605/amoureusesbancpublicptt.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’habite en France, où je suis né français, de parents français. Je suis un jeune homme blanc (même l’été...). Hétérosexuel, et vivant en couple depuis plusieurs années maintenant. Appartenant socialement à ce qu’il est convenu d’appeler la ‘‘classe moyenne’’, et m’apprêtant à commencer à travailler en tant que fonctionnaire. De sensibilité politique ‘‘de gauche’’ mais encarté nulle part; certes régulièrement indigné par les agissements et propos de certains politiciens, mais pas vraiment militant non plus. Raisonnablement adapté aux possibilités techniques du monde moderne sans être un geek pour autant. N’ayant pas un comportement violent, ne buvant que très rarement de l’alcool et en petite quantité, ne fumant rien de légal ou d’illégal, me tenant à l’écart des drogues et même du café. Et, par la force des choses, la plupart de mes amis et fréquentations sont eux-mêmes blancs, appartenant à divers degrés de la ‘‘classe moyenne’’, et, dans une très-large majorité, hétérosexuels. Bref, soyons lucides. Je peux bien prétendre que je reste hermétique à certaines modes et certains intérêts que semblent partager la part la plus massive de mes contemporains, ou encore tenter de vous convaincre que vouloir être prof, dans les conditions actuelles tant sociologiques que politiques, c’est la grande aventure à haut risque; mais il n’en reste pas moins qu’à part peut-être quelques-uns de mes goûts et intérêts en matière culturelle que d’aucuns pourront juger ‘‘déviants’’, mais qui ne sortent guère de la sphère privée, le trait le plus &lt;i&gt;hors-norme&lt;/i&gt; qui me caractérise au regard de la société qui m’entoure, c’est peut-être d’être catholique pratiquant. On fait plus trash, n’en déplaise à ceux de la ‘‘réacosphère’’ qui aiment à brandir l’étendard de la victimisation. Quelle que soit la distance critique que je m’enorgueillis de cultiver vis-à-vis de l’actualité et du monde qui m’entoure, quelle que soit la (très relative) singularité de mes pensées, aspirations, opinions ou fantasmes, de mon caractère enfin, aussi unique que je tienne &lt;i&gt;in fine&lt;/i&gt; et malgré tout à me revendiquer en tant qu’être humain, je suis un membre parfaitement intégré de la communauté, correspondant très largement à l’idée que celle-ci se fait de la ‘‘normalité’’, signataire conscient du contrat social, et je n’en tire ni gloire ni honte, un maximum de critères naturels et culturels, biologiques et sociaux, m’ayant dès le départ poussés dans cette voie sans que jamais je ne songe véritablement à me rebeller contre eux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais tout le monde n’est pas dans ma situation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux qui fréquentent la sphère des blogs BD, et ceux de mes quelques lecteurs qui ont eu la curiosité d’aller voir ce que je mettais en lien ci-à-côté-à-droite, connaissent depuis un moment déjà la page de &lt;a href="http://djou-bd.over-blog.com/"&gt;Djou&lt;/a&gt;. Pour les autres, je les invite à aller faire connaissance avec cette jeune dessinatrice bourrée de talent (raison de sa présence dans mes liens), exilée volontaire en Belgique, dont j’attends avec impatience – et je suis &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt; loin d’être le seul – la sortie de son album &lt;i&gt;Le Bleu est une couleur chaude&lt;/i&gt;, à paraître l’an prochain chez Casterman, et de l’avancement duquel elle entretient régulièrement ses lecteurs. Accessoirement, Djou est homosexuelle. Quoique, pas si accessoirement que ça...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce trait fournit le thème principal du &lt;i&gt;Bleu&lt;/i&gt;... (la demoiselle caressait le rêve de sortir la première BD lesbienne mais, ô rage ô désespoir, s’est fait coiffer au poteau par &lt;i&gt;Princesse aime princesse&lt;/i&gt; de Lisa Mandel) et se retrouve, en toute logique, assez souvent illustré sur son blog sous diverses formes, des exploits de l’inénarrable Super Goui-Goui (celle que vos mères kiffent grave) à la sensuelle série des souvent magnifiques «Baisers du jour», en passant bien entendu par la forme plus ‘‘banale’’ de tranches de vie quotidienne, notamment de vie de couple, comme celles que l’on trouve sur l’immense majorité des blogs BD. Sauf que, justement, la chose, pour elle, est un peu moins ‘‘banale’’.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lançant en prélude à la mobilisation d’aujourd’hui, Journée Mondiale contre l’Homophobie, un «&lt;i&gt;pamphlet&lt;/i&gt;» – dessiné, bien sûr – que je vous recommande chaudement de parcourir (&lt;a href="http://djou-bd.over-blog.com/article-31393970.html"&gt;c’est ici&lt;/a&gt;), Djou évoque ces «&lt;i&gt;nuages &lt;/i&gt;[...]&lt;i&gt; toujours prêts à ombrager &lt;/i&gt;[le]&lt;i&gt; quotidien&lt;/i&gt;», ces angoisses qui parfois l’empêchent de dormir: «&lt;i&gt;Parce que j’aime cette femme et m’endormir la main contre son sexe, des gens quelque part ma haïssent au point de vouloir me tuer (et plus inacceptable pour moi: lui faire du mal, à elle). Ces gens ne me connaissent pas, &lt;/i&gt;[...]&lt;i&gt; mais ce détail de ma vie privée fera de moi une criminelle à leurs yeux&lt;/i&gt;». Bien sûr leur situation, dans la plupart des pays occidentaux en tout cas, est nettement plus enviable qu’il y a quelques décennies. Sans même remonter au Moyen Âge ou à la Seconde Guerre Mondiale, il n’y a pas vingt ans, la France, qui prétend jouer aujourd’hui les donneuses de leçon, pénalisait encore l’homosexualité, et l’Organisation mondiale de la santé la considérait encore comme une maladie. Ailleurs, encore aujourd’hui, elle peut être sanctionnée par la prison, des châtiments corporels, voire une condamnation à mort. La situation des homos de par chez nous peut donc paraître enviable. Ne nous faisons pas d’illusion cependant: dans le champ public, comme le rappelle Djou, le quotidien n’est pas toujours facile à vivre sous le regard des autres. Personnellement, je ne tenterais pas l’expérience de me balader main dans la main avec un ami, surtout dans certains endroits, pour voir les réactions. Lisez ce qu’elle en dit, ‘‘de l’intérieur’’.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des propos comme ceux du député UMP du Nord &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Christian_Vanneste#Controverses"&gt;Christian Vanneste&lt;/a&gt; – qui parce qu’il a (mal) lu Kant, brandissait il y a quelques mois à peine le spectre d’une prétendue universalisation de l’homosexualité menaçant «la survie de l’humanité» (rien que ça) –, ou plus récemment encore &lt;a href="http://passouline.blog.lemonde.fr/2009/04/14/censure-sexuellement-correcte-chez-amazon/"&gt;l’affaire Amazon&lt;/a&gt; – le site de vente en ligne ayant éphémèrement tenté il y a un mois de faire ‘‘disparaître’’ pas moins de 57 310 livres d’écrivains gays et lesbiens, d’Edward Morgan Forster à &lt;a href="http://lesotdelange.blogspot.com/2007/12/les-damns-de-la-guerre-isral-nexistait.html"&gt;Sarah Waters&lt;/a&gt; en passant par Patricia Highsmith, les traitant comme des ouvrages pornographiques du fait de la seule orientation sexuelle de leurs auteur(e)s – montrent que la question ouvre encore à tous les dérapages. C’est ici, en 2008/2009.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne prétends pas être un saint. Quelles que soit mon ‘‘ouverture d’esprit’’ dans l’absolu, mis brusquement en présence d’un couple de filles ou de garçons, il peut m’arriver d’avoir, au fond de moi, une réaction négative ‘‘instinctive’’, du même ordre que des réactions racistes face à des gens se comportant de façon un peu hors norme dès lors qu’ils sont, de surcroît, noirs ou arabes. Ces réactions sont fugitives, aussitôt rejetées par la raison, mais elles existent. C’est peut-être le côté négatif de la nature humaine, même si je demeure persuadé qu’elles sont en majeure partie d’origine culturelle. À l’époque où j’avais regardé la première saison de &lt;i&gt;The L Word&lt;/i&gt;, c’étaient, au bout d’un moment, les baisers ‘‘hétéros’’ qui me semblaient presque choquants quand ils survenaient. Le regard ‘‘s’éduque’’ par rapport à ce qu’on lui propose comme norme. Est-il possible d’éradiquer totalement ces réactions de rejet? Je l’ignore. À l’échelle de toute une population, j’en doute même fortement. On peut en tout cas essayer de limiter la casse, pour les autres, en évitant que ces vilains remous dans le fond le moins clair de nos consciences ne se traduisent en réelles agressions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne prétends pas savoir si l’homosexualité est ou non un choix, si elle est innée ou ‘‘acquise’’, dans quelle mesure elle dépend ou non de la génétique, de l’inconscient, ou que sais-je encore. Je ne veux pas non plus aujourd’hui me lancer dans des débats sur le mariage homosexuel, ou l’ouverture de l’adoption aux couples gays, ou sur le bien fondé des manifestations type «marche des fiertés». Ce que je sais, là, tout de suite, c’est que je ne peux même pas imaginer ce que ce serait de vivre dans un monde où je ne pourrais pas embrasser ma copine dans la rue, sans craindre le regard des autres et d’éventuelles réactions de leurs parts. Vous me direz, même en tant qu’hétéro, il y a certains pays où cela &lt;i&gt;aussi&lt;/i&gt; pourrait me valoir la flagellation. Certes. Mais imaginez la même situation dans les rues de notre quotidien, et dites-moi ce que vous en pensez. (Ou allez le dire sur le blog de Djou, qui semble bien être aujourd’hui le centre d’une grande mobilisation virtuelle.) Alors, à défaut de pouvoir imaginer ce que l’on ressent dans ce genre de situation, je voudrais juste, aujourd’hui, de mon point de vue ‘‘extérieur’’, exprimer ma solidarité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;NB: le «&lt;i&gt;pamphlet&lt;/i&gt;» cité plus haut fait évidemment la part belle aux propos d’un certain nombre de responsables religieux. De mon point de vue de catholique (et ma compagne s’associe à moi sur ce point), je répondrai juste que j’ai beaucoup de mal avec l’idée d’une religion réduite à une morale (singulièrement à une morale sexuelle), et, au-delà de ça, avec l’idée que Dieu puisse être Haine, envers quelque catégorie de l’humanité que ce soit. C’est ‘‘un peu’’ antithétique avec la définition que nous en avons. Qu’on puisse dire, par exemple, que «Dieu déteste les pédés» (&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Fred_Phelps"&gt;Fred Phelps&lt;/a&gt;), et &lt;i&gt;a fortiori&lt;/i&gt; parler de «tuer un homosexuel pour l’amour du Christ» (&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Anita_Bryant"&gt;Anita Bryant&lt;/a&gt;), me paraît relever, non seulement de la haine et de la stupidité, mais, religieusement parlant, du plus terrible blasphème; ça ne vaut pas mieux que de &lt;a href="http://www.peinedemort.org/document.php?choix=3405"&gt;lapider&lt;/a&gt; une fille de treize ans pour adultère parce qu’elle a été violée. Pour un croyant, il est particulièrement affligeant de constater que, même parmi ceux qui se réclament du message du Christ, il y en a qui ont toujours la première pierre toute prête au fond de la poche...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Illustration:&lt;/u&gt; hommage aux Baisers du jour (et à Saint Georges Brassens) par Sophie (cliquez pour une version plus grande).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-7812961306707571924?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/7812961306707571924/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=7812961306707571924&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/7812961306707571924'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/7812961306707571924'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2009/05/them-out-there-jhabite-en-france-ou-je.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-1654840994358483174</id><published>2009-05-15T18:59:00.001+02:00</published><updated>2009-05-15T18:59:56.659+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;Les ailes brûlées du désir&lt;/b&gt;                                                                                               &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img194.imageshack.us/my.php?image=lulu1.jpg'&gt;&lt;img src='http://img194.imageshack.us/img194/6981/lulu1.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réputé de longue date auprès des mélomanes français, en raison notamment de l’éclectisme de sa programmation, l’Opéra de Lyon vient de faire ni plus ni moins qu’un des évènements de la saison en mettant à l’affiche la &lt;i&gt;Lulu&lt;/i&gt; de Berg, servie par une distribution quasiment idéale, dominée par la soprane américaine Laura Aikin dans le rôle-titre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laissé inachevé par Alban Berg à sa mort en 1935, &lt;i&gt;Lulu&lt;/i&gt; n’a vu l’orchestration de son troisième acte complétée, par Friedrich Cerha, à partir des annotations du compositeur, qu’en 1979, à l’occasion de la production parisienne dirigée par Pierre Boulez et chantée par Teresa Stratas. C’est cette version ‘‘définitive’’ qui est désormais donnée quasiment partout où l’opéra est monté (Lyon y compris, donc) et qui achève, surtout, de faire de &lt;i&gt;Lulu&lt;/i&gt; un classique du répertoire moderne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’il est toujours amusant – d’une certaine façon – de constater que les œuvres des compositeurs de la Seconde École de Vienne sont bien souvent encore considérés comme relevant de la ‘‘musique contemporaine’’, plus d’un demi-siècle après la mort d’Arnold Schönberg, force est de constater que l’opéra de Berg conserve, à l’orée du XXIe siècle, une grande part de sa ‘‘modernité’’ (et force m’est d’autant plus de le constater qu’ayant ce soir-là entraîné avec moi ma compagne moins familiarisée et moins réceptive vis-à-vis de ce répertoire, des remarques régulières au cours de la soirée m’ont signifié que j’avais un peu trop présumé du caractère immédiatement ‘‘accessible’’ de cette partition pour un[e] néophyte...). De fait, premier opéra entièrement composé selon les principes du dodécaphonisme sériel, mais aussi premier opéra à présenter sur scène un personnage lesbien – la comtesse von Geschwitz, à l’amour sacrificiel –, et premier opéra encore à prévoir l’introduction d’une projection filmique pendant la représentation – pendant l’interlude central (nous n’aurons toutefois pas eu droit à Lyon à cette projection vidéo en contrepoint de la musique orchestrale) –, &lt;i&gt;Lulu&lt;/i&gt; fit date à bien des égards. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img194.imageshack.us/my.php?image=lulu2.jpg'&gt;&lt;img src='http://img194.imageshack.us/img194/460/lulu2.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Adapté des mêmes pièces de théâtre de Wedekind (qui serait probablement totalement oublié sans cela!) que le célèbre film de Pabst de 1929 qui fit tant pour la gloire et le mythe de Louise Brooks – film que soit dit en passant je n’ai toujours pas eu l’occasion de voir, mais un espoir se présente –, l’opéra de Berg narre l’ascension puis la déchéance de Lulu, femme fatale malgré elle (au début en tout cas), qui conduit à la mort tous ceux qui l’aiment ou la désirent avant d’être assassinée à son tour. Après un époux médecin, dont une crise cardiaque abrégera la carrière, vient le tour d’un peintre, obtenant le succès grâce à elle avant d’être poussé au suicide, sacrifié à la passion dévorante – et unilatérale – de Lulu pour le Dr. Schön, qui l’a jadis tiré du ruisseau; le même Schön, ses projets de fiançailles ruinés par elle, ayant finalement accepté de l’épouser, sombrera (non tout à fait sans raison d’ailleurs) dans une jalousie aux proportions psychotiques qui pousseront bientôt Lulu à l’abattre. Emprisonnée, Lulu s’évade avec la complicité (active) de la comtesse von Geschwitz, et celle (plus passive) d’Alwa, le propre fils du Dr. Schön, et de la nuée de  traîne-misère véreux qui continue de l’environner depuis son enfance. Mais d’asiles en chantages, de fuites en meurtres, la bande s’enfonce dans une déchéance inexorable, jusqu’à ces bas-fonds londoniens où Lulu se prostitue, rencontrant, dans ses clients, les doubles de ses victimes passées, et la mort sous le couteau de Jack l’Eventreur...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De cette intrigue sordide, Berg a tiré un opéra majeur, servi par une musique à la fois violente et lyrique, magistralement dirigée par le nouveau chef permanent depuis cette saison de l’Orchestre de l’Opéra de Lyon, Kazushi Ono, tout feu tout flamme à la baguette, entre tension permanente (pas un temps mort en trois heures) et exaltation de la sensualité de la partition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img194.imageshack.us/my.php?image=photo124031062597810.jpg'&gt;&lt;img src='http://img194.imageshack.us/img194/3137/photo124031062597810.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré des débuts un peu hésitants pour ce qui est de la direction d’acteurs proprement dite (la scène de séduction par le peintre n’était pas des plus convaincantes), le metteur en scène Peter Stein signe une réussite en la matière, n’hésitant pas à jouer avec – voire à accentuer encore – les côtés sensuels et érotiques du livret, et faisant le choix de situer l’action à l’époque de la composition de l’opéra, choix se traduisant par des costumes et une ambiance ‘‘Arts Déco’’ très réussis, et surtout un anthologique début de IIIe Acte, au début de la fuite de Lulu et de ses complices, décors rouge flamboyant et maquillages des acteurs rappelant ostensiblement l’univers infernal de certaines toiles expressionnistes d’Otto Dix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tout était servi par une distribution vocale sans faille ni point faible, dominée par le duo féminin. Laura Aikin, qui a chanté plusieurs fois le rôle dans différentes productions ces dernières années, le possède parfaitement, et elle irradie. La soprane est visiblement à l’aise dans ce type de répertoire (souvenons-nous de la magnifique Manon qu’elle fut aussi, il y a peu, dans &lt;i&gt;Boulevard Solitude&lt;/i&gt; de Henze), et semble avoir fait de Lulu son rôle-fétiche, avec un résultat éblouissant qui se joue des difficultés de la partition. À ses côtés dans la seconde moitié de l’œuvre, Hedwig Fassbender (la comtesse von Geschwitz), dans un rôle nécessairement de seconde importance par rapport au rôle-titre, ne s’en laisse pas compter pour autant et sait imposer sa présence, sur scène à défaut de le faire dans le cœur de Lulu. Son ‘‘liebestod’’ final, expirant à son tour sur le corps de celle-ci, est poignant. Côté messieurs, Stephen West (Schön) est tout particulièrement remarquable mais Roman Sadnik (le peintre), Thomas Piffka (Alwa), Paul Gay (le dompteur / l’athlète), Franz Mazura (Schigolch) et les autres, tous, jusqu’aux plus petits rôles, sont au demeurant excellents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au final, une production assez anthologique, que pourront apprécier, après les spectateurs lyonnais, ceux de la Scala de Milan puis ceux du Festival de Vienne au printemps prochain.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-1654840994358483174?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/1654840994358483174/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=1654840994358483174&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/1654840994358483174'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/1654840994358483174'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2009/05/les-ailes-brulees-du-desir-repute-de.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-122984892700608940</id><published>2009-04-26T15:02:00.001+02:00</published><updated>2009-04-26T15:05:08.801+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;Ouiquende pascal alpin&lt;/b&gt;                                                        &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img530.imageshack.us/img530/5254/img4040e.jpg'&gt;&lt;img src='http://img91.imageshack.us/img91/3879/img4040j.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img14.imageshack.us/img14/3933/img4054t.jpg'&gt;&lt;img src='http://img91.imageshack.us/img91/6146/img4054p.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img179.imageshack.us/img179/9089/img4055.jpg'&gt;&lt;img src='http://img91.imageshack.us/img91/9089/img4055.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img338.imageshack.us/img338/9953/img4085.jpg'&gt;&lt;img src='http://img91.imageshack.us/img91/3707/img4084g.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img412.imageshack.us/img412/857/p1050725.jpg'&gt;&lt;img src='http://img411.imageshack.us/img411/857/p1050725.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img403.imageshack.us/img403/9839/img4139.jpg'&gt;&lt;img src='http://img18.imageshack.us/img18/1951/img4139vtj.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img408.imageshack.us/img408/3204/img4141.jpg'&gt;&lt;img src='http://img18.imageshack.us/img18/4967/img4141n.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img17.imageshack.us/img17/6076/img414850f.jpg'&gt;&lt;img src='http://img18.imageshack.us/img18/6076/img414850f.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img179.imageshack.us/img179/178/img4152.jpg'&gt;&lt;img src='http://img527.imageshack.us/img527/178/img4152.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img179.imageshack.us/img179/2640/img4155.jpg'&gt;&lt;img src='http://img527.imageshack.us/img527/2640/img4155.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img408.imageshack.us/img408/1553/img4159.jpg'&gt;&lt;img src='http://img211.imageshack.us/img211/1553/img4159.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img412.imageshack.us/img412/2828/img4171.jpg'&gt;&lt;img src='http://img211.imageshack.us/img211/108/img4171m.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img21.imageshack.us/img21/92/img4173.jpg'&gt;&lt;img src='http://img15.imageshack.us/img15/7959/img4173m.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img17.imageshack.us/img17/5170/img4190e.jpg'&gt;&lt;img src='http://img15.imageshack.us/img15/769/img4190g.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img530.imageshack.us/img530/9857/img4195h.jpg'&gt;&lt;img src='http://img15.imageshack.us/img15/7527/img4195f.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;(Cliquez sur les images si vous souhaitez accéder à une version pleine taille.)&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-122984892700608940?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/122984892700608940/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=122984892700608940&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/122984892700608940'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/122984892700608940'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2009/04/ouiquende-pascal-alpin-cliquez-sur-les.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-4553598397314742208</id><published>2009-04-16T13:48:00.003+02:00</published><updated>2009-04-16T16:23:48.419+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;Le bilan, 2e partie: la récréation&lt;/b&gt;                                                                 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img25.imageshack.us/my.php?image=aixbd.jpg'&gt;&lt;img src='http://img25.imageshack.us/img25/5885/aixbd.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La rédaction du blog vous prie d’excuser le retard  actuel dans le postage des billets, dû à des circonstances pas toutes tout-à-fait dépendantes de sa volonté. Enfin on fait ce qu’on peut.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au terme, donc, des vingt-sept heures d’épreuves réparties sur cinq jours dont quelques lignes saillantes faisaient l’objet du précédent billet, j’ai laissé derrière moi Vitrolles, son collège Camille Claudel en travaux et son hôtel Bonsaï glauque, pour aller m’enfouir, un jour et demi durant, aux Rencontres du 9e Art à Aix-en-Provence, dont le principal temps fort, celui des rencontres avec les auteurs et séances de dédicace, se tenaient cette année du vendredi 3 après-midi au dimanche 5. Le fait que d’année en année la date des écrits de l’agrégation tombe toujours un peu plus tôt, réduisant d’autant le temps de préparation, aura au moins eu l’avantage de me permettre de renouer avec ce festival que je n’avais plus eu l’occasion de côtoyer depuis plusieurs années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les premières impressions ne furent toutefois pas les meilleures. Depuis mon précédent passage, le festival n’avait pas seulement changé de lieu (investissant la Cité du livre), mais également de visage, perdant en convivialité ce qu’il avait gagné en têtes d’affiches. D’un côté de l’Amphithéâtre de la Verrière, une librairie, et de l’autre, les tables des auteurs, toutes alignées devant un fond noir: même si certains auteurs changèrent assez rapidement la donne en allant s’installer sur les terrasses pour profiter du soleil, la scénographie initialement mise en place semblait indiquer clairement qu’en dépit du titre de «Rencontres», une certaine logique commerciale prévalait largement – achetez ici, allez pointer là. Raison qui me fit demander à Kéramidas, dessinateur d’un récent volume de &lt;i&gt;Donjon&lt;/i&gt;, d’imaginer l’organisation d’une séance de dédicaces par Guillaume De la Cour, personnage à l’appât du gain et aux méthodes bien connues des lecteurs de la série! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img16.imageshack.us/my.php?image=donjonmonsters12keramid.jpg'&gt;&lt;img src='http://img16.imageshack.us/img16/8215/donjonmonsters12keramid.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img16.imageshack.us/my.php?image=dedicacekeramidasaix09p.jpg'&gt;&lt;img src='http://img16.imageshack.us/img16/5780/dedicacekeramidasaix09p.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;(Dédicace en marge du &lt;i&gt;Grimoire de l’inventeur&lt;/i&gt; – &lt;i&gt;Donjon Monsters&lt;/i&gt; t.12, Joan Sfar / Lewis Trondheim / Kéramidas, éd. Delcourt).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour tout arranger, ces Rencontres se sont ouvertes sur de gros problèmes d’organisation: alors qu’il avait été annoncé qu’elles commenceraient à 14h, la librairie n’a été opérationnelle que trois quarts d’heure plus tard, les premiers auteurs présents ont fait leur apparition vers 15h et il a fallu attendre la fin de l’après-midi pour que les organisateurs eux-mêmes soient en mesure d’annoncer sur un panneau les horaires de dédicace durant le week-end de la majorité (non de l’intégralité!) des auteurs... Ce curieux manque d’organisation aurait pu, en d’autres circonstances, passer pour participant d’une certaine ‘‘ambiance’’ un peu bonne enfant. Mais outre que l’ambiance générale n’était pas à l’amateurisme, cette désorganisation n’était pas sans conséquence. Dans une interview que j’ai lu, le président du festival faisait remarquer que la présence de ‘‘stars’’ de la BD (au premier rang desquelles, cette année, Enki Bilal et Jean-Claude Mézières) ne devait pas éclipser celle d’autres auteurs. Résolution belle et bonne, mais condamnée à rester un vœu pieu sans une attitude active de la part des organisateurs, justement: il était tout de même désolant de voir des gens rester parfois une heure ou même plus dans une longue file devant le siège... vide d’un Mézières ou d’un Maester qui ne viendraient pas ce jour-là, mais dont les ‘‘emplacements’’ étaient pourtant bel et bien annoncés, alors qu’il y avait rarement plus de trois ou quatre personnes à la fois à la table de Bastien Vivès, par exemple!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img4.imageshack.us/my.php?image=bilalchristinmezieres.jpg'&gt;&lt;img src='http://img4.imageshack.us/img4/7531/bilalchristinmezieres.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;(À gauche: E. Bilal. À droite: P. Christin et J.-Cl. Mézières.) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela étant dit, il ne s’agirait pas de passer sous silence, à côté de ces quelques dysfonctionnements, les aspects positifs de ces Rencontres. Ce festival reste fidèle à ce qui est sa marque de fabrique: il ne se limite pas à un week-end de dédicaces avec les auteurs, mais s’étend sur tout un mois (du 24 mars au 25 avril cette année) et à de nombreuses manifestations: expositions – dont une assez chouette exposition &lt;i&gt;Dans l’univers Mézières&lt;/i&gt;, toujours visible à la Cité du Livre, mais également une douzaine d’autres, d’importances diverses, à travers la ville: Bastien Vivès à la Brasserie de la Mairie, Jorge Alderete à l’Ecole Intuit Lab, Tanxxx à la Galerie Susini, la collection «Dans la marge» à la Cité du Livre également, etc. –, conférences, projections – notamment de courts métrages d’animations en marge des dédicaces, etc. Espérons que les organisateurs des prochaines éditions garderons le meilleur de ces Rencontres et remédierons aux quelques errements qu’elle aura connu cette année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et maintenant, pour conclure comme il se doit... un petit palmarès personnel de ce festival!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;La plus belle dédicace:&lt;/u&gt; prix attribué &lt;i&gt;ex-aequo&lt;/i&gt; à&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;– Stéphane Perger pour &lt;i&gt;Le guetteur mélancolique&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Sequana&lt;/i&gt;, t.1, Léo Henry / Stéphane Perger, éd. Emmanuel Proust). Et encore, comme il était presque 14h et qu’il avait initialement prévu de finir à 12,  il m’a fait ça ‘‘à la va-vite’’ par rapport à certaines autres dédicaces que je lui ai vu faire auparavant. Il faut dire que je suis arrivé vers 11h30... et qu’il y avait une dizaine de personnes à tout casser devant moi! Le plus lent rapport longueur de file / vitesse d’avancement que j’aie vu! Mais ça valait le coup! :-D &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img4.imageshack.us/my.php?image=sequana1pergeraix.jpg'&gt;&lt;img src='http://img4.imageshack.us/img4/7674/sequana1pergeraix.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img4.imageshack.us/my.php?image=dedicacepergeraix09ptt.jpg'&gt;&lt;img src='http://img4.imageshack.us/img4/9373/dedicacepergeraix09ptt.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Et ensuite je suis allé manger avec l’album ouvert à côté de moi pendant tout le repas, le temps que ça sèche. :-D)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;– Bastien Vivès pour &lt;i&gt;Dans mes yeux&lt;/i&gt; (éd. Casterman). Il dit ne pas bien comprendre ce qui fascine les gens dans l’exercice de la dédicace, car travaillant dans un atelier, dessiner est pour lui un geste naturel, du quotidien. Moi en tout cas, j’ai été bluffé quand j’ai vu petit à petit ce qu’il dessinait prendre forme pour atteindre le résultat final. Et je recommande des plus vivement la lecture de cet album sur une brève rencontre amoureuse, vue uniquement par les yeux d’un des deux protagonistes, véritable bijou tant sur le plan graphique que scénaristique, tout en délicatesse dans un champ comme dans l’autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img26.imageshack.us/my.php?image=dansmesyeuxvivesaix.jpg'&gt;&lt;img src='http://img26.imageshack.us/img26/9751/dansmesyeuxvivesaix.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img26.imageshack.us/my.php?image=dedicacevivesaix09ptt.jpg'&gt;&lt;img src='http://img26.imageshack.us/img26/8696/dedicacevivesaix09ptt.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;La dédicace la plus drôle:&lt;/u&gt; Achdé sur &lt;i&gt;La corde au cou&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Les nouvelles aventures de Lucky Luke&lt;/i&gt;, t.2, Laurent Gerra / Achdé d’après Morris, éd. Lucky Comics). Je lui avais simplement demandé une Ma’ Dalton, mais comme il m’a entendu discuter avec un ami croisé à ce moment-là, et que j’étais, paraît-il, la première personne qu’il ait croisé à tout à la fois présenter l’agrégation de lettres et apprécier Lucky Luke, il a décidé de se «mettre au niveau». Je vous laisse découvrir le résultat, que je trouve pour ma part tout simplement brillant! :-D&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img26.imageshack.us/my.php?image=lacordeaucouachdeaix.jpg'&gt;&lt;img src='http://img26.imageshack.us/img26/430/lacordeaucouachdeaix.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img9.imageshack.us/my.php?image=dedicaceachdeaix09ptt.jpg'&gt;&lt;img src='http://img9.imageshack.us/img9/9727/dedicaceachdeaix09ptt.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;La dédicace la plus classe:&lt;/u&gt; ç’aurait pu être celle de Bilal (ne serait-ce qu’&lt;i&gt;ex aequo&lt;/i&gt; là encore), mais pour lui je vous renvoie à la rubrique suivante. Ce sera donc, sans conteste, la dédicace commune de Jean-Claude Mézières au dessin, Evelyne Tranlé aux couleurs, et Pierre Christin co-signataire, sur le premier tome de l’Intégrale &lt;i&gt;Valérian et Laureline&lt;/i&gt; (éd. Dargaud). Et tant pis si les dessins étaient faits un peu en série et que nous étions plusieurs à pouvoir comparer des copies quasi-conformes. L’intervention de la couleur dans les dédicaces de Mézières est paraît-il des plus rares, et, surtout, ceux-là ne donnent pas l’impression de se prendre la tête avec des statuts d’auteurs-cultes: il est toujours possible d’engager avec eux une conversation qui, bien que nécessairement courte, eût égard au nombre de personnes patientant dans la file, n’en reste pas moins fort sympathique. Ce qui n’est, hélas, pas le cas avec tout le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img15.imageshack.us/my.php?image=animalzcanoebayjolieste.jpg'&gt;&lt;img src='http://img15.imageshack.us/img15/9688/animalzcanoebayjolieste.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;La dédicace la plus décevante:&lt;/u&gt; Enki Bilal sur &lt;i&gt;Animal’z&lt;/i&gt; (éd. Casterman). M. Bilal est un grand, un très grand de la BD, et son dernier opus le prouve encore une fois, nous présentant le périple à la dérive de quelques survivants d’une humanité bouleversée tant par le dérèglement climatique que par l’expérimentation génétique. Seulement M. Bilal a visiblement ses caprices de star lorsqu’il se rend dans un festival, désolant les organisateurs qui, pour le coup, n’en peuvent mais. Qu’il décide, par le biais d’un système de tickets, de réserver ses dédicaces aux cent premiers acheteurs sur place de son dernier opus, passe encore, mais que ses dédicaces se limitent finalement à des signatures sur les pages de garde, faites à la chaîne dans le strict ordre de numérotation des tickets, puis circulez y a rien à voir, là on touche quand même au foutage de gueule. Quand Pierre Christin orne de quelques mots (lui) et d’une signature mon exemplaire de &lt;i&gt;Fins de siècles&lt;/i&gt;, je suis très content; Pierre Christin est scénariste; de quelqu’un qui est (également) dessinateur, dans un festival de BD, en revanche, j’ai tendance à attendre autre chose. Et je regrette, au bout du compte, un temps que j’aurais pu passer à partir à la rencontre d’autres auteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;La dédicace que je n’ai pas réussi à avoir:&lt;/u&gt; Patrick Prugne pour &lt;i&gt;Canoë Bay&lt;/i&gt; (Tiburce Ogier / Patrick Prugne, éd. Daniel Maghen). Le tandem de &lt;i&gt;L’Auberge du bout du monde&lt;/i&gt; remonte encore un peu plus loin dans le temps et nous fait traverser l’Atlantique, direction le Canada de la Guerre de Sept Ans. &lt;i&gt;Canoë Bay&lt;/i&gt;, c’est un peu &lt;i&gt;L’Île au trésor&lt;/i&gt; transposé dans le contexte du &lt;i&gt;Dernier des Mohicans&lt;/i&gt;, le tout servi par un graphisme magnifique, tout à l’aquarelle. Chaudement recommandé. Seulement voilà, pour ce qui est de la dédicace, au milieu de toute une journée où l’on m’a quasi systématiquement demandé de prévenir les gens que la file s’arrêtait avec moi, il fallait bien qu’on me dise une fois: ah non, la file est complète...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img15.imageshack.us/my.php?image=cano.jpg'&gt;&lt;img src='http://img15.imageshack.us/img15/1662/cano.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;La dédicace que j’aurais bien aimé avoir sur une autre sortie de ce début d’année... mais les auteurs ne participaient pas au festival (ok, c’est surtout l’occasion de glisser deux mots dessus):&lt;/u&gt; le couple Kerascoët sur &lt;i&gt;Jolies ténèbres&lt;/i&gt; (Fabien Vehlmann / Kerascoët, éd. Dupuis). Derrière un dessin volontairement ‘‘enfantin’’ se cache – mais pas longtemps – une histoire plutôt éprouvante, à déconseiller aux âmes les plus sensibles. Les autres pourront tenter l’aventure et découvrir alors une BD hors normes, dont les ‘‘héros’’ sont de petits êtres à l’apparence féérique, peut-être les derniers éclats de la conscience ou de la personnalité d’une petite fille qui gît, morte, au fond d’un bois, et luttant eux-mêmes pour survivre. Une œuvre dérangeante, mais assurément marquante.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-4553598397314742208?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/4553598397314742208/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=4553598397314742208&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/4553598397314742208'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/4553598397314742208'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2009/04/le-bilan-2e-partie-la-recreation-la.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-658014109591230068</id><published>2009-04-08T15:44:00.002+02:00</published><updated>2009-04-08T15:44:59.551+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;Le bilan, 1ère partie: l’effort&lt;/b&gt;                                                                                               &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques jours de repos m’ayant permis de retrouver un état physiologique et psychologique à peu près normal, voici venu le temps d’un rapide bilan de mes aventures agrégatives, à destination de ceux que ça intéresserait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. ET LE XVIIIe, BORDEL ?!!! Les médiévistes ont l’habitude de se plaindre abondamment du caractère peu représenté à l’agrégation de leur période de prédilection (en dehors de l’épreuve d’ancien français, bien sûr). Eh bien, ils devraient regarder quel est le lot des dix-huitiémistes, à côté desquels ils font figure de chouchous. C’est bien simple, au cours des quarante dernières années, la dissertation de littérature française a porté sur l’œuvre du XVIIIe siècle inscrite au programme par... trois fois, dont la dernière en 1981, pour le théâtre de Beaumarchais! Si j’avais besoin d’une preuve supplémentaire que je me spécialise dans l’étude d’un siècle qui n’intéresse à peu près personne, merci, c’est bon. Cette année encore, malgré ce que prétendait flairer M. L***, même le &lt;i&gt;Dictionnaire philosophique&lt;/i&gt; de Voltaire – œuvre importante d’un auteur ‘‘canonique’’, œuvre originale du point de vue du genre, œuvre, enfin, nettement plus complexe à appréhender qu’on ne pourrait s’y attendre &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt; (mais œuvre, il est vrai, déjà ‘‘tombée’’ en... 1974) – même le &lt;i&gt;Dictionnaire philosophique&lt;/i&gt; de Voltaire, disais-je, n’aura pu changer la donne. Au lieu de quoi, c’est le père Hugo qu’on convoque encore une fois, pour &lt;i&gt;Hernani&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Ruy Blas&lt;/i&gt;, avec comme base de réflexion proposée une citation d’Anne Ubersfeld, grande prêtresse de l’absconserie critique en matière de théâtre (quoiqu’en notoire perte de crédibilité ces derniers temps, on se demande bien pourquoi...). Tenez, pour le fun, je vous livre, tout nu tout cru, le sujet qui a inauguré pour nous la semaine des écrits: «&lt;i&gt;L’intériorité se renverse, et c’est le masque et la théâtralisation qui représentent contre la profondeur mensongère la véracité du moi. Le lieu du Moi n’est pas situé ailleurs que dans l’apparence carnavalesque. Pas de ‘‘profondeur’’ cachée, mais un dire-vrai étale, offert à tous les yeux, exhibitionniste, celui du moi qui ne peut être récupéré qu’accepté dans la provocation de sa monstruosité. Le &lt;/i&gt;moi&lt;i&gt; dramatique chez Hugo réside dans cette acceptation, dans le fait qu’il n’existe que dans ce qu’il montre, c’est-à-dire le monstre&lt;/i&gt;». Je tiens à le dire: je hais Anne Ubersfeld.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pendant que j’en suis à étaler des petites rancœurs:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. J’aimerais bien qu’on nous explique au terme de quels processus exactement, effectués par quels charlots, l’académie nous a choisi comme lieu d’examen cette année Vitrolles, et plus précisément à Vitrolles, un collège en activité (avec donc sonneries des heures et réguliers bruits de meute préadolescente à la clé) et en &lt;i&gt;travaux&lt;/i&gt;. Travaux du genre: grands, de ceux qui font par moments carrément &lt;i&gt;vibrer&lt;/i&gt; la salle. Et quand, alors que vous en êtes à votre 6e heure sur 7 de dissertation de littérature comparée, avec le cerveau dans l’état d’usure afférant, et que juste de l’autre côté des vitres, mais quasiment comme s’ils étaient dans la même pièce, vous entendez beugler pendant plus d’un quart d’heure un ouvrier et un contremaître qui s’engueulent, je vous raconte même pas le bonheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. Indépendamment de la difficulté du texte, indépendamment de mes faiblesses personnelles dans la matière, je pense que j’exprimerai un avis largement partagé par la plupart de mes condisciples en signalant que &lt;u&gt;le type responsable du choix du sujet de la version latine cette année – une apologie du suicide tirée de la 70e des &lt;i&gt;Lettres à Lucilius&lt;/i&gt; de Sénèque – est un sadique de la plus méprisable espèce.&lt;/u&gt; Quand on se retrouve, au quatrième jour des épreuves, à décrypter un texte qui explique qu’il y a plus de grandeur à mettre volontairement fin à ses jours, même par les moyens les plus sordides, qu’à accepter une vie indigne et soumise, il n’est pas difficile de voir qu’on cherche à nous transmettre un message.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus généralement:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4. Je ne me livrerai à aucun pronostic concernant mes résultats. Spontanément, et en dépit de tout ce dont je parle dans les lignes ci-dessus, j’aime à penser que la moitié des épreuves s’est ‘‘plutôt bien’’ déroulée et que je peux m’attendre à de ‘‘plutôt bonnes’’ notes en littérature comparée, grammaire et version anglaise. Revers de la formulation: pour chacune de ces épreuves, on trouve un équivalent (y compris en termes de coefficients) qui s’est passé – toujours à mon avis subjectif et sur le moment –, disons, ‘‘moyennement’’ voire moins que moyennement. Mais quoi qu’il en soit, l’expérience m’a appris que mon aptitude à juger de la qualité de mon travail devient totalement inopérante dans le cadre des concours. À titre d’exemple (fût-il extrême), lors de mes deux précédentes tentatives, je suis sorti de l’épreuve de grammaire avec à peu près le même sentiment concernant ma prestation; laquelle s’est soldée la première fois par un 2, la seconde par un 12. Donc, &lt;i&gt;wait and see&lt;/i&gt;, comme disait Roosevelt (fin 1941). Résultats officiels attendus pour début juin: on verra à ce moment-là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(À suivre...)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-658014109591230068?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/658014109591230068/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=658014109591230068&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/658014109591230068'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/658014109591230068'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2009/04/le-bilan-1ere-partie-leffort-quelques.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-8922368826502408166</id><published>2009-03-29T00:24:00.001+01:00</published><updated>2009-03-29T00:26:09.131+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;Idoles&lt;/b&gt;                                                                                                                                 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img9.imageshack.us/my.php?image=dalilatentationdesainta.jpg'&gt;&lt;img src='http://img9.imageshack.us/img9/8042/dalilatentationdesainta.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Notre civilisation couvre de son éclat une véritable décadence intellectuelle. Nous n’accordons à la superstition, dans notre esprit, aucune place réservée, analogue à la mythologie grecque, et la superstition se venge en envahissant sous le couvert d’un vocabulaire abstrait tout le domaine de la pensée. Notre science contient comme dans un magasin les mécanismes intellectuels les plus raffinés pour résoudre les problèmes les plus complexes, mais nous sommes presque incapables d’appliquer les méthodes les plus élémentaires de la pensée raisonnable. En tout domaine, nous semblons avoir perdu les notions essentielles de l’intelligence, les notions de limite, de mesure, de degré, de proportion, de relation, de rapport, de condition, de liaison nécessaire, de connexion entre moyens et résultats. Pour s’en tenir aux affaires humaines, notre univers politique est exclusivement peuplé de mythes et de monstres; nous n’y connaissons que des entités, que des absolus. Tous les mots du vocabulaire politique et social pourraient servir d’exemple. Nation, sécurité, capitalisme, communisme, fascisme, ordre, autorité, propriété, démocratie, on pourrait les prendre tous les uns après les autres. Jamais nous ne les plaçons dans des formules telles que: Il y a démocratie dans la mesure où..., ou encore: Il y a capitalisme pour autant que... L’usage d’expressions du type «dans la mesure où» dépasse notre puissance intellectuelle. Chacun de ces mots semble représenter une réalité absolue, indépendante de toutes les conditions, ou un but absolu, indépendant de tous les modes d’action, ou encore un mal absolu; et en même temps, sous chacun de ces mots, nous mettons tour à tour ou même simultanément n’importe quoi. Nous vivons au milieu de réalités changeantes, diverses, déterminées par le jeu mouvant des nécessités extérieures, se transformant en fonction de certaines conditions et dans certaines limites; mais nous agissons, nous luttons, nous sacrifions nous-mêmes et autrui en vertu d’abstractions cristallisées, isolées, impossibles à mettre en rapport entre elles ou avec les choses concrètes: notre époque soi-disant technicienne ne sait que se battre contre les moulins à vent.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Simone Weil, &lt;i&gt;Ne recommençons pas la guerre de Troie&lt;/i&gt;, 1937.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img9.imageshack.us/my.php?image=dalirvecausparlevoldune.jpg'&gt;&lt;img src='http://img9.imageshack.us/img9/6453/dalirvecausparlevoldune.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«&lt;i&gt;Oui, ça fait longtemps que ça a commencé, mais cela prend maintenant des proportions exorbitantes... et ce qu’il y a d’extraordinaire, c’est qu’on s’en rend de moins en moins compte... &lt;/i&gt;[...]&lt;i&gt; Ça a commencé avec l’intrusion du langage technique à peu près dans tous les domaines; par exemple, c’est ainsi qu’on a parlé de la &lt;/i&gt;bombe propre&lt;i&gt;, des &lt;/i&gt;frappes chirurgicales&lt;i&gt;; et puis maintenant on parle de la &lt;/i&gt;croissance zéro&lt;i&gt;; même on a entendu parler ces derniers temps de &lt;/i&gt;croissance négative&lt;i&gt;... Alors là, on voit très bien quelle est cette fonction du langage: &lt;/i&gt;[...]&lt;i&gt; c’est un langage qui interdit la contraction, ce sont des formules ritualisées qui sont assez bien frappées pour être reprises par tout le monde et de telle sorte qu’on ne peut plus les contester.&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;[...]&lt;i&gt; Elles contiennent une chose et son contraire, et du coup, il y a une sorte de sidération, et ça a une fonction hypnotique, une fonction anesthésiante qui va permettre de tout avaler... Et avec la crise, on voit comment ça se passe...&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;[...]&lt;i&gt; On n’a plus de prise, pas seulement parce qu’on n’a plus le langage pour accéder &lt;/i&gt;[à ces systèmes]&lt;i&gt; – le langage étant à la fois le reflet et l’instrument de cette hypnotisation générale –, mais aussi c’est pour ne pas voir, &lt;/i&gt;[...]&lt;i&gt; pour ne surtout pas voir que tout se tient, parce que cette crise financière, dans le fond, est l’équivalent dans le monde économique de ce qu’a été la vache folle dans le monde alimentaire, de ce qu’à été l’affaire du sang contaminé &lt;/i&gt;[...]&lt;i&gt; c’est-à-dire des mécanismes &lt;/i&gt;[...]&lt;i&gt; qui donnent l’impression de fonctionner tout seuls, &lt;/i&gt;[...]&lt;i&gt; comme si on n’avait plus les moyens d’arrêter cette machine – parce que justement on a perdu les moyens du rapport aux choses avec la façon de les exprimer, et qu’on perd aussi la relation entre la cause et l’effet.&lt;/i&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Annie Le Brun au micro de France Culture, «D’autres regards sur la crise», 30 janvier 2009. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Illustrations: Salvador Dali, &lt;i&gt;La Tentation de Saint Antoine&lt;/i&gt;, 1946, et &lt;i&gt;Rêve causé par le vol d’une abeille autour d’une pomme-grenade une seconde avant l’éveil&lt;/i&gt;, 1944.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Et sur ce, je vous laisse, je pars emménager pour une semaine dans une chambre d’hôtel de Vitrolles où le rectorat a eu la glorieuse idée de situer les écrits des concours cette année...)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-8922368826502408166?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/8922368826502408166/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=8922368826502408166&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/8922368826502408166'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/8922368826502408166'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2009/03/idoles-notre-civilisation-couvre-de-son.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-6466984747238441892</id><published>2009-03-24T18:35:00.001+01:00</published><updated>2009-03-24T18:35:30.705+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;Garde (trop) rapprochée&lt;/b&gt;                                                                       &lt;br /&gt;– Suite du &lt;a href="http://lesotdelange.blogspot.com/2009/03/le-bocal-bulles-3-watchmen-soit-dit.html"&gt;billet précédent&lt;/a&gt; –&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img12.imageshack.us/my.php?image=18964677.jpg'&gt;&lt;img src='http://img12.imageshack.us/img12/3843/18964677.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pouvait craindre le pire du &lt;i&gt;Watchmen&lt;/i&gt; de Zack Snyder. Tout ou presque y invitait. D’abord, la filmographie passée du réalisateur: &lt;i&gt;L’Armée des morts&lt;/i&gt; (/ &lt;i&gt;Dawn of the Dead&lt;/i&gt;), remake modérément utile du &lt;i&gt;Zombie&lt;/i&gt; (/ &lt;i&gt;Dawn of the Dead&lt;/i&gt; aussi) de Romero, et &lt;i&gt;300&lt;/i&gt;, adaptation pour le moins critiquable, et pour le moins critiquée, du roman graphique éponyme de Frank Miller – de quoi faire sérieusement douter qu’il soit l’homme de la situation pour mener à bien une tâche aussi périlleuse, sur laquelle Terry Gilliam, Darren Aronofsky et Paul Greengrass s’étaient successivement cassés les dents. Ensuite, les précédentes &lt;strike&gt;adaptations&lt;/strike&gt; trahisons hollywoodiennes des romans graphiques d’Alan Moore: &lt;i&gt;From Hell&lt;/i&gt; des frères Hughes, en 2002, film à peu près autant à contresens qu’il soit possible par rapport à l’œuvre originale; une &lt;i&gt;Ligue des gentlemen extraordinaires&lt;/i&gt; signée Stephan Norrington l’année suivante et ignoblement daubesque; enfin en 2006 le &lt;i&gt;V pour Vendetta&lt;/i&gt; de James McTeigue (largement sous la houlette des frères Wachowski), plus réussi que les deux autres mais tout de même largement aseptisé et dépolitisé – toutes choses qui ont conduit le scénariste, à défaut de pouvoir empêcher les films de se faire, à demander que son nom n’y apparaisse plus nulle part (dont acte encore, dans &lt;i&gt;Watchmen&lt;/i&gt; dont l’ermite de Northampton a déclaré dès le lancement du projet qu’il n’en visionnerait pas une seule seconde). Enfin, le premier ‘‘pitch’’ officiel du film (révisé depuis), se clôturant sur l’annonce de la découverte d’un complot visant à «discréditer» les super-héros du passé et du présent, ne pouvait guère que surprendre les lecteurs de l’œuvre, se demandant quel reste de crédibilité les justiciers masqués en question étaient encore en mesure de pouvoir perdre! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien, le pire n’a pas eu lieu. On pourrait se contenter de s’en réjouir, seulement voilà, il y a tout de même un hic; et le pire, c’est que c’est paradoxalement sa volonté de fidélité même au matériau original qui embarrasse le film et produit un résultat, certes pas déshonorable, mais regrettablement bancal. Si le &lt;i&gt;Watchmen&lt;/i&gt; de Moore et Gibbons est un peu aux &lt;i&gt;comics&lt;/i&gt; ce que &lt;i&gt;Citizen Kane&lt;/i&gt; fut au cinéma, sa transposition à l’écran peine à dépasser le stade de ‘‘film de super-héros en costumes un peu plus intelligent que la moyenne’’, faute, cette fois, d’une appropriation suffisante du matériau d’origine et d’une réflexion suffisamment poussée sur la différence entre les deux médias.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img12.imageshack.us/my.php?image=18972158.jpg'&gt;&lt;img src='http://img12.imageshack.us/img12/9950/18972158.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film pourtant commence très bien: la scène de la mort du Comédien (même si elle fait un peu trop la part belle aux clipesques effets de ralenti qu’affectionne le réalisateur), et surtout le superbe générique d’ouverture, déroulant en cinq minutes et demi toute l’histoire de l’ascension et de la chute des super-héros sur plusieurs décennies en une succession de ‘‘tableaux vivants’’, récupérant au passage des éléments qui n’étaient présents dans l’ouvrage original que sous formes marginales ou allusives, témoignent d’un vrai travail et d’une vraie réflexion sur l’&lt;i&gt;adaptation&lt;/i&gt; du matériau BD au cinéma. Las! les choses s’arrêtent à ce moment-là, et ce générique d’ouverture restera, de ce point de vue, la chose la plus époustouflante que nous propose le film – mise à part peut-être la plastique de Malin Akerman, l’interprète de Laurie, mais ceci est une autre histoire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car passé ce générique, &lt;i&gt;Watchmen&lt;/i&gt; le film se met en tête de décalquer purement et simplement les premiers chapitres de &lt;i&gt;Watchmen&lt;/i&gt; le roman graphique. Dans cette partie, l’intervention du metteur en scène sur cette &lt;i&gt;mise en images&lt;/i&gt; – plus exactement sur la mise en ‘‘images mouvantes’’ d’images initialement fixes mais déjà existantes – semble se réduire, ou à peu près, à moderniser les costumes des personnages, à plus ou moins bon escient (contentons-nous de dire qu’autant les transformations apportées à celui du Spectre Soyeux ne font qu’adapter au public de 2009 son côté ‘‘bombe sexuelle’’, autant le virage au noir du costume initialement tout en dorures d’Ozymandias me semble relever avant tout de la facilité scénaristique), et à ajouter de la musique, là aussi avec plus ou moins de bonheur (la Chevauchée des Walkyries sur l’épisode vietnamien, on aurait pu s’en passer...). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img441.imageshack.us/my.php?image=watchmen4.jpg'&gt;&lt;img src='http://img441.imageshack.us/img441/6527/watchmen4.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, autant les procédés utilisés par Moore et Gibbons jouaient avec, et transcendaient, les possibilités offertes par le format ‘‘bande dessinée’’, autant leur transposition directe à l’écran a du mal à cadrer avec le format ‘‘cinéma’’. Les souvenirs / flashbacks successifs de chacun des personnages assistants à l’enterrement de Blake, la blague sur le clown Paillasse racontée par Rorschach en guise d’oraison funèbre, le long monologue intérieur martien de Jon et ses circonvolutions temporelles (fût-il largement amputé), sont autant d’éléments qui ‘‘passent’’ de plus en plus mal au fur et à mesure qu’ils s’accumulent et obèrent progressivement le rythme du film. Snyder, heureusement, a la bonne idée de s’arrêter avant de s’embarquer dans une retranscription à l’écran de la ‘‘BD dans la BD’’ dont le projet ne ce serait vraisemblablement pas relevé: ouf, on a eu chaud...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est qu’après cette quelque peu laborieuse mise en place vient le temps des coupes franches, car il faut bien faire tenir le tout en moins de trois heures. Reconnaissons, à ce titre, que l’astuce trouvée par les scénaristes concernant le danger censé menacer l’humanité, seul moment où le film prend clairement le parti de diverger de la BD, est une très bonne idée. Hélas, là encore, il s’agit d’un exemple isolé de réelle &lt;i&gt;adaptation&lt;/i&gt; d’un matériau ‘‘inrendable’’ à l’écran dans sa complexité originelle: pour le reste, on se contente de retirer un peu tout ce qui dépasse – en conservant, à partir de là, principalement les scènes d’action, plutôt efficaces d’ailleurs – sans trop se soucier de la cohérence et de la viabilité de ce qu’on aura laissé. Avec ce traitement, la succession finale des retournements (la révélation sur les origines de Laurie, le choix du Dr. Manhattan à l’issue de leur conversation sur Mars, la révélation de la vraie nature du ‘‘complot’’, le &lt;i&gt;twist&lt;/i&gt; ultime, toutes choses amenées très progressivement et presque inéluctablement par la mécanique de haute précision d’Alan Moore) risque fort, pour un spectateur ne connaissant pas déjà toute l’histoire, de tomber à plat ou, au mieux, comme un cheveu sur la soupe. Que peut comprendre, par exemple, de la dernière séquence, un spectateur n’ayant jamais entendu parler auparavant dans le film du New Frontiersman, le journal d’extrême-droite qui joue un si grand rôle dans le roman graphique? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img441.imageshack.us/my.php?image=2009watchmen047.jpg'&gt;&lt;img src='http://img441.imageshack.us/img441/8932/2009watchmen047.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, un effet pervers de ce traitement trop révérencieux est paradoxalement de produire des effets de loupe, pour tout connaisseur du matériau original, sur les divergences entre les deux, et le résultat n’est pas sans être source d’un certain malaise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’ajoute Snyder? Une complaisance marquée pour le détail gore (fractures ouvertes durant les bagarres, lambeaux de chair sanguinolents, etc.), dont on se demande bien la justification –  surtout en ce qui concerne les transformations apportées à l’enquête de Rorschach sur l’enlèvement de la petite Blaire, séquence suffisamment glauque comme ça dans la BD. Pour le coup, les choix du réalisateur dépassent la recherche d’un spectaculaire un peu douteux pour s’aventurer sur un terrain glissant, y compris idéologiquement, qui me reste un peu en travers de la gorge si je peux me permettre cette image...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que fait disparaître Snyder? Tous les personnages simplement ‘‘humains’’ que l’on trouvait chez Moore, exception faite du psychiatre Malcom Long, au rôle d’ailleurs singulièrement réduit, Rorschach lui déballant tout de go ses plus intimes traumatismes, tandis que sa vie privée passe à la trappe en même temps que Bernard, le vendeur de journaux du quartier, Bernie son jeune ‘‘squatteur’’, Joey, la conductrice de taxi homo aux incessants problèmes de couple, et les autres. Leur absence à l’écran donne une curieuse coloration à la phrase finale sur le devoir de mémoire des «visages» de ceux qui auront été sacrifiés, ces visages n’étant ‘‘apparus’’ à l’écran, pour les plus chanceux, que le temps d’un plan large de quelques secondes. Une disparition dont on peine à croire qu’elle soit purement fortuite, les services de presse du studio ayant pris la peine, parmi les photos promotionnelles officielles étonnement peu nombreuses pour ce genre de production (il n’y en a même aucune du Dr. Manhattan!), de placer une image de ce fameux kiosque à journaux où se croisent ces personnages du quotidien...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img407.imageshack.us/my.php?image=18972157.jpg'&gt;&lt;img src='http://img407.imageshack.us/img407/4818/18972157.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, si ce que j’écris pourrait faire penser que le film de Zack Snyder n’est pas loin d’être un naufrage de plus à mettre au compte des studios hollywoodiens, ce n’est tout de même pas le cas. Pour commencer, à défaut d’une réinvention bien pensée et à la mesure de son modèle – un peu à la manière de ce qu’avait tenté, hélas maladroitement, l’adaptation de &lt;i&gt;V pour Vendetta&lt;/i&gt;, et qui en faisait l’intérêt –, la fidélité globale du film au livre suffit à placer &lt;i&gt;de facto&lt;/i&gt; ce &lt;i&gt;Watchmen&lt;/i&gt; au-dessus de la moyenne des blockbusters à héros costumés. Après tout, mieux vaut toujours une adaptation fidèle même si inaboutie qu’une trahison totale et pas plus aboutie cinématographiquement, façon &lt;i&gt;From Hell&lt;/i&gt; (film passable en soi, mais qui devient franchement pénible dès lors que l’on connaît et qu’on a en tête sa source)! Par ailleurs, Zack Snyder se distingue par un réel souci du travail de l’image, lui conférant un caractère ‘‘graphique’’ tout à fait bienvenu (et nettement mieux géré que dans &lt;i&gt;300&lt;/i&gt; où le résultat confinait à une esthétique de jeu vidéo); certaines séquences sont visuellement tout particulièrement réussies, je pense, par exemple, au rêve de Dan. Signalons encore un casting judicieux, faisant délibérément le choix d’acteurs relativement peu voire pas du tout connus. Franchement, vous imaginez Arnold Schwarzenegger en Docteur Manhattan? Il en avait pourtant été question il y a quelques années! Pour le rôle, Snyder a retenu plutôt Billy Crudup, méconnaissable de toute façon sous le maquillage bleu – qui n’est pas toujours du meilleur effet, mais qui, disons, passe dans le contexte... Les prestations les plus intéressantes restent néanmoins celles du duo constitué par Patrick Wilson (étonnamment crédible dans le rôle de Dan Dreiberg, loin du physique de jeune premier que cet acteur affiche partout ailleurs!) et Malin Akerman (Laurie), et de Jeffrey Dean Morgan qui fait un assez extraordinaire Edward Blake. – Je réserve mon avis sur la composition de Jackie Earle Haley (Rorschach) à une vision ultérieure du film en v.o., soupçonnant l’acteur d’être desservi au doublage (j’avais tout le temps l’impression d’entendre Rambo, ça perturbe), seule la prestation de Matthew Goode, faisant d’Adrian une sorte de dandy androgyne, et souffrant d’un jeu un peu trop ‘‘transparent’’, ne me convainquant vraiment pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, il faut savoir que l’on nous annonce pour la sortie vidéo une version longue du film: si elle ne résoudra &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt; pas les problèmes liés à la volonté d’une transposition trop mécanique du roman graphique à l’écran, on peut imaginer qu’elle pourrait faire évaluer pas mal de choses pour le reste, et il conviendra alors de juger. En attendant, &lt;i&gt;Watchmen&lt;/i&gt;-le-film reste un divertissement assez luxueux et assez hors-norme par rapport au genre dans lequel il s’inscrit, conjuguant de pair grand spectacle et, sinon véritable réflexion, du moins interrogation problématique – mais sans commune mesure avec le monument d’Alan Moore et Dave Gibbons, dont je persiste à penser que l’héritage cinématographique est plutôt à chercher du côté de l’esprit des actuels &lt;i&gt;Batman&lt;/i&gt; de Christopher Nolan, travaillant en permanence la question de la place du personnage du héros masqué en marge de la justice officielle et instituée, dans un format tout à la fois plus détaché de ses sources et plus abouti en lui-même.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-6466984747238441892?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/6466984747238441892/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=6466984747238441892&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/6466984747238441892'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/6466984747238441892'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2009/03/garde-trop-rapprochee-suite-du-billet.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-4146507141168935972</id><published>2009-03-21T11:55:00.001+01:00</published><updated>2009-03-21T11:55:29.115+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;Le bocal à bulles #3: &lt;i&gt;Watchmen&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;                                                 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Soit dit sans émettre pour l’instant de jugement sur le tout récent film de Zack Snyder – qui fera l’objet du prochain billet, à part de celui-ci –, la meilleure chose qu’apporte au public français l’adaptation sur grand écran de &lt;/i&gt;Watchmen&lt;i&gt; d’Alan Moore et Dave Gibbons est peut-être la ressortie dans l’Hexagone, à un prix nettement plus abordable que ceux pratiqués jusqu’ici (quoique dans une traduction hélas contestable), de ce cultissime roman graphique, invitant à sa découverte par un nouveau public. Ce qui méritait bien de ressortir enfin, pour l’occasion, le Bocal du placard.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img257.imageshack.us/my.php?image=watchmenpourblog07.jpg'&gt;&lt;img src='http://img257.imageshack.us/img257/8007/watchmenpourblog07.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes en 1985. Mais un 1985 un peu différent de celui que nous avons connu. Qu’après-guerre aient commencé à apparaître &lt;i&gt;réellement&lt;/i&gt; aux Etats-Unis des héros costumés combattant le crime à l’imitation des super-héros de &lt;i&gt;comics&lt;/i&gt; en est un des signes. Mais la différence la plus fondamentale porte un nom: Jonathan (Jon) Osterman, et surtout un nom de code: ‘‘Docteur Manhattan’’. À la suite d’un accident sur une base militaire à la fin des années 50, cet ancien physicien est devenu un surhomme quasiment tout-puissant, et se trouve être à lui seul le principal atout tactique de l’armée américaine ainsi que le principal moteur de la recherche scientifique et industrielle mondiale. Ses découvertes ont notamment rendu caduque l’utilisation du pétrole, tandis que son intervention au Vietnam a permis aux Etats-Unis d’y remporter la guerre – ce qui n’empêche pas pour autant la guerre froide de continuer à battre son plein, et le conflit larvé entre l’URSS (qui masse des troupes sur la frontière afghane) et les USA (où Richard Nixon en est à son cinquième mandat) de menacer d’entraîner le monde dans l’apocalypse nucléaire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Dr. Manhattan a une autre particularité: avec Edward Blake, dit le Comédien – une brute sadique et amorale, spécialisée dans la lutte anticommuniste –, il est le seul des anciens ‘‘super-héros’’ susmentionnés à être encore en activité, sous la responsabilité directe du gouvernement, depuis que les agissements de ceux-ci ont conduit, en 1977, au vote d’un amendement à la Constitution, la loi Keene, leur interdisant purement et simplement d’exercer. Tous les autres (ceux, du moins, qui n’étaient pas déjà morts, à la retraite ou à l’asile), de plus ou moins bonne grâce, ont alors tombé le masque et remisé leur costume. Tous, sauf un, traqué depuis huit ans par la police: Rorschach, justicier psychopathe, se refusant à tout ce qui lui apparaît comme un «compromis» avec la morale, et qui a exprimé ce qu’il pensait de la loi Keene par le biais d’un mot épinglé sur le cadavre d’un violeur récidiviste...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img8.imageshack.us/my.php?image=watchmenpourblog01.jpg'&gt;&lt;img src='http://img8.imageshack.us/img8/2868/watchmenpourblog01.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voilà qu’Eddie Blake est retrouvé assassiné. Tout de suite persuadé de l’existence d’un «tueur de masques», Rorschach entreprend la tournée de ses anciens compagnons d’armes: Daniel Dreiberg, ex-Hibou, qui a repris une vie d’anonyme ornithologue, non sans quelque nostalgie, plus ou moins refoulée, de sa période ‘‘héroïque’’; le milliardaire Adrian Veidt – anciennement Ozymandias, «l’homme le plus intelligent du monde» –, seul héros costumé à être resté populaire, s’étant retiré avant la loi Keene et vendant depuis sa propre image; le Dr. Manhattan, et sa compagne Laurie Juspeczyk, ancien Spectre Soyeux deuxième du nom, peu encline quant à elle à regretter une activité qu’elle n’avait pas choisie, ayant depuis son plus jeune âge été élevée par sa mère, le premier Spectre, pour assurer la relève... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour tous, l’hypothèse du «tueur de masques» n’est qu’une élucubration supplémentaire de l’esprit tordu et paranoïaque de Rorschach. Les anciens ‘‘super-méchants’’, d’ailleurs, ne sont pas logés à meilleure enseigne que leurs adversaires du passé: qu’ils aient ‘‘trouvé Jésus’’ ou se meurent d’un cancer, il est difficile de croire qu’ils puissent encore représenter une menace pour quiconque – et personne, de toute façon, ne regrettera le Comédien. Pourtant, quand le sort commence à s’abattre de façon un peu trop systématique sur les anciens justiciers, l’hypothèse d’un complot ne paraît plus aussi folle. Mais dans quel but?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img8.imageshack.us/my.php?image=watchmenpourblog02.jpg'&gt;&lt;img src='http://img8.imageshack.us/img8/7384/watchmenpourblog02.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Originellement paru aux Etats-Unis en 1987, chez DC Comics, &lt;i&gt;Watchmen&lt;/i&gt; (/ &lt;i&gt;Les Gardiens&lt;/i&gt;) fait partie, avec &lt;i&gt;V pour Vendetta&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;From Hell&lt;/i&gt;, des romans graphiques les plus connus dus à la plume du scénariste anglais Alan Moore, secondé pour l’occasion par Dave Gibbons au dessin. Si en dehors de ce titre, le nom de ce dernier n’est guère connu que des fans de &lt;i&gt;comics&lt;/i&gt; purs et durs, Moore tient plus, en revanche, de la légende vivante, surtout pour les amateurs de bande dessinée, faisant partie de ceux qui ont donné des lettres de noblesse au genre ces dernières décennies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dominant des séries moins connues comme &lt;i&gt;Miracleman&lt;/i&gt; ou plus récemment &lt;i&gt;Top Ten&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Watchmen&lt;/i&gt; fait partie des œuvres de Moore dans lesquelles celui-ci s’attaque (au sens que l’on voudra donner au terme...) à la tradition américaine des super-héros de &lt;i&gt;comics&lt;/i&gt;, tradition revisitée ici d’une façon résolument sombre et d’une profonde ambigüité morale – l’une des ‘‘marques de fabrique’’ de l’auteur (ce dernier point sera d’ailleurs, deux ans plus tard, cause de la rupture de Moore avec DC Comics lorsque l’éditeur voudra apposer une signalétique d’âge sur la version finale de &lt;i&gt;V pour Vendetta&lt;/i&gt;). Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’avec &lt;i&gt;Watchmen&lt;/i&gt;, le mythe super-héroïque en prend un coup. Si Rorschach, le Comédien ou Ozymandias représentent, chacun à leur manière, des cas extrêmes, la névrose semble la chose du monde la mieux partagée parmi les justiciers masqués. Que leurs personnalités soient marquées par des pulsions infantiles ou par des traumatismes plus graves (comme celui qui a fait basculer Rorschach dans la folie, et dont son imperméable porte toujours les traces sanglantes), sans parler de troubles sexuels de plus ou moins grande ampleur (le Comédien tente de violer le premier Spectre Soyeux, les obsessions de Rorschach en matière de mœurs prennent largement source dans son enfance auprès d’une mère prostituée, plusieurs des &lt;i&gt;Minutemen&lt;/i&gt; des années 40 s’avèrent homosexuels, Dan et Laurie ne parviennent à ‘‘concrétiser’’ leur relation qu’après avoir enfilé leurs costumes – etc.), ces justiciers autoproclamés et hors-la-loi naviguent le plus souvent entre mégalomanie et comportement quasi fascisant. Quant au Dr. Manhattan, si son accident a fait de lui presque l’égal d’un dieu, c’est d’un dieu de plus en plus indifférent à l’humanité qui l’entoure et dont il se détache peu à peu, pour qui passé, présent et futur coexistent en permanence, et pour qui vie et mort sont des concepts surfaits (aucune différence dans le nombre de particules), ce qui n’est pas sans quelques conséquences sur son attitude générale...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img8.imageshack.us/my.php?image=watchmenpourblog06.jpg'&gt;&lt;img src='http://img8.imageshack.us/img8/641/watchmenpourblog06.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais &lt;i&gt;Watchmen&lt;/i&gt; est loin de se limiter à une relecture critique ou un pastiche désenchanté (encore moins à une parodie) de la culture &lt;i&gt;comics&lt;/i&gt;. Secondé par un Dave Gibbons dont le trait – sans avoir la ‘‘personnalité’’ hors-normes d’un Eddie Campbell sur &lt;i&gt;From Hell&lt;/i&gt; ou d’une Melinda Gebbie sur &lt;i&gt;Filles perdues&lt;/i&gt; – revisite de façon très intéressante le graphisme traditionnel du genre, c’est surtout un Alan Moore en pleine possession de son art qui se surpasse ici pour nous offrir, à n’en pas douter, un des sommets de la bande dessinée tous genres et horizons confondus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès la première page, le ton est donné. Le ton du journal de Rorschach, d’abord, stigmatisant pêle-mêle, avec une rage froide, «putes» et «politiciens», «la fiente des lascifs et des communistes», «les libéraux, les intellos, les démagos» et une ville dont il dit avoir «vu [le] vrai visage» – tandis que de case en case, comme dans un mouvement de caméra ascensionnel, se dévoile le trottoir où s’est écrasé le Comédien. Mais au-delà de l’efficacité de cette entrée en matière, un certain nombre d’éléments, tant au niveau du texte que de l’image, ne seront probablement perceptibles que dans le cadre d’une relecture: discrets mais bel et bien présents, ils ne dévoileront leur sens qu’à la lueur de ce tout ce qui suivra (à commencer, si j’ose dire, par la fin, que Moore se paye le luxe d’annoncer: «&lt;i&gt;...et d’en haut je regarderai et chuchoterai: ‘‘non’’&lt;/i&gt;»).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur douze chapitres, tous centrés plus particulièrement sur un personnage, et reposant sur des citations tirées aussi bien de William Blake et Percy B. Shelley que de Bob Dylan et Elvis Costello, en passant par Einstein, Nietzsche ou encore la Bible – l’ensemble de l’œuvre étant quant à elle sous-tendue par une référence tirée des &lt;i&gt;Satires&lt;/i&gt; de Juvénal (&lt;i&gt;Sed quia custodiet ipsos &lt;/i&gt;/&lt;i&gt; Custodes?&lt;/i&gt; - &lt;i&gt;Who watches the Watchmen?&lt;/i&gt; - Qui gardera les gardiens?) –, Alan Moore se permet tout, jeux de cadrage, de mise en page (avec notamment tout un chapitre construit en palindrome!), rapports subtils entre texte et image, narration quasi-systématiquement éclatée, flashbacks aux constructions très travaillées, mise en abyme par le biais du journal de Rorschach ou d’une ‘‘BD dans la BD’’ récurrente (et lourde de sens), présence à la fin de chaque chapitre d’une «annexe» qui apporte des éclairages supplémentaires et parfois contient des éléments essentiels à l’intrigue, avec une virtuosité d’autant plus éclatante qu’elle n’entrave jamais le rythme d’une lecture qu’on ne peut plus lâcher une fois qu’on l’a entamée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img8.imageshack.us/my.php?image=watchmenpourblog05.jpg'&gt;&lt;img src='http://img8.imageshack.us/img8/82/watchmenpourblog05.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec une précision digne d’une mécanique d’horloger (autre traduction possible de &lt;i&gt;watchman&lt;/i&gt; et vocation première du personnage de Jon), Moore et Gibbons construisent ainsi sur près de 400 pages une intrigue aux ressorts remarquablement complexes, au sein de laquelle nous nous trouvons entraînés sans temps mort, jusqu’au dernier chapitre, jusqu’à la dernière case, à mêmes de laisser K.O. n’importe quel lecteur normalement constitué. K.O., et appelé dès lors à s’interroger sur ce qu’il est lui-même prêt à accepter pour vivre dans une société en ‘‘sécurité’’.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le contexte de la guerre froide et du risque d’annihilation nucléaire, sur lequel repose le scénario, appartient désormais au passé, la question qui en découle reste, quant à elle, d’actualité, ou pour mieux dire, intemporelle. Les attitudes des différents personnages – qu’ils s’agissent des justiciers costumés (mus par des logiques elles-mêmes très diverses) ou des ‘‘anonymes’’ qui nous sont présentés en contrepoint au parcours de ceux-ci – sont autant de ‘‘réponses’’ possibles et toute l’habileté d’Alan Moore est de ne pas apporter lui-même de ‘‘morale’’ univoque et explicite (quand bien même les tendances libertaires du bonhomme ne sont, par ailleurs, un mystère pour personne). Les super-héros deviennent sous sa plume l’allégorie d’un modèle de société qui se croit triomphant et invincible et prétend dicter sa loi au reste du monde au nom du ‘‘plus grand bien’’. Par son traitement sombre et désenchanté du matériau (quand bien même, en matière de traitement sombre, &lt;i&gt;Watchmen&lt;/i&gt; est encore presque une galéjade à côté de &lt;i&gt;V...&lt;/i&gt; ou de &lt;i&gt;From Hell&lt;/i&gt;!), Moore compose tout à la fois une ballade élégiaque et un requiem rageur à destination de cette vision, simultanément rassurante et effrayante, d’un monde ordonné par certains idéaux... et certaines idéologies. Car au-delà du pastiche du genre super-héroïque, au-delà des implications sociétales, la question principale que pose &lt;i&gt;Watchmen&lt;/i&gt; pourrait bien être celle dont débattent longuement sur Mars les personnages de Jon et Laurie: celle du sens – et du prix – de toute vie dans un univers chaotique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img8.imageshack.us/my.php?image=watchmenpourblog11.jpg'&gt;&lt;img src='http://img8.imageshack.us/img8/9805/watchmenpourblog11.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je terminerai par un petit mot sur les différentes éditions qu’a connu le titre en France. L’histoire de &lt;i&gt;Watchmen&lt;/i&gt; par chez nous a été marquée par la magistrale traduction qu’en a donné Jean-Patrick Manchette &lt;i&gt;himself&lt;/i&gt; à la fin des années 80 chez Zenda, traduction qui était encore celle reprise par les éditions Delcourt en 1998 pour la première édition intégrale en un volume du titre en France. Malheureusement la traduction Manchette est depuis longtemps épuisée, et s’échange désormais à des tarifs prohibitifs sur Internet, atteignant des 175, 250, voire 300€ le volume Delcourt selon les sites de vente, cas qui n’est d’ailleurs malheureusement pas isolé parmi les traductions françaises des œuvres d’Alan Moore. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est regrettable que Delcourt – également éditeur d’autres traductions de très bonne tenue des productions mooriennes, dont la dernière en date, &lt;i&gt;Filles perdues&lt;/i&gt;, enchaîne triomphalement depuis l’an dernier les retirages en dépit d’un contenu réservé à un public ‘‘ciblé’’, majeur et très averti –, il est regrettable disais-je, que Delcourt n’ait apparemment pas pensé à ressortir massivement dans les bacs des libraires son édition de &lt;i&gt;Watchmen&lt;/i&gt; à l’occasion de la sortie sur les écrans du film de Zack Snyder, et se soit fait souffler l’idée par les éditions Marvel Panini France, qui ont, elles, ressorti en formats ‘‘économiques’’ (édition souple à 15€, édition cartonnée à 30) la traduction qu’elles avaient produit sur le marché il y a deux ans de ça. Le problème, c’est que cette traduction – dont l’éditeur cache soigneusement le nom du (ou des?) responsable(s), qui n’apparaît nulle part! –, à peu près universellement décriée par les fans, est loin de briller par sa fidélité au texte d’origine! Je ne prétendrai pas l’avoir intégralement lue,  mais quelques ‘‘coups de sonde’’ opérés en librairie en ouvrant le volume au hasard ont suffi à m’en donner un aperçu assez net. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus ahurissant est que ces problèmes de traduction ne concernent pas seulement les passages les plus potentiellement complexes de &lt;i&gt;Watchmen&lt;/i&gt; (même Manchette avait dû se résoudre à cet aveu d’échec du traducteur qu’est la note de bas de page pour signaler les multiples jeux de mots du chapitre 4 sur les différents sens de &lt;i&gt;watch&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;watchmen&lt;/i&gt;). Dans la traduction Panini, des passages qu’il aurait suffi de rendre mot pour mot sont amputés de façon totalement arbitraire ou transformés pour ne garder qu’imprécisément ‘‘l’idée centrale’’ d’une réplique. À titre d’unique exemple donné ici (mais non pas isolé dans l’ouvrage), la réplique de Jon dans les cases reproduites ci-dessus – «&lt;i&gt;You know I can’t let you do that&lt;/i&gt;», qui oppose nettement les choix opérés par les deux personnages («&lt;i&gt;You&lt;/i&gt;»/«&lt;i&gt;I&lt;/i&gt;») et souligne également la pleine conscience qu’a Rorschach («&lt;i&gt;You know&lt;/i&gt;») des conséquences de ces choix (les cases qui suivent sont assez déchirantes...) – se transforme dans cette traduction en un «&lt;i&gt;Il ne saurait en être question&lt;/i&gt;» très général et vaguement transcendant (d’ailleurs plus proche en cela de la logique de Veidt); il ne s’agit certes pas d’un contresens, et le fil de la lecture n’en est pas bousculée, mais pourquoi faire perdre ainsi au texte de sa subtilité, quand un ‘‘Tu sais que je ne peux pas te laisser faire ça’’ tout simplement décalqué de l’original aurait suffi à la rendre??&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste qu’à 15€ le volume, cette traduction, aussi défectueuse soit-elle à y regarder d’un peu près, est une très bonne occasion pour ceux qui ne connaîtraient pas encore l’univers de &lt;i&gt;Watchmen&lt;/i&gt;, de se plonger dedans – quitte à chercher par la suite à avoir accès par d’autres voies à la traduction Manchette, ou à tenter l’aventure de la v.o.!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(À suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img22.imageshack.us/my.php?image=watchmenpourblog09.jpg'&gt;&lt;img src='http://img22.imageshack.us/img22/121/watchmenpourblog09.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Fiche technique&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;Titre: &lt;i&gt;Watchmen&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;Scénario: Alan Moore&lt;br /&gt;Dessin: Dave Gibbons&lt;br /&gt;Parution originale: pré-publication de 1986 à 1987, publication en 1987, DC Comics.&lt;br /&gt;Parution française: traduction Jean-Patrick Manchette, Zenda, 6 volumes de 1987 à 1988, rééditée en 2 volumes en 1992; reprise en 1 volume par Delcourt, coll. «Contrebande», 1998; nouvelle traduction anonyme, Marvel Panini France, coll. «DC Absolute», 2007, réédition 2009, coll. «DC Big Book» et «DC Cult» avec des ‘‘bonus’’ variables d’une collection à l’autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Sera-t-il enfin question du &lt;/i&gt;Chat du rabbin&lt;i&gt; dans le prochain Bocal à Bulles? Joan Sfar se décidera-t-il, d’ailleurs, à nous gratifier enfin du 6e volume annoncé? Vous le saurez... une prochaine fois. En attendant, le prochain billet de ce blog sera consacré à l’adaptation de &lt;/i&gt;Watchmen&lt;i&gt; réalisée par Zack Snyder; quant aux précédents numéros du Bocal, ils sont toujours disponibles &lt;a href="http://lesotdelange.blogspot.com/2006/05/le-bocal-bulles-1-lone-wolf-and-cub.html"&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://lesotdelange.blogspot.com/2007/03/le-bocal-bulles-2-gaston-lagaffe-comme.html"&gt;là&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-4146507141168935972?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/4146507141168935972/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=4146507141168935972&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/4146507141168935972'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/4146507141168935972'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2009/03/le-bocal-bulles-3-watchmen-soit-dit.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-2684636468703533572</id><published>2009-03-15T00:04:00.001+01:00</published><updated>2009-03-15T00:05:21.473+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;Cette nuit sera plus sombre&lt;/b&gt;                                                                                           &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="400" height="323"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/4SR_ygICDKE&amp;hl=fr&amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/4SR_ygICDKE&amp;hl=fr&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="400" height="323"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alain Bashung – 1947-2009 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«La nuit je mens», extrait de l’album &lt;i&gt;Fantaisie militaire&lt;/i&gt;, clip réalisé par Jacques Audiard, 1998.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-2684636468703533572?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/2684636468703533572/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=2684636468703533572&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/2684636468703533572'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/2684636468703533572'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2009/03/cette-nuit-sera-plus-sombre-alain.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-4258207047313897074</id><published>2009-03-14T14:29:00.001+01:00</published><updated>2009-03-14T14:32:35.388+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;La vie est une merveille&lt;/b&gt;                                                                                                 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img18.imageshack.us/my.php?image=19016596.jpg'&gt;&lt;img src='http://img18.imageshack.us/img18/3324/19016596.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nouvelle-Orléans, été 2005. Dans un hôpital assiégé par l’ouragan Katrina, une vieille femme, Daisy, vit ses dernières heures. À sa fille qui la veille elle demande de lui faire la lecture d’un journal intime qu’elle a avec elle, tenu par un certain Benjamin, qui y a consigné le récit de sa vie pour le moins extraordinaire. Car, né en 1918, dans cette même ville de la Nouvelle-Orléans, d’une mère morte en couches et d’un père qui l’a aussitôt abandonné sur les marches d’une maison de retraite, Benjamin Button nourrisson a les rides et les problèmes de santé d’un quasi centenaire. On ne lui prédit pas une longue vie. Et pourtant, de façon étonnante, Benjamin, non seulement vit et grandit, mais &lt;i&gt;rajeunit&lt;/i&gt; au fur et à mesure des années. Lorsqu’il rencontre la jeune Daisy, petite-fille d’une des pensionnaires de l’hospice, son apparence est encore celle d’un vieillard. Mais lorsqu’ils se retrouvent quelques décennies plus tard, les choses ont changé; ils sont tous deux «au milieu de [leurs] vies», pour la première fois coïncident non seulement leurs âges, mais l’apparence de ceux-ci, et peut-être non seulement cette apparence, mais des poids similaires lestant leurs existences: pour l’une, la vie brillante et légère d’une ballerine à la carrière internationale brusquement brisée; pour l’autre, outre l’isolement dû à sa ‘‘particularité’’, la découverte de l’amour, l’expérience de la guerre, la découverte de ses origines... Dès lors, Daisy et Benjamin forment un couple fusionnel et qui pourrait être idéal, si une question ne taraudait ce dernier: combien de temps avant que la ‘‘différence d’âge’’ ne les sépare à nouveau?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img6.imageshack.us/my.php?image=g46801141038156.jpg'&gt;&lt;img src='http://img6.imageshack.us/img6/9138/g46801141038156.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Septième long-métrage de David Fincher, &lt;i&gt;L’Etrange Histoire de Benjamin Button&lt;/i&gt; (en v.o. &lt;i&gt;The Curious Case of Benjamin Button&lt;/i&gt;) n’a &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt; pas grand-chose à voir avec les précédents, exception faite de Brad Pitt, interprète du rôle-titre, qui se retrouve pour la troisième fois devant les caméras du réalisateur de &lt;i&gt;Seven&lt;/i&gt; (1996) et &lt;i&gt;Fight Club&lt;/i&gt; (1999), et exception faite surtout... du talent dudit réalisateur. Pour le reste, pour le fond – en tant que première excursion du réalisateur hors du ‘‘film de genre’’ – comme pour la forme – du côté d’un certain ‘‘classicisme’’ hollywoodien –, la différence avec  le reste de l’œuvre de Fincher peut décontenancer, et je serais tenté d’y voir une des raisons pour lesquelles le film, annoncé de longue date comme un évènement (d’autant que le projet traînait à Hollywood depuis près de quinze ans), n’a pas tout à fait connu le triomphe escompté: boudé aux Oscars où il était donné favori, le film, quoique majoritairement bien accueilli, s’est tout de même aussi attiré un certain nombre de critiques cinglantes (‘‘lourd’’, ‘‘creux’’, ‘‘morbide’’, ‘‘ennuyeux’’, etc.). Mais peu importe finalement. Comme toujours, ce sont les années à venir qui resteront seules juges – et je serais pour ma part prêt à parier que &lt;i&gt;Benjamin Button&lt;/i&gt; est un film aussi marquant sur le long terme qu’il peut l’être pour le spectateur dans l’immédiat de sa projection; une des plus grandes réussites à ce jour d’un réalisateur qui ne compte d’ailleurs guère de baisse de régime en dix-sept ans de carrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img6.imageshack.us/my.php?image=19016597.jpg'&gt;&lt;img src='http://img6.imageshack.us/img6/5474/19016597.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai parlé plus haut de première incursion de Fincher hors du ‘‘cinéma de genre’’, on pourrait objecter qu’il repose sur le postulat fantastique d’un homme évoluant à rebours du cycle biologique normal. Certes, mais il ne fait précisément que cela: &lt;i&gt;reposer&lt;/i&gt; dessus. À proprement parler, je serais d’ailleurs tenté de dire que &lt;i&gt;L’Etrange Histoire de Benjamin Button&lt;/i&gt; ressort plus au registre du &lt;i&gt;merveilleux&lt;/i&gt; que du &lt;i&gt;fantastique&lt;/i&gt;, à en juger par les réactions pour le moins mesurées que suscite chez les différents protagonistes la ‘‘particularité’’ de Benjamin. Quelques autres éléments viendront discrètement le confirmer (les apparitions de l’oiseau-mouche, les noms de certains personnages): nous sommes fondamentalement dans l’univers du conte – dont les ressources sont ici utilisées par Fincher d’une manière qui, soit dit en passant, n’est pas tout-à-fait sans rappeler les productions du Tim Burton de la grande époque. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais là encore, la piste, sans être fausse, n’est pas forcément la plus importante. Très librement inspiré d’une courte nouvelle de Francis Scott Fitzgerald, le film n’en retient – et encore, en y apportant de substantielles modifications – que l’idée essentielle d’un homme traversant la vie à rebours du cycle biologique normal. Mais la grande force de cette &lt;i&gt;Etrange Histoire&lt;/i&gt; (comme de tout conte réussi?) est bien de faire oublier ce caractère merveilleux, support d’un récit qui nous touche de façon beaucoup plus directe, nous parle de nos vies et de nos sentiments, tout au long d’une fresque de deux heures et demi embrassant moins la succession des époques (façon &lt;i&gt;Forrest Gump&lt;/i&gt;, avec qui &lt;i&gt;Benjamin Button&lt;/i&gt; partage le même scénariste Eric Roth) que l’ampleur des existences. En définitive, c’est la vie elle-même, et rien d’autre, qui est une merveille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img6.imageshack.us/my.php?image=19027639.jpg'&gt;&lt;img src='http://img6.imageshack.us/img6/7091/19027639.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la même façon, si l’on nous répète à l’envi que ce film n’aurait pu se faire avant (sauf à coûter des sommes astronomiques pour le moindre plan) du fait de l’évolution des effets spéciaux, ces derniers ont aussi le bon goût de se faire oublier. Ils sont mis au service de l’histoire et non l’inverse. Derrière les maquillages et les artifices numériques, Brad Pitt, qu’on sait capable du meilleur comme du pire, trouve un des meilleurs rôles de sa carrière et fait heureusement oublier tout l’aspect technique du film. Quant à Cate Blanchett, elle confirme une fois de plus qu’elle est une actrice de très grand talent... et la grâce incarnée. Les seconds rôles sont également particulièrement soignés grâce aux prestations de Tilda Swinton, Taraji P. Henson, Julia Ormond, Josh Stewart, Mahershalalhashbaz Ali notamment. À l’image d’un film qui préfère jouer de la retenue et de la pudeur plutôt que de donner dans le tire-larmes à gros violons (signalons d’ailleurs, à ce propos, la discrète et très belle partition du français Eric Desplats), David Fincher quant à lui signe une mise en scène aux images très travaillées, mais qui se démarque de la plupart de ses précédentes réalisations par un évident souci de sobriété qui, loin de nuire à l’efficacité du film, convient ici parfaitement. En définitive, le réalisateur nous offre là un classique; un grand moment de cinéma; et l’occasion de grandes émotions.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-4258207047313897074?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/4258207047313897074/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=4258207047313897074&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/4258207047313897074'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/4258207047313897074'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2009/03/la-vie-est-une-merveille-nouvelle.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-1691554564088102864</id><published>2009-03-02T15:16:00.005+01:00</published><updated>2009-03-02T15:31:03.847+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;J - ...&lt;/b&gt;                                                                       &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«&lt;i&gt;Chacun ses brèves du lundi, et les blogs seront bien remplis.&lt;/i&gt;» Proverbe baroque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img523.imageshack.us/my.php?image=photo2desurprisedelamou.jpg'&gt;&lt;img src='http://img523.imageshack.us/img523/1125/photo2desurprisedelamou.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Conte à rebours&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;Le cap du J-30 a été franchi ce ouiquende. C’est le début de la dernière ligne droite avant les écrits de l’agrégation, sauf à ce que la menace de démission collective brandie par les enseignants-chercheurs ne perturbe la donne, mais j’en doute. Bon, je vous le dis tout de suite: si pour la dissertation, ça pouvait tomber sur Voltaire, ça m’arrangerait. Ou à tout le moins sur un auteur des derniers siècles, Hugo ou Bernanos. Le hic, c’est que depuis le début de l’année, je vois venir Théophile de Viau. Aïe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;i&gt;En ménage&lt;/i&gt; ment&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;Une activité qui prend du temps à un moment où il vaudrait mieux ne pas trop en perdre, c’est l’emménagement et l’aménagement dans l’appartement lyonnais. Si le premier est officiellement effectif depuis deux mois, le second ... euh, bon, disons que ça y est presque. La semaine dernière, j’ai profité des vacances pour monter en voiture, parce que les magasins de meubles genre Ikea ou Conforama, il faut pouvoir aller les chercher dans le Grand Extérieur, loin là-bas en rase campagne, où la main de l’homme n’a jamais mis le pied (disons-le clairement: ça n’est presque plus la civilisation). Et une fois sur place, comment faire pour les ramener, lesdits meubles, quand on a qu’une vaillante (mais) petite 205? Eh bien, on peut louer sur place une camionnette, c’est moins cher que si le magasin livre lui-même. Sauf que quand vous en réservez une pour 17h (avec l’espoir d’en profiter pour passer par la même occasion récupérer des choses avec dans un autre magasin), mais que vous devez attendre jusqu’à 18h45 parce qu’il y a eu une panne, signez ici, mais, oh, vous savez que vous ne pourrez jamais revenir avant la fermeture à 19h30, oui mademoiselle c’est ce que j’ai essayé de vous dire déjà tout-à-l’heure, et c’est parti pour un aller-retour à conduire cette péniche dans la nuit, les embouteillages de l’heure de pointe un soir de match, les aléas d’un trajet dans une ville que j’aime beaucoup mais la perfection n’est pas de ce monde et parmi les quelques imperfections de Lyon la signalisation, diantre, c’est pas leur fort, et comment je fais ensuite, ben vous rendez les clés au vigile et vous reviendrez payer demain, bien sûr, le lendemain c’est reparti, 18h, je paye, très bien (moins cher que prévu, en dédommagement, faut le reconnaître), et ensuite rendez-vous avec ma douce, après sa journée de travail à elle, dans l’autre magasin, le suédois là, où on nous a dit qu’on pouvait aussi récupérer une camionnette sans besoin de réservation, sauf que, ah mais non on vous a pas dit, à cette heure-ci on ne loue plus car les gens ne pourraient pas la ramener à  l’heure, alors on fait quoi, maintenant, et en plus à cette heure-ci pas la peine d’escompter rallier Lyon à temps pour la messe des cendres... Bilan: plus de huit heures réparties sur les journées de mardi et mercredi pour parvenir à ramener un lit deux places acheté le samedi après-midi. Par contre, on est très bien dedans. Ou en tout cas on y a très bien été entre mercredi soir et vendredi matin, et on y sera à nouveau bien début avril, quand nous reviendrons sur Lyon, après le stage de ma compagne et mes épreuves d’agreg’. Finalement, on s’occupera de l’achat des étagères du séjour à ce moment-là...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href='http://img218.imageshack.us/my.php?image=photo2desurprisedelamou.jpg'&gt;&lt;img src='http://img218.imageshack.us/img218/1125/photo2desurprisedelamou.jpg' border='0' alt='Image Hosted by ImageShack.us'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Marivaux forever&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;Avec tout ça, ce blog tourne décidément au ralenti. Pas beaucoup d’occasions de sortir (toujours pas eu le temps d’aller voir le dernier Fincher et je crois que je vais renoncer à l’Aronofsky, bientôt trois mois que je n’ai plus mis les pieds dans une salle de ciné, au secours!!), et quand occasion il y a, pas le temps d’en parler aussi longuement que je le voudrais, même à la faveur de l’arrivée d’Internet dans l’appartement lyonnais il y a une semaine. Alors juste en quelques mots, je voudrais chaudement recommander, si d’aucuns ont encore la possibilité de la voir (ça doit tourner dans la région), la mise en scène, que j’ai pu voir au Théâtre Gyptis à Marseille à la mi-février, de &lt;i&gt;La Seconde Surprise de l’Amour&lt;/i&gt; de Marivaux par Alexandra Tobelaim (photos ci-dessus), et en profiter pour envoyer un énorme merci à cette dernière et à sa troupe. Je me demande très sérieusement depuis quelques temps (on met son sérieux où on peut) si Marivaux n’est pas l’un des dramaturges les plus difficiles à mettre en scène qui soit. Les particularités de son théâtre en ont fait une cible de choix tant pour l’académisme plan-plan que, depuis quelques décennies, pour le n’importe quoi institué, et j’ai à son propos, dans ma petite carrière de spectateur, plus de souvenirs douloureux que positifs. Quand une réussite se présente, ne fût-elle pas exactement parfaite, il convient de la saluer d’autant plus. Et quand le principal défaut s’avère être un surplus, en l’espèce un surplus d’enthousiasme qui malmène un peu la délicate mécanique marivaldienne (manifestant un peu trop et trop vite des choses qui devraient rester plus en filigrane)  mais fait au final plutôt plaisir à voir, surtout de la part de jeunes acteurs s’engageant dans ce répertoire, on est d’autant plus enclin à passer dessus. Opérant un rapprochement, par-dessus 280 ans de distance, avec &lt;i&gt;Douleur exquise&lt;/i&gt; de Sophie Calle, sur le même thème de la douleur du deuil amoureux et de son progressif effacement, Alexandra Tobelaim souligne, sans la forcer, la modernité de la pièce de Marivaux (assurément un de ses chefs-d’œuvre, peut-être bien ma pièce préférée parmi celles que je connais de lui). Une réussite d’autant plus réjouissante que les commentaires enthousiastes que j’ai entendus, en quittant la salle, en provenance d’un public lycéen présent en nombre ce soir-là et qu’on n’imagine pas forcément immédiatement réceptif à une œuvre comme celle de Marivaux, m’ont bien remonté le moral quant à mes perspectives d’avenir sur le plan professionnel. Et croyez-moi, par les temps qui courent, ça  n’est pas du luxe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;And now for something completely delirant&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;Pour terminer ce billet, je vous laisse avec des vidéos d’un duo américain, Igudesman &amp; Joo, tout juste découvert avec la banane via le forum mentionné dans la colonne d’à côté. &lt;i&gt;Enjoy&lt;/i&gt;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="400" height="245"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/d_LV6dWcFaw&amp;hl=fr&amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/d_LV6dWcFaw&amp;hl=fr&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="400" height="245"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;“&lt;i&gt;Where is the Remote Control?&lt;/i&gt;” (où est la télécommande?), avec en prime la participation de Gidon Kremer et de son Kremerata Baltica... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="400" height="323"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/vvlCu1_noTc&amp;hl=fr&amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/vvlCu1_noTc&amp;hl=fr&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="400" height="323"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;Quand Mozart rencontre James Bond...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="400" height="323"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/QKZITB_r8t0&amp;hl=fr&amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/QKZITB_r8t0&amp;hl=fr&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="400" height="323"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;Quand le violoniste rencontre un problème...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’autres vidéos à trouver notamment &lt;a href="http://www.igudesmanandjoo.com/default.asp?show=page&amp;id=2327"&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.igudesmanandjoo.com/default.asp?show=page&amp;id=2347"&gt;là&lt;/a&gt;, avec entre autres joyeusetés des Beatles baroquisés, Gloria Gaynor russifiée, une leçon de piano complètement frappée et la preuve presque scientifique que Rachmaninov avait de grandes mains, sur leur site officiel &lt;i&gt;A little nightmare music&lt;/i&gt;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_______&lt;br /&gt;P.S.: je n’arriverai probablement pas à trouver le temps, avant la sortie sur les écrans, mercredi, de son adaptation réalisée par Zack Snyder, de vous glisser quelques mots au sujet de  &lt;i&gt;Watchmen&lt;/i&gt; d’Alan Moore et Dave Gibbons, mais promis, je vais essayer de le faire sans que ça prenne deux semaines.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-1691554564088102864?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/1691554564088102864/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=1691554564088102864&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/1691554564088102864'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/1691554564088102864'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2009/03/j.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-3165080121851262338</id><published>2009-02-19T00:52:00.000+01:00</published><updated>2009-02-19T00:53:31.607+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;«&lt;i&gt;Belles personnes&lt;/i&gt;» en réunion&lt;/b&gt;                                                                               &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img214.imageshack.us/img214/7585/img3852mm3.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 23 février 2006, Nicolas Sarkozy en campagne déclarait à Lyon: «&lt;i&gt;Dans la fonction publique, il faut en finir avec la pression des concours et des examens. L’autre jour, je m’amusais, on s’amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d’attaché d’administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d’interroger les concurrents sur &lt;/i&gt;La Princesse de Clèves&lt;i&gt;. Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu’elle pensait de &lt;/i&gt;La Princesse de Clèves&lt;i&gt;... Imaginez un peu le spectacle! En tout cas, je l’ai lu il y a tellement longtemps qu’il y a de fortes chances que j’aie raté l’examen!&lt;/i&gt;» &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img9.imageshack.us/img9/3397/img3821hh6.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 4 avril 2008, à Paris, devenu entre temps Président de la République (paraît-il, parce que quand je le vois à la télé il m’arrive d’avoir des doutes, mais passons), il récidivait alors que, vantant le caractère «&lt;i&gt;profondément respectueu&lt;/i&gt;[x]» de son action «&lt;i&gt;à l’endroit de la fonction publique&lt;/i&gt;» lors de ses «&lt;i&gt;32 ans de vie politique&lt;/i&gt;», il se fendait soudain d’une remarque «&lt;i&gt;sur la reconnaissance du mérite, sur la valorisation de l’expérience, sur la possibilité pour quelqu’un d’assumer sa promotion professionnelle sans passer un concours ou faire réciter par cœur &lt;/i&gt;La Princesse de Clèves&lt;i&gt;!&lt;/i&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img299.imageshack.us/img299/6696/img3829yl4.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au mois de juillet suivant, c’est dans un centre de vacances de Loire-Atlantique (et devant les caméras des services de l’Elysée) que le chef de l’Etat se lançait dans cette bizarre bafouille: «&lt;i&gt;Lorsqu’on passe des concours administratifs dans un parcours, au mérite, on doit tenir compte me semble-t-il du fait que, si y a deux candidats y en a un qui a fait quinze ans de service de bénévolat en association, et l’autre qu’a rien fait on le critique pas, on le critique pas, mais ça doit donner des points de plus à celui qui a fait du bénévolat pour les autres. Quand même, je veux dire en termes de richesse humaine, d’engagement au service des autres, pourquoi on en tiendrait pas compte? Ça vaut autant que de savoir par cœur &lt;/i&gt;La Princesse de Clèves&lt;i&gt;. Enfin, j’ai rien contre, mais enfin... bon  enfin... parce que j’avais beaucoup souffert sur elle...&lt;/i&gt;». Formulation pour le moins troublante, surtout de la part d’un homme qui avait également déclaré durant sa campagne électorale que «&lt;i&gt;Connais-toi toi-même&lt;/i&gt;» est la phrase la plus idiote qu’on ait jamais écrite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img413.imageshack.us/img413/3059/img3827kw3.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, début décembre, dans un article du Figaro, c’est par la voix d’André Santini que s’exprimait «&lt;i&gt;la volonté du président&lt;/i&gt;» de voir les épreuves de culture générale de certains concours administratifs, marque d’un «&lt;i&gt;académisme ridicule&lt;/i&gt;», supprimées au profit de «&lt;i&gt;questions de bon sens&lt;/i&gt;». Et de nous apprendre que la secrétaire du président, fonctionnaire de catégorie C, avait échoué à un concours interne parce qu’elle ne savait qui a écrit &lt;i&gt;La Princesse de Clèves&lt;/i&gt;, «&lt;i&gt;un sujet qui divise jusqu’aux spécialistes&lt;/i&gt;» selon André Santini (ce sont les spécialistes qui ont dû être surpris de l’apprendre!!).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img413.imageshack.us/img413/9531/img3835pv4.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si de la part de Sarkozy le mépris affiché pour la culture lorsqu’elle n’est pas brillante, blingante, sonnante et trébuchante, ainsi que pour «&lt;i&gt;la guichetière&lt;/i&gt;» qui se voit dénier le droit à une vie intellectuelle supérieure à celle d’une huître ou de Steevy Boulay, n’a rien de véritablement étonnant, ce bizarre acharnement sur un texte publié en 1678 a tout de même de quoi intriguer. On peut spéculer sur ses causes: traumatisme scolaire? réaction épidermique à un certain état de perfection classique d’une langue que notre grand orateur ne manque pas une occasion de massacrer? aversion profonde pour un personnage qui ne cède pas à ses pulsions? Quoi qu’il en soit, l’obsession présidentielle a conféré au roman de Marie-Madeleine de Lafayette un caractère subversif plutôt étonnant si l’on y songe (son caractère scandaleux semblant &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt; loin derrière lui), et une place symbolique de choix dans la résistance que les milieux de l’enseignement secondaire et supérieur opposent depuis des mois aux projets de réforme ineptes et destructeurs signés Xavier Darcos et Valérie Pécresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img230.imageshack.us/img230/905/img3826jo1.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Ci-dessus un homme jeune, noir (‘‘issu de l’immigration’’?), et capable de réciter par cœur deux pages de &lt;i&gt;La Princesse de Clèves&lt;/i&gt;: un bon profil d’ennemi public n°1.]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img18.imageshack.us/img18/8990/img3837qh7.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est dans ce cadre qu’ont fleuri cette semaine à travers la France des ‘‘lectures-marathons’’: lundi à Paris devant le Panthéon, ainsi qu’à Tours, mardi à Avignon, aujourd’hui à Aix et à Poitiers, demain jeudi à Grenoble, des gens se sont donné rendez-vous et se sont relayé pour lire à voix haute le roman de Mme de Lafayette (compter un peu plus de 6h de lecture), confrérie de «&lt;i&gt;‘‘sadiques ou imbéciles’’, qui avouent avoir lu &lt;/i&gt;La Princesse de Clèves&lt;i&gt;, y avoir pris du plaisir, et avoir cherché à le faire partager&lt;/i&gt;» comme le proclamait le panneau posé sur la place de l’Hôtel de Ville par le Comité Lafayette du Pays d’Aix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img21.imageshack.us/img21/4687/img3834bf8.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’aurais pas le ridicule d’entonner un ‘‘Sarkozy, t’es foutu, Marie-Madeleine est dans la rue’’. Tout au plus peut-on espérer que la nuée de moucherons aura causé quelques démangeaisons au lion (pour emprunter une image à un contemporain de notre auteure, que notre dirigeant ne doit guère goûter non plus, j’imagine).  Il n’empêche. Quand bien même le chorus stéréophonique n’aura-t-il été qu’un bourdonnement désagréable aux oreilles de l’omni-président, ce serait toujours ça de pris. Ça, et la satisfaction d’observer cette mobilisation incongrue derrière un texte vieux de plus de trois siècles, inactuel et donc intempestif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img14.imageshack.us/img14/118/img3831gc3.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne prétendrais pas qu’il y avait une foule gigantesque cet après-midi à Aix pour participer et assister à cette lecture collective et publique. On était loin des proportions de l’évènement devant le Panthéon la veille, quelques centaines de kilomètres plus au nord. Mais plusieurs passants se sont arrêtés, et parfois un long moment. En dehors d’un vieux qui nous a tourné autour pendant plus d’une heure, nous criant de temps en temps que c’était ‘‘chiant’’ et que nous avions l’air d’une ‘‘secte’’,  les réactions semblaient plutôt bonnes. Sympathie, connivence, pour certains retrouvailles avec un texte. Parfois arides il est vrai, pas toujours adaptés à ce mode de diffusion (surtout au début, certaines considérations sur la cour et les intrigues aristocratiques ont du mal à passer!), les mots de Mme de Lafayette opéraient parfois dans toute leur magie. – Me rappelant, toute proportion gardé, certain passage du &lt;i&gt;Livre de l’Intranquillité&lt;/i&gt; de Pessoa remis en mémoire le mois dernier par un autre blog, mais ceci est une autre histoire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img12.imageshack.us/img12/2950/img3842xq7.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le plus frappant dans ce rassemblement était la diversité de ses acteurs. Diversité d’âge comme d’origine, se reflétant aussi de façon amusante dans la diversité des éditions apportées par chacun et de leur degré d’usure. Lycéens ou retraités, étudiants, enseignants, ou simples ‘‘amateurs’’, ceux qui se sont relayés du début de l’après-midi à la nuit tombé pour prêter leur voix à la Princesse, à son époux, au duc de Nemours et à la comtesse de Lafayette elle-même venaient de tous les horizons, témoignant que le plaisir pris à la lecture d’un texte, fût-il vieux de trois siècles, sans rapport avec l’actualité (ni avec la personne de Nicolas Sarkozy), et d’un accès effectivement un tout petit peu plus ardu que le Marc Lévy moyen, n’était pas l’affaire que d’un groupuscule de fossiles. De ceux qui sont confortablement planqués à ne rien faire (bien entendu) dans des universités où ils sont rentrés parce qu’«&lt;i&gt;il y a de la lumière&lt;/i&gt;» et que «&lt;i&gt;c’est chauffé&lt;/i&gt;» (si seulement...). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img8.imageshack.us/img8/4617/img3845nj3.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette semaine de lectures ne changera pas la face du monde, ni celle du pays. Ceux-ci ont d’ailleurs d’autres problèmes, pour lesquels Mme de Lafayette ne peut objectivement rien. Les sentiments qu’exprime le texte de &lt;i&gt;La Princesse de Clèves&lt;/i&gt; (par exemple et entre autres) et ceux qu’il fait ressentir sont-ils dérisoires par rapport au contexte social, économique, géopolitique, ou offrent-ils à chacun de nous la possibilité d’une transcendance, fût-elle fugitive? À chacun de se prononcer là-dessus pour son propre compte. À mon avis, toutefois, cela valait, cela vaut le coup d’attirer quelques regards dessus. «&lt;i&gt;Belles personnes&lt;/i&gt;» de tout le pays, unissez-vous; «&lt;i&gt;sadiques&lt;/i&gt;» et «&lt;i&gt;imbéciles&lt;/i&gt;», montrez-vous: les étranges obsessions du petit-chef de l’Etat auront au moins servi à cela. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img3.imageshack.us/img3/9656/img3858hy2.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS: depuis quelques jours circule sur la toile un astucieux pastiche dû à la plume d’un maître de conférence de l’université de Toulouse-Le Mirail; je vous en livre les savoureuses premières lignes: «&lt;i&gt;La magnificence et l’économie n’ont jamais paru en France avec tant d’éclat que dans les dernières années du règne de Nicolas premier. Ce prince était galant, mobile et amoureux; quoique sa passion pour la vitesse eût commencé il y avait plus de vingt ans, elle n’en était pas moins violente, et il n’en donnait pas des témoignages moins éclatants.&lt;/i&gt;» Par ailleurs, une revue de presse de l’évènement (au moins dans sa version parisienne) est accessible chez &lt;a href="http://www.fabula.org/actualites/article29064.php"&gt;Fabula&lt;/a&gt;. Quant au roman de Mme de Lafayette, il est en vente dans toutes les bonnes librairies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img26.imageshack.us/img26/2226/img3850qd8.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-3165080121851262338?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/3165080121851262338/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=3165080121851262338&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/3165080121851262338'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/3165080121851262338'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2009/02/belles-personnes-en-reunion-le-23.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-309704020914259713</id><published>2009-02-02T15:46:00.002+01:00</published><updated>2009-02-02T15:55:22.138+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;Espace indécent&lt;/b&gt;                                                                                                         &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.bdangouleme.com/maison_close/include/room/1/images/image05.jpg"&gt;&lt;img src="http://img523.imageshack.us/img523/2674/image05zc7.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="width:220px;height:55px;"&gt;&lt;object width="220" height="55"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=970697&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=970697&amp;colorBackground=0x525252&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Betty Page n’est plus, Donald Westlake est mort, Patrick McGoohan s’est définitivement évadé et Andrew Wieth est parti rejoindre le monde de Christina; allez vous sentir bien après une telle série. Heureusement, voilà que nous arrive d’Angoulême l’occasion de nous offrir (même pas de nous payer!) quelques heures de bonheur et de fou rire résolument ‘‘politiquement incorrect’’! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dupuy et Berbérian, parrains de la 36e édition du festival international de BD qui s’est tenue en fin de semaine, ont en effet rappelés sous les drapeaux un autre duo, les sieurs Ruppert et Mulot, déjà responsables l’an dernier d’un tournoi de bras de fer entre dessinateurs dont se souviennent sûrement pas mal d’internautes! Apparemment jamais à cours d’une idée foireuse, ces deux louches individus n’ont rien trouvé de mieux que d’ouvrir à Angoulême une ‘‘&lt;i&gt;maison close&lt;/i&gt;’’ dans laquelle faire officier un certain nombre de dessinatrices. Une initiative qui n’a évidemment pas manqué de créer sa petite polémique: c’est donc l’association Artemisia (oui, Artemisia, comme...) (y en a qui doutent de rien), association «Pour la promotion de la bande dessinée féminine», qui s’y est collée, car on peut toujours compter sur une ligue de gardien(ne)s de la vertu pour mettre les godillots dans le plat et témoigner d’autant de subtilité qu’un régiment de chars soviétique débarquant à Prague un été 68. À leur décharge (sans mauvais jeu de mots, promis), il est vrai que l’initiative des deux compères ne prétend pas briller &lt;i&gt;d’abord&lt;/i&gt; par sa finesse, et qu’il vaut mieux ne pas être réfractaire au gros trash qui tâche pour s’aventurer dans les &lt;a href="http://www.bdangouleme.com/maison_close/"&gt;locaux virtuels&lt;/a&gt; de leur petite entreprise! Pour les autres (adultes consentants à l’âme point trop sensible), foncez-y, je ne sais pas combien de temps les lieux resteront accessibles, et ce serait à mon avis dommage de passer à côté!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.bdangouleme.com/maison_close/include/room/3/images/image65.jpg"&gt;&lt;img src="http://img166.imageshack.us/img166/6350/image65hd4.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre les deux ‘‘tenanciers’’, ce sont plus de vingt-cinq artistes, français ou étrangers, qui se croisent dans – ou aux alentours de – cet univers étrange et déjanté, chacun se chargeant de dessiner son propre personnage dans le décor proposé. Côté dames, douze dessinatrices, parmi lesquelles Lisa Mandel (d’ailleurs récompensée cette année, pour l’album &lt;i&gt;Esthétique et filatures&lt;/i&gt; dont elle a signé le scénario et Tanxx le dessin, du prix... de l’association Artemisia!), Anouk Ricard, Fanny Dalle Rive, Anna Sommer, Nadja, Catherine Meurisse ou encore Lucie Durbiano, ont accepté de se retrouver logées à l’enseigne Ruppert&amp;Mulot, non sans s’étonner régulièrement de s’être laissées embarquer dans ce «plan pourrave» (tu m’étonnes!); douze, ou plutôt onze, puisque ‘‘Julie Berbérèse’’ n’est autre que Charles Berbérian lui-même, travesti au moyen d’une perruque! Côté ‘‘clients’’, il y a aussi du beau linge qui défile, à défaut de se montrer à son avantage: de Frantico à Sébastien Lumineau, et de Guy Delisle à Tom Gauld... Certains ne font que passer, jouant les guest stars, comme Zep, d’autres, comme Lewis Trondheim promu vigile (peu efficace) de l’établissement (dont il finira par provoquer accidentellement la destruction!), imposent leur présence tout au long de l’aventure. Emile Bravo se retrouve mêlé à une histoire de virus causant de monstrueuses mutations – où semblent se mêler des références au &lt;i&gt;Voyage de Chihiro&lt;/i&gt; de Miyazaki et à &lt;i&gt;La Bête&lt;/i&gt; de Borowczyk! –, Boulet connaît lui aussi de très étranges métamorphoses, Killofer joue les hommes des cavernes, et Frederik Peeters les hommes invisibles dans un remake scatologique du &lt;i&gt;Parfum de l’invisible&lt;/i&gt; de Manara, avant que tout cela ne s’achève finalement en queue de poisson (ou plus exactement de dauphin) par les bons soins de Morgan Navarro!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.bdangouleme.com/maison_close/include/room/2/images/image75a59.jpg"&gt;&lt;img src="http://img300.imageshack.us/img300/3933/image75a59wq6.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce foutoir héneaurme et hors normes, «qui respir[e] le stupre et la petite vérole» mais surtout le délire le plus débridé, circulent également des valises, l’une pleine de billets de banque, l’autre au contenu plus affriolant; une ancienne lauréate du Grand Prix gît derrière un sopha; une trappe derrière le comptoir donne accès à un ‘‘musée de l’érotisme’’ où sont exposées les ‘‘œuvres’’ des artistes impliqués dans le projet (dont un Trondheim... abstrait!), une odeur nauséabonde flotte dans l’air, des personnages indésirables tentent de forcer la porte, les toilettes deviennent le théâtre des plus improbables rencontres tandis que les patrons se livrent à de sombres trafics... Si chaque ‘‘fille’’ du &lt;a href="http://www.bdangouleme.com/maison_close/maison-close,hall.html"&gt;hall&lt;/a&gt; de ‘‘l’établissement’’ permet d’accéder à une ‘‘room’’, c’est-à-dire à un strip, de longueur variable, il apparaît rapidement que ceux-ci ne sont pas parfaitement indépendants. Les situations reviennent, d’autres éléments se dévoilent et s’ajoutent pour révéler derrière une scène apparemment absurde... eh bien... quelque chose d’encore plus absurde, en fait, au fur et à mesure que se croisent les routes (et les styles graphiques) des alter-égos des auteurs. J’ignore dans quelle mesure cela relève du cadavre exquis élaboré entre ces messieurs et ces dames, et dans quelle mesure d’un scénario ou à tout le moins d’un canevas prévu à l’avance (mais par qui?) – toujours est-il que cet aspect rajoute encore au côté hautement réjouissant de l’entreprise, qui flirte carrément, par moments, avec le plus authentique surréalisme!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.bdangouleme.com/maison_close/include/room/11/images/image37.jpg"&gt;&lt;img src="http://img299.imageshack.us/img299/35/lecartonquiparlels9.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si on pouvait dans leur écriture percevoir une once du second degré (même lorsqu’ils se voudraient écrits au troisième) qu’ils ne décèlent visiblement pas dans l’entreprise chapeautée par Ruppert et Mulot, certains des textes polémiques qu’elle a inspiré vaudraient également leur tonnage de gaz hilarant. Le grand prix de la bêtise revient sans doute à un texte indigné mais surtout haineux finement intitulé «Fesse-tival d’Angoulême et maison close», écrit à quatre mains par Chantal Montellier et Moni Grégo, dont je suis à peu près sûr qu’il ramène le féminisme de plusieurs décennies en arrière plus sûrement que la ‘‘maison close’’ en question: «&lt;i&gt;pourquoi pas cette année des dessinatrices aux seins nus? Pourquoi ne pas ajouter une fellation à la dédicace? Et aussi quelques cabines derrières les tables des marchands? Les plus âgées des bédéastes pourraient être recyclées en sous-maîtresses? Enfin, j’aurais une chance de trouver une place dans ce festival à défaut d’y voir exposer mes œuvres trop ‘‘radicales’’ paraît-il.&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;C’est bien connu, au fond nous désirons toutes, nous les femmes, nous faire mettre par des chauves imbéciles ou sucer des bites de vieux bedonnants ridicules contre de l’argent car ce n’est même pas un travail, que du bonheur, que du plaisir! Oui, nous rêvons toutes d’être ces bêtes de bordel, coquines, sexy, abandonnées à notre mac, notre maître. &lt;/i&gt;[...] &lt;i&gt;Il faut nous dresser, nous battre car si on ne sait pas pourquoi, les hommes le savent... Bien que très malines, fourbes, cupides et perverses, nous avons un QI d’huître. Quand il n’y aura plus de genre féminin sur terre, les hommes respireront, ils seront enfin libres!&lt;/i&gt;». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.bdangouleme.com/maison_close/include/room/0/images/image8.jpg"&gt;&lt;img src="http://img167.imageshack.us/img167/5234/florencecestacspotoc0.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Beaunez, quant à elle, après avoir précisé en préambule qu’elle a (elle?) «&lt;i&gt;tout regardé&lt;/i&gt;», trouve que «&lt;i&gt;cette idée&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;fait écho à un climat fasciste&lt;/i&gt;» (rien que ça), «&lt;i&gt;avec des masques, de la lâcheté, du sado-masochisme, une façade irréprochable&lt;/i&gt;», avant de conclure, s’interrogeant sur ce qu’elle aurait pu faire à l’intérieur de cette ‘‘maison close’’ si on l’avait invité à y officier: «&lt;i&gt;le lieu en soi est déjà pourri &lt;/i&gt;–&lt;i&gt; un peu comme Angoulême &lt;/i&gt;–&lt;i&gt; alors...&lt;/i&gt;». Ailleurs sur le blog de l’association Artemisia, la même s’interroge gravement sur le sort réservé à Florence Cestac, tandis qu’une certaine Johanna tente une lecture ‘‘lacanienne’’ que je vous laisse aller retrouver pour la savourer dans son intégralité si le cœur vous en dit. En définitive, l’association a eu la bonne idée de... rendre la parole aux dessinatrices impliquées, ce qui a permis de largement relativiser les choses: constatons en effet que non seulement personnes ne les a obligé à participer au projet, mais que, comme d’ailleurs on aurait pu s’y attendre, ce sont elles qui en sortent le plus grandies! Organisant, pour la plupart, la résistance en milieu hostile, elles ne contribuent pas peu à dynamiter allègrement toute velléité machiste potentielle – et, surtout, à répandre le délire ambiant! Projet d’un mauvais goût certes indéniable mais parfaitement assumé et affirmé, invitant à de vastes éclats de rire rabelaisien, la dernière création du duo Ruppert &amp; Mulot est à visiter d’urgence tant est bourrée de talents cette ‘‘maison close’’ d’anthologie. Peuplée de potaches et peuplée de fous, elle sera dernière à rester debout, ou alors c’est que je me mélange les pinceaux dans les références.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.bdangouleme.com/maison_close/include/room/7/images/image61.jpg"&gt;&lt;img src="http://img167.imageshack.us/img167/9387/image61ty5.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-309704020914259713?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/309704020914259713/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=309704020914259713&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/309704020914259713'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/309704020914259713'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2009/02/espace-indecent-betty-page-nest-plus.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-4634377140171276412</id><published>2009-01-21T00:03:00.002+01:00</published><updated>2009-01-21T00:17:04.399+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;Poésie sous paroles&lt;/b&gt;                                                                                                      &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ayant déjà versé dans l’obamania au moment de l’élection proprement dite, je m’abstiendrai d’en trop rajouter à l’issue de cette journée d’investiture. Les deux millions de spectateurs et quelques qui se sont massés à Washington par des températures négatives sont de toute façon un meilleur indicateur (parmi d’autres possibles), du caractère historique de la journée pour les USA, et dans une certaine mesure pour le reste du monde, que tout ce que je pourrais balbutier en ces humbles lieux.  Reste à voir l’œuvre qui s’accomplira.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me contenterai de souligner juste deux choses, une positive, une plus négative, qui m’auront marqué cette après-midi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première n’est pas vraiment une découverte, mais la cérémonie m’a donné à nouveau l’occasion d’en être frappé. Il s’agit du lien que les Américains entretiennent avec leur Constitution. Je trouve des plus réjouissants que non seulement l’unité politique mais aussi historique des Etats-Unis, et en définitive l’&lt;i&gt;identité&lt;/i&gt; même des Américains, soient définies par leur attachement indéfectible aux mots écrits sur une feuille de papier datant du XVIIIe siècle (ce dernier point ne me rendant la chose que plus sympathique, vous vous en doutez, quoique je sois moins touché par ladite Constitution que par la Déclaration d’indépendance qui lui est d’une dizaine d’années antérieure, et dont je vous invite à aller relire l’admirable prose dans la &lt;a href="http://fr.wikisource.org/wiki/D%C3%A9claration_unanime_des_treize_%C3%89tats_unis_d%E2%80%99Am%C3%A9rique"&gt;traduction française&lt;/a&gt; effectuée par Jefferson lui-même: «&lt;i&gt;Nous tenons pour évidentes pour elles-mêmes les vérités suivantes: tous les hommes sont créés égaux; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur.»&lt;/i&gt;...). J’ai dit ‘‘des plus réjouissants’’, mais je pourrais dire aussi: des plus admirables. &lt;i&gt;A fortiori&lt;/i&gt; si l’on considère en contrepoint l’attitude, vis-à-vis de &lt;i&gt;notre&lt;/i&gt; Constitution (certes bien plus récente), de notre prince-président qui semble la considérer comme une espèce de chiffon gênant qu’une bande de vieux barbons rétrogrades ne lui laisse pas ignorer aussi facilement qu’il le voudrait, mais je m’égare.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La deuxième chose qui m’a marqué, de façon plus négative cette fois-ci, est un certain détail dans le traitement télévisuel de cette cérémonie par le service audiovisuel public, j’ai nommé la chaîne France 2 &lt;i&gt;via&lt;/i&gt; laquelle j’ai suivi l’évènement. Passons rapidement sur le choix des invités commentateurs: j’aurais aimé entendre plus Pap N’Diaye (et moins Bernard-Henri Lévy), plus Ted Stanger (et moins Hubert Védrine), et on aurait à mon avis pu faire l’économie de la grotesque séquence finale avec Bernard Kouchner. Mais tel est le jeu télévisuel. Passons sur les errements du traducteur, qu’il a fallu remplacer en plein discours tant le résultat tenait du massacre, ce qui est plutôt dommage étant donné les qualités d’orateur de Barack Obama. Appelons ça les aléas du direct. Non, ce qui m’a vraiment énervé, c’est le traitement des ‘‘intermèdes’’ entre les parties strictement politiques de l’évènement. Aretha Franklin, chante: faisons silence pour l’écouter. Très bien, je n’ai rien à redire et me contente de frissonner à l’écoute de la voix, certes cassée, en piteux état, mais toujours diablement émouvante, de la diva de la soul. On annonce qu’un quatuor (constitué d’Itzhak Perlman au violon, de Yo-Yo Ma au violoncelle, de Gabriela Montero au piano et d’Anthony McGill à la clarinette) va interpréter de la musique de type ‘‘classique’’, en l’espèce une composition originale pour l’évènement de John Williams: les commentateurs continuent de parler pendant deux bonnes minutes avant de laisser le spectateur entendre cette musique-&lt;i&gt;là&lt;/i&gt;. Enfin, on annonce une poétesse, Elizabeth Alexander, venue lire un poème là encore spécialement composé pour l’occasion. Que place soit faite à la poésie dans un tel contexte (après vérification, seuls Kennedy et Clinton avaient eux aussi donné cette place à des poètes lorsqu’ils ont prêté serment) est quelque chose d’assez admirable, m’a-t-il semblé. Il faut croire qu’il n’en était pas de même pour les gens de chez France 2, qui ont saisi l’occasion pour reprendre leur bavardage, ignorant la voix de la poétesse; non seulement l’idée de proposer une traduction de son texte ne les a semble-t-il pas effleuré, mais pas un mot n’a été dit au sujet de son contenu ni de son auteure. Vous avez dit ‘‘différence culturelle’’?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux qui ne visiteraient pas systématiquement les liens proposés ci-contre et en particulier le blog de Pierre Assouline, et qui s’intéresseraient aux rapports de Barack Obama avec Elizabeth Alexander, peuvent aller lire cet &lt;a href="http://passouline.blog.lemonde.fr/2009/01/20/obama-aussi-accorde-lasile-poetique/"&gt;intéressant billet&lt;/a&gt;. Et si quelqu’un trouve quelque part sur la toile une retranscription du poème qui fut prononcé, ce que je ne suis pas parvenu à faire, je lui serais infiniment reconnaissant de me le signaler en commentaire. Merci d’avance.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-4634377140171276412?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/4634377140171276412/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=4634377140171276412&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/4634377140171276412'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/4634377140171276412'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2009/01/posie-sous-paroles-ayant-dj-vers-dans.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-2826834601778077033</id><published>2009-01-12T22:47:00.002+01:00</published><updated>2009-01-14T22:31:56.493+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;Passion glaciale&lt;/b&gt;                                                                                                                      &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://img101.imageshack.us/img101/7963/p762004ur9.jpg" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Parvenu à ce point de ma lecture, j’essayai de me rappeler le chasseur que j’avais croisé cinq mois auparavant, alors que je me promenais sur l’étroit sentier sinueux, entre les cèdres, tout près, en effet, du petit village thermal situé au pied du mont Amagi dans la presqu’île d’Izu. Mais je  ne trouvai rien de frappant dans mes souvenirs, sinon l’impression confuse que, de ce chasseur vu de dos, se dégageait un étrange sentiment de solitude. Quant aux détails physiques et vestimentaires, ils ne me revenaient pas à l’esprit avec assez de précision.&lt;br /&gt;D’ailleurs, je n’avais pas observé l’homme avec une attention particulière. J’avais été frappé simplement par le fait que l’homme qui venait vers moi dans l’air glacé de ce matin d’hiver commençant, le fusil sur l’épaule et la pipe à la bouche, contrairement aux chasseurs ordinaires, portait sur toute sa personne quelque chose de contemplatif. Malgré moi, je m’étais retourné pour le regarder, après que nous nous fûmes croisés, et je l’avais vu quitter le sentier, obliquer en direction de la montagne couverte d’arbuste et commencer de gravir lentement la pente raide, en prenant soin d’équilibrer son poids à chaque pas comme s’il eût craint de glisser. C’est à cet instant, en observant cette silhouette qui s’éloignait, que j’avais ressenti, comme je l’avais écrit plus tard, une impression d’isolement.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sollicité par un ancien camarade d’école, un écrivain japonais accepte de donner à une revue spécialisée sur la chasse un poème sur le sujet, en dépit de son peu de goût pour cette pratique. S’attendant à obtenir en réponse au texte finalement livré, au pire plaintes et protestations, au mieux indifférence et silencieux mépris, c’est en définitive un courrier d’un homme prétendant s’appeler Josuke Misugi qu’il reçoit. Celui-ci dit s’être reconnu comme la source d’inspiration du personnage de chasseur à l’allure mélancolique, fugitivement croisé par l’auteur, décrit dans le poème. Bien qu’«&lt;i&gt;il&lt;/i&gt; [lui] &lt;i&gt;semble qu’un homme est bien fou de vouloir qu’un autre le comprenne&lt;/i&gt;», le chasseur envoie au poète les trois lettres qu’il venait de recevoir peu avant cette ‘‘rencontre’’, explication de son attitude et démonstration &lt;i&gt;a posteriori&lt;/i&gt; de la clairvoyance de l’intuition poétique. Trois lettres consécutives à la mort d’une femme qui était sa maîtresse depuis treize ans, et respectivement écrites par Shoko, la fille de celle-ci, Midori, sa cousine, épouse légitime de Josuke, et enfin par elle-même, Saïko. Trois lettres qui éclairent chacune d’un jour différent une liaison adultère pas si secrète que le croyaient ses protagonistes, et surtout lèvent le voile sur les ignorances et les incompréhensions qui se sont installés entre chacun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paru au Japon en 1949, deux ans après que son auteur se fut fait connaître du public par l’obtention du prix Akutagawa pour son recueil de nouvelles &lt;i&gt;Combats de taureaux&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Le Fusil de chasse&lt;/i&gt; assit définitivement la position dans le monde des lettres nippones de Yashushi Inoué (1907-1991) et le fit connaître hors des frontières de son pays. Ce court roman – avec ses 80 pages, il s’agit de ce point de vue d’une lecture idéale à glisser entre une dissertation sur Voltaire et une version latine (par exemple!) un jour où l’on est bloqué chez soi par d’épaisses couches de neige paralysant toute la région –, ce court roman, disais-je, reste, soixante ans plus tard, l’un des plus populaires de l’écrivain. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les trois lettres qui se succèdent font découvrir trois personnalités très différentes, bien individualisées, d’ailleurs, par l’écriture – preuve que le roman épistolaire n’a pas dit son dernier mot intéressant au XVIIIe siècle –, et trois regards sur les mêmes évènements, se recoupant parfois, ou éclairant leurs zones d’ombres mutuelles. De ce point de vue, la construction de l’ensemble est plutôt efficace, le lecteur découvrant au fur et à mesure l’ampleur du désastre que les personnages ont tous contribué à patiemment tisser, au long d’un lent naufrage dans le cours duquel seul le fameux fusil du titre aurait peut-être pu, à un moment donné, apporter une solution ou du moins une possibilité d’inflexion, de changement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela dit, j’hésiterais grandement à parler de chef-d’œuvre comme semblent le faire nombre de lecteurs de ce &lt;i&gt;Fusil de chasse&lt;/i&gt;, et &lt;i&gt;a fortiori&lt;/i&gt; à souscrire au jugement de la quatrième de couverture qui nous vend le texte comme «l’une des plus belles histoires d’amour de la littérature contemporaine»! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aucune fatalité ne condamne un livre parlant de vie(s) ratée(s) à être un ratage en lui-même. Que le ratage narré soit celui des relations de personnages tous globalement antipathiques, la chose n’est pas là encore pas sans exemple de réussites sur le plan littéraire, encore qu’elle demande une capacité d’écriture encore supérieure pour garder le lecteur avec soi. Prétendre émouvoir ledit lecteur avec le ratage des relations de ces personnages antipathiques, là les choses commencent vraiment à tenir du tour de force, et Inoué, à mon sens, ne réalise pas celui-ci. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me demande dans quelle mesure notre méconnaissance d’une littérature étrangère dans son ensemble peut jouer dans l’appréciation d’une œuvre qui en est issu. Bien sûr, il y aura toujours le texte fabuleux qui nous parlera directement au cœur et à l’esprit, mais quand ce n’est pas le cas? Je veux dire: si je trouve un texte français un peu supérieur à la moyenne sans être transcendant pour autant, je peux toujours me dire quelque chose comme ‘‘bah, c’est déjà bien mieux que du Amélie Nothomb...’’, alors que ma connaissance relativement réduite de la littérature japonaise, pour l’exemple qui nous préoccupe, ne me donnera comme points de comparaison que des ‘‘références’’ potentiellement écrasantes – car, à côté d’un Kawabata ou d’un Mishima, Inoué et son &lt;i&gt;Fusil de chasse &lt;/i&gt;ne m’ont guère donné l’impression de pouvoir rivaliser...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le Fusil de chasse&lt;/i&gt; se lit plutôt bien et n’est pas du tout inintéressant (sans quoi, 80 pages ou pas, j’aurai posé le livre avant la fin et serai passé à autre chose), mais si je l’ai lu sans déplaisir, ce fut aussi sans émotion particulière. Peut-être – la chose ne semble pas impossible – sa petite musique me poursuivra-t-elle et me fera-t-elle revoir mon jugement d’aujourd’hui. Il se peut aussi que je ne sois pas actuellement dans les meilleures dispositions d’esprit pour l’apprécier. De toute façon, je retenterai probablement ma chance avec Inoué une autre fois – sans doute avec &lt;i&gt;Le Maître de thé&lt;/i&gt;, à l’autre bout de sa production. En attendant, l’année débute dans le froid et la fatigue, j’ai l’impression que mon travail universitaire n’a quasiment pas avancé depuis la veille des vacances de Noël alors que nous sommes à presque mi-janvier, j’ai très peu dormi ce week-end, notamment à cause du fait que ma compagne a des problèmes que je ne peux rien faire pour contribuer à arranger, qu’elle est à nouveau à plusieurs centaines de kilomètres de moi et semble décidée à ne me donner aucune nouvelle ni même de signe de vie, et j’écris un billet sur un roman japonais plutôt déprimant en écoutant des œuvres pour quatuor à cordes de Webern. M’est avis que le spleen ne va pas s’arranger tout de suite...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img167.imageshack.us/img167/5793/inouefusildechassecp0.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yasushi Inoué, &lt;i&gt;Le Fusil de chasse&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ryoju&lt;/i&gt;, 1949), traduction de Sadamichi Yokoo, Sanford Goldstein et Gisèle Bernier: Stock / Livre de Poche, «Biblio», 1992. Illustration: estampe de Tsukioka Yoshitoshi, extraite de la série des &lt;i&gt;Cent-un aspects de la lune&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Tsuki hyakkei&lt;/i&gt;), 1886.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-2826834601778077033?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/2826834601778077033/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=2826834601778077033&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/2826834601778077033'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/2826834601778077033'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2009/01/passion-glaciale-parvenu-ce-point-de-ma.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-1560071956139212099</id><published>2009-01-01T11:25:00.001+01:00</published><updated>2009-01-01T11:25:38.947+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;Bonne année à tous&lt;/b&gt;                                                                                                          &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img504.imageshack.us/img504/1974/boubat02dl8.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Premier rêve de l’année –&lt;br /&gt;au fond de la forêt &lt;br /&gt;le cerisier d’antan&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ozawa Minoru (1956-), extrait de l’anthologie &lt;i&gt;Haïkus du XXe siècle&lt;/i&gt;, traduction de Corinne Atlan et Zéno Bianu. Photographie d’Edouard Boubat, Parc de Sceaux, Paris, 1983.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-1560071956139212099?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/1560071956139212099/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=1560071956139212099&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/1560071956139212099'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/1560071956139212099'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2009/01/bonne-anne-tous-premier-rve-de-lanne-au.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-2022895676009684141</id><published>2008-12-30T01:35:00.002+01:00</published><updated>2008-12-30T01:56:14.813+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;Une lecture au grand galop&lt;/b&gt;                                                                                               &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img509.imageshack.us/img509/3782/toussaintdubreuil001ww2.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Il se trouvait dans une chambre avec des meubles de bois sculpté, avec une tapisserie à personnages et un plafond peint. Ces personnages, tenant des fleurs, portant des piques, semblaient, des murailles contre lesquelles ils s’agitaient, monter au plafond par des chemins mystérieux. Entre les deux fenêtres, un portrait de femme était placé, éclatant de lumière, seulement il semblait à Bussy que le cadre de ce portrait n’était autre chose que le chambranle d’une porte. Bussy, immobile, fixé sur son lit comme par un pouvoir supérieur, privé de tous ses mouvements, ayant perdu toutes ses facultés, exceptée celle de voir, regardait tous ces personnages d’un œil terne, admirant les fades sourires de ceux qui portaient des fleurs et les grotesques colères de ceux qui portaient des épées. Avait-il déjà vu ces personnages ou les voyait-il pour la première fois? C’est ce qu’il ne pouvait préciser, tant sa tête était alourdie.&lt;br /&gt;Tout à coup la femme du portrait se détacha du cadre, et une adorable créature, vêtue d’une longue robe de laine blanche, comme celle que portent les anges, avec des cheveux tombant sur ses épaules, avec des yeux noirs comme du jais, avec de longs cils veloutés, avec une peau sous laquelle il lui semblait voir circuler le sang qui la teintait de rose, s’avança vers lui. Cette femme était si prodigieusement belle, ses bras étendus étaient si attrayants, que Bussy fit un violent effort pour aller se jeter à ses pieds. Mais il semblait retenu à son lit par des liens pareils à ceux qui retiennent le cadavre au tombeau, tandis que, dédaigneuse de la terre, l’âme immatérielle monte au ciel.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce billet sera court, surtout au regard de l’ampleur du roman qu’il entend évoquer, mais entre la recherche du futur appartement-lyonnais-à-deux, le cortège des fêtes de fin d’années et les préparatifs du déménagement/emménagement dans le susdit appartement, sans même parler du travail sur l’agrégation encore et toujours et de quelques temps de loisir à côté, il fallait choisir entre revoir à la baisse mes prétentions scripturaires ou y renoncer et abandonner, comme tant d’autres, ce texte dans un état larvaire et dans un coin de mon disque dur. Sans plus attendre, entrons donc dans le vif du sujet – et &lt;i&gt;vif&lt;/i&gt; est le mot quand Dumas est aux manettes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paris, 1578. Six ans après les massacres de la Saint-Barthélemy, les oppositions entre catholiques et protestants semblent moins occuper les esprits de la noblesse que la rivalité larvée entre le roi, Henri III, et son frère, François d’Anjou. À la sortie d’un bal où, fidèle à son habitude, il n’a guère lésiné sur les provocations, Bussy, partisan du second, est attaqué dans une ruelle sombre par cinq favoris du premier. Grièvement blessé, il ne doit son salut qu’à l’intervention d’une dame inconnue qui le recueille semi-inconscient, le fait soigner par un médecin amené sur place les yeux bandés, puis le fait déposer en pleine rue, où il se réveille au matin. Cherchant à retrouver cette femme et à éclaircir les énigmes qui l’entourent, Bussy découvre que celle-ci est convoitée par le duc d’Anjou, et liée par des ressorts mystérieux à un autre aristocrate, le sinistre grand veneur Bryan de Monsoreau – lequel se trouve, par ailleurs, impliqué au plus haut niveau dans une conspiration menée par le clan des Guise pour prendre la tête du royaume et mener une politique religieusement intégriste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce en prévision de la diffusion annoncée sur France 2 de la désormais-à-nouveau traditionnelle adaptation annuelle en téléfilm d’un classique de la littérature, qui se trouve cette année être &lt;i&gt;La Dame de Monsoreau&lt;/i&gt; d’Alexandre Dumas, que Gallimard vient de ressortir en poche (grosse poche...) ce roman achevé en 1846, dans une édition procurée par Janine Garrisson? Quoi qu’il en soit, coïncidence ou pas, c’est une occasion dont il convient de profiter pour redécouvrir ce roman de notre titan du roman historique du XIXe siècle, texte plus connu que d’autres (&lt;i&gt;Le Trou de l’Enfer: Dieu dispose&lt;/i&gt; que Claude Schopp vient d’éditer chez Phébus m’a tout l’air de valoir qu’on se penche aussi sur son cas), mais moins que certains, au sein de la pléthorique production dumasienne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La Dame de Monsoreau&lt;/i&gt; se présente comme la continuation de &lt;i&gt;La Reine Margot&lt;/i&gt;, publié l’année précédente, au sein d’un triptyque consacré à la cour des Valois qui sera conclu un peu plus tard par &lt;i&gt;Les Quarante-cinq&lt;/i&gt;.  Sur la plan narratif cependant, nul besoin, pour aborder le deuxième, d’avoir lu le premier – ce que je vous conseille néanmoins de faire, mais uniquement parce que &lt;i&gt;La Reine Margot&lt;/i&gt; est l’un des chefs-d’œuvre de son auteur et de notre littérature. Les deux intrigues sont parfaitement indépendantes; seuls une poignée d’éléments épars et très allusifs (que Mme Garrisson ne prend d’ailleurs pas même la peine d’expliciter en notes) relatifs au sort de La Môle et Coconas et à l’empoisonnement, imputé par Dumas, de Charles IX, rappellent le contenu du premier roman dans le second. En revanche, je serais assez tenté de voir dans celui-ci une sorte de double lumineux de celui-là. La formule n’est peut-être pas très  heureuse – ne serait-ce que parce que &lt;i&gt;La Dame de Monsoreau&lt;/i&gt; s’achève bel et bien dans un épouvantable déluge de coups d’épée et de trahisons! –, mais la tonalité générale me semble tout de même en être, dans l’ensemble, nettement plus ‘‘heureuse’’ (justement), en comparaison du vaste psychodrame de ténèbres et de sang dont &lt;i&gt;La Reine Margot&lt;/i&gt; m’a laissé le souvenir. De l’un à l’autre, on retrouve des motifs (à commencer par celui du combattant blessé recueilli dans l’appartement d’une dame), mais retravaillés dans un sens plus positif, plus léger, voire carrément comique: la «soirée de la Ligue» qui ouvre la quatrième partie du roman semble ainsi une parodie grotesque de la Saint-Barthélemy, de laquelle l’un des favoris du roi ressort teint en bleu des pieds à la tête! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques repentirs tardifs en ouverture de chapitres («&lt;i&gt;Bussy avait eu le temps, avant de tomber, de passer son mouchoir sous sa chemise, et de boucler le ceinturon de son épée par-dessus, ce qui avait fait une espèce de bandage&lt;/i&gt; [...]»; «&lt;i&gt;Chicot, en passant le froc du moine, avait pris une précaution importante, c’était de doubler l’épaisseur de ses épaules par l’habile disposition de son manteau et des autres vêtements que la robe rendait inutile&lt;/i&gt; [...]»), des dialogues un peu trop visiblement tirés à la ligne, des répétitions inutiles, attestent ça et là que Dumas n’était pas totalement à l’aise avec l’ahurissant rythme de production imposé par le patron du &lt;i&gt;Constitutionnel&lt;/i&gt;, le périodique qui publia la &lt;i&gt;Dame&lt;/i&gt;, puisque c’est quotidiennement (tous les soirs à 19h) que Dumas était sommé d’envoyer ses pages à l’imprimerie! Dans de telles conditions, on passera volontiers sur ces menus détails pour apprécier d’autant plus l’art consommé avec lequel notre auteur entremêle tous les fils d’un récit complexe, où tout développement narratif, aussi gratuit puisse-t-il apparaître de prime abord, se trouve toujours exploité dans la cohérence de l’ensemble, le tout en emmenant le lecteur au grand galop à travers son épais volume et sa forêt de chapitres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le roman entremêle deux plans: celui que Dumas présente à un moment comme sa «&lt;i&gt;partie épique&lt;/i&gt;», historique, dont l’action, comme celle de &lt;i&gt;La Reine Margot&lt;/i&gt;, se déploie au sein ou à proximité immédiate des plus hauts cercles de pouvoir, auprès de François d’Anjou, d’Henri III et de ses ‘‘mignons’’,  mais plan dominé en fait par la figure du bouffon gentilhomme Chicot, ami fidèle (et critique) du roi, plus clairvoyant que lui, et traversant les complots pour l’en délivrer sans négliger pour autant le soin de certaines affaires personnelles; et ce que l’on pourrait appeler les ‘‘scènes de la vie privée’’ centrée sur les amours contrariées de Diane de Méridor et de Bussy. Celui-ci apparaît comme un concentré idéal de toutes les qualités du héros selon le cœur de Dumas: courageux jusqu’à la limite de la témérité, bon vivant, léger dans ses actions mais fidèle en sa passion, flamboyant en toute occasion, fier et incarnant les valeurs et vertus de l’aristocratie sans pour autant regarder aux positions sociales lorsqu’il s’agit de reconnaître la valeur d’un homme et de lui accorder son amitié (comme l’attestent ses relations quasi-fraternelles avec l’humble médecin Remy-le-Haudouin, et &lt;i&gt;a contrario&lt;/i&gt; le mépris de plus en plus profond dans lequel il tient le duc d’Anjou). Autour d’eux gravitent maint autres personnages, fournissant en un volume tout une petite comédie humaine sur fond de décor Renaissance: il faudrait encore parler du frère Gorenflot, moine rabelaisien que les évènements transforment bien malgré lui et presque à son insu en meneur de la Ligue; de la galerie des mignons, Quélus, Schomberg, d’Epernon, d’O, Maugiron, décrits d’abord avec rosserie puis gagnant petit à petit en panache (pour certains d’entre eux du moins); ou encore de François et Jeanne de Saint-Luc, lumineux «époux amants» qui parviennent à vivre leur amour en liberté, loin des obligations et compromissions de la cour, comme un contrepoint idéal et une respiration...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On trouve de tout ou presque dans &lt;i&gt;La Dame de Monsoreau&lt;/i&gt;: des chevauchées à travers la France et des intrigues de corridor, de l’amour absolu passant outre les conventions («&lt;i&gt;Aimer Bussy, c’était sa logique; – n’être qu’à Bussy, c’était sa morale; – frissonner de tout son corps au simple contact de sa main effleurée, c’était sa métaphysique.&lt;/i&gt;») et des affrontements épiques et sanglants, du latin de cuisine («&lt;i&gt;Ne nos inducas in tentationem, et libera nos ab advocatis&lt;/i&gt;»!) et de gourmandes évocations culinaires, sous l’enseigne de la Corne-d’Abondance, qu’on n’imaginerait nulle part ailleurs mieux servies que sous la plume de Dumas, des descriptions de la vie courtisane d’une réjouissante vacherie («&lt;i&gt;la cour de voyage du roi Henri &lt;/i&gt;[...]&lt;i&gt; se composait &lt;/i&gt;[...]&lt;i&gt; de son médecin Marc Miron, de son chapelain, &lt;/i&gt;[...]&lt;i&gt; de son fou Chicot, notre vieille connaissance, des cinq ou six mignons en faveur, &lt;/i&gt;[...]&lt;i&gt;, d’une paire de grands chiens lévriers qui, au milieu de tout ce monde, assis, couché, debout, agenouillé, accoudait, glissaient leurs longues têtes de serpents&lt;/i&gt;[...]») ou même une leçon de politique déguisée en considérations sur le jeu d’échecs, que j’aurais aussi bien pu reproduire en ouverture de ce billet, mais que je vous laisse le soin et le plaisir de découvrir par vous-mêmes... Ajoutons encore qu’en bon romancier romantique, Dumas mêle quasi-constamment le sublime et le grotesque, et ne dédaigne pas l’héritage du roman ‘‘gothique’’ (voir par exemple l’assez saisissante séquence des ligueurs conjurés se réunissant de nuit sous des déguisements de moines dans l’église Saint-Etienne-du-Mont).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ecrit à un rythme invraisemblable, comme signalé plus haut, &lt;i&gt;La Dame de Monsoreau&lt;/i&gt; en porte l’empreinte moins par ses quelques imperfections que par le rythme dévorant auquel le lecteur se retrouve emporté. Sans tout à fait rivaliser avec des chefs-d’œuvre comme &lt;i&gt;Le Comte de Monte-Cristo&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;La Reine Margot&lt;/i&gt;, pour prendre des exemples dans la production de Dumas à la même période, nous avons là un texte des plus plaisants qui se dévore d’une traite sans pour autant se laisser aussitôt oublier. Hautement recommandable pour terminer les vacances de Noël, ou entamer d’un bon pied le début d’année 2009!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img509.imageshack.us/img509/6730/51uukjnzujlnz9.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alexandre Dumas, &lt;i&gt;La Dame de Monsoreau&lt;/i&gt; (1846), édition de Janine Garrisson: Gallimard, «Folio classique», 2008. Illustration: Toussaint Dubreuil, &lt;i&gt;Hyante et Climène à leur toilette&lt;/i&gt; (détail), fin XVIe siècle.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-2022895676009684141?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/2022895676009684141/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=2022895676009684141&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/2022895676009684141'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/2022895676009684141'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2008/12/une-lecture-au-grand-galop-il-se.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-6626342305448996588</id><published>2008-12-17T01:01:00.001+01:00</published><updated>2008-12-17T01:01:48.794+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;La maison hantée au croisement des mondes&lt;/b&gt;                                                                       &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img209.imageshack.us/img209/9178/psychosemaison1lb3.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La maison n’était qu’un nœud de ténèbres&lt;br /&gt;Reviens veux-tu bien nos pas recroiser&lt;br /&gt;A-t-elle toujours ses volets funèbres&lt;br /&gt;L’escalier de pierre aux marches brisées&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dis tu t’en souviens de l’enclos des murs&lt;br /&gt;Où les lys avaient follement fleuri&lt;br /&gt;La ronce y poussait dont saignaient les mûres&lt;br /&gt;Nous rêvions alors y chercher abri&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’y revois toujours ta robe légère&lt;br /&gt;Repassons le seuil en vain condamné&lt;br /&gt;Retrouver ici l’odeur passagère&lt;br /&gt;Qui remonte à nous du fond des années&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je trace ton nom sur le figuier mâle&lt;br /&gt;Qui a ce parfum des corps entr’aimés&lt;br /&gt;Ton nom va grandir dans l’écorce pâle&lt;br /&gt;Avec l’arbre et l’ombre au jardin fermé&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu à peu perdant la forme des lettres&lt;br /&gt;Qu’il s’écarte donc comme font les plaies&lt;br /&gt;Illisible alors au passant peut-être&lt;br /&gt;Ce cri de soleil dont je t’appelais&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les mots que l’on dit sur les lèvres meurent&lt;br /&gt;Le sens qu’ils portaient s’éteint lentement&lt;br /&gt;Il faut apprécier que rien n’en demeure&lt;br /&gt;Les baisers sont seuls partis les amants&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne t’ai donné qu’un chant périssable&lt;br /&gt;Comme était ce cœur pourtant qui battit&lt;br /&gt;Ah mon triste amour mon château de sable&lt;br /&gt;Les baisers sont seuls les amants partis&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Louis Aragon, &lt;i&gt;Le Fou d’Elsa&lt;/i&gt;, «Chari’ (Le figuier)», 1963. Photogramme: &lt;i&gt;Psychose&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Psycho&lt;/i&gt;) d’Alfred Hitchcock, 1960.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-6626342305448996588?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/6626342305448996588/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=6626342305448996588&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/6626342305448996588'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/6626342305448996588'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2008/12/la-maison-hante-au-croisement-des.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-9133365388763818079</id><published>2008-12-13T00:16:00.001+01:00</published><updated>2008-12-13T00:16:27.443+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;Redémarrage(s) en côte&lt;/b&gt;                                                                                                    &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img176.imageshack.us/img176/7296/18989316fl4.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon. Après avoir parlé de la place de Sade dans un magazine sur la littérature, d’exposition d’art japonais ancien et de série documentaire sur la christianisation de l’empire romain, il est grand temps de faire quelque chose pour remonter les statistiques de ce blog (vœu tout théorique, n’ayant toujours pas retrouvé l’accès d’icelles), voire peut-être même faire revenir des commentateurs. Sans plus de transition, passons donc au dernier Bond, et je parle bien de James, pas d’Edward! À l’annonce de sa nomination pour réaliser le vingt-deuxième opus ‘‘officiel’’ de la franchise, le réalisateur Marc Forster a fait part de son étonnement, soulignant notamment qu’il n’avait jamais été fan de James Bond. Eh bien, &lt;i&gt;ça se voit&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non que tout soit à jeter dans &lt;i&gt;Quantum of Solace&lt;/i&gt;, sorti en (ô combien) grande pompe sur les écrans il y a quelques semaines. Tout n’est pas à louer non plus, loin s’en faut. Disons que le film possède son lot de faiblesses (dont certaines particulièrement irritantes il est vrai) et de forces. Mais le fait de succéder immédiatement à l’excellent redémarrage à zéro de la saga qu’avait proposé Martin Campbell en 2006 avec &lt;i&gt;Casino Royale&lt;/i&gt;, remettant pour la seconde fois la pendule Bond à l’heure du monde actuel après &lt;i&gt;GoldenEye&lt;/i&gt; (1995), n’est pas sans conséquences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Point sans doute nodal de l’affaire, je n’arrive pas à me décider quant à savoir si le choix d’avoir placé ce film dans la continuité directe, temporellement parlant en tout cas, de &lt;i&gt;Casino Royale&lt;/i&gt; est la meilleure ou la plus mauvaise idée du film. &lt;i&gt;Quantum of Solace&lt;/i&gt; démarre en effet – sur les chapeaux de roue (j’y reviendrai) – quelques minutes après la fin pour le moins marquante du précédent opus. Scandale pour pas mal d’&lt;i&gt;aficionados&lt;/i&gt; et surtout folie pour les &lt;i&gt;majors&lt;/i&gt;, cette fin (ou non-fin) qui laissait délibérément dans l’ombre tout un pan des ressorts de l’intrigue – j’avoue n’avoir même compris tout de suite (mais avec quel plaisir alors!) d’où ‘‘sortait’’ ce personnage que Bond venait ‘‘rencontrer’’ à la fin – semblait souligner que l’intérêt du film résidait moins dans le déroulement d’une intrigue d’espionnage, comme nécessairement incompréhensible dans un monde de faux-semblants, mais bien dans la genèse du personnage de Bond lui-même et son avènement en tant que super-agent à l’efficacité inversement proportionnelle à sa capacité d’accéder aux sentiments réels. Si l’on n’en sait en fait guère plus à la fin de &lt;i&gt;Quantum of Solace&lt;/i&gt;, on aura cette fois du moins compris que ce n’est que partie remise et qu’il ne s’agit guère que d’étendre sur plusieurs épisodes (peut-être les quatre pour lesquels a signé l’acteur Daniel Craig?) la pleine exposition et résolution de ce ‘‘hors champ’’.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img525.imageshack.us/img525/2483/18997119ek9.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme le Chiffre se révélait finalement l’être dans &lt;i&gt;Casino Royale&lt;/i&gt;, Dominic Greene (Matthieu Amalric, un peu cabotin mais comme il convient à cet univers), le méchant du présent film, n’est donc qu’un pion dans le jeu d’une organisation criminelle aussi vaste et puissante qu’elle est invisible, Quantum, dont l’existence et une partie des capacités nous sont cette fois solennellement révélés dès les premières minutes du métrage. En somme, il s’agit là d’une version ‘‘améliorée’’ (et appréciable, après tout, à ce titre) du bon vieux SPECTRE des premiers films: à la suite de &lt;i&gt;Casino Royale&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Quantum of Solace&lt;/i&gt; prend simplement acte d’une perception du monde désormais plus complexe où la conscience des multiples ramifications souterraines, économiques ou politiques, qu’implique tout acte de grande ampleur ne se résout pas immédiatement ni tout à fait sans difficulté dans une binarité manichéenne ‘‘Bien vs. Mal’’ (n’en déplaise au président sortant des Zétazunis). En somme, si Pierce Brosnan était le premier 007 post-chute du bloc soviétique, Daniel Craig est le premier post-11 septembre. Ce postulat posé, on peut sans trop de remord s’abandonner à une intrigue qui nous balade, au prix de quelques invraisemblances qu’on est après tout bien prêt à lui passer (bon, c’est un James Bond, quoi!), de financement de coup d’Etat en programmation de catastrophe écologique et de spéculations financières en corruption politicarde, sur les pas d’un Daniel Craig jouant l’animal-blessé-et-d’autant-plus-dangereux avec un certain charisme – celui-ci nous semblât-il un peu diminué tout de même par rapport à sa précédente incarnation du personnage...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’où vient-il alors, ce sentiment de légère amertume qui  nous saisit malgré tout, nous empêchant de goûter &lt;i&gt;Quantum of Solace&lt;/i&gt; pour le pur produit de divertissement à gros budget et grands effets qu’il est, et de passer à autre chose?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img177.imageshack.us/img177/9006/18997166xi8.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premièrement, à la différence d’un Martin Campbell, solide artisan de l’univers de l’&lt;i&gt;entertainment&lt;/i&gt;, suffisamment sûr de ses effets pour se permettre certaines transgressions du code, Marc Forster, lui, ne sait visiblement pas trop ce qu’il fait là et, du coup (si je puis dire), se cogne à presque tous les panneaux qui se présentent à gauche comme à droite. Là où &lt;i&gt;Casino Royale&lt;/i&gt; parvenait à maintenir la tension pendant une part non négligeable de sa durée rien qu’en nous clouant autour d’une table de tournoi de poker, &lt;i&gt;Quantum of Solace&lt;/i&gt; s’ouvre sur une succession de scènes d’action qui se voudraient trépidantes mais ne sont qu’épuisantes, renouant de façon paroxystique avec la mode, qu’on espérait passée depuis quelques années pourtant, du montage frénétique à la combien-je-peux-te-fourguer-de-plans-dans-une-seconde. Le résultat est non seulement illisible à l’écran quant au déroulement de l’action (je n’ai absolument rien compris de ce qui se passe dans cette verrerie siennoise), mais physiquement lassant (et dangereux pour les épileptiques), ce qui ne met pas dans les meilleurs dispositions pour la suite, quand bien même celle-ci relève-t-elle le niveau. &lt;i&gt;A contrario&lt;/i&gt;, lorsque Bond et sa ‘‘partenaire’’ Camille (Olga Kurylenko) errent dans un désert sud-américain et assistent à des scènes de misère montrant la détresse de villageois face à une eau venant à manquer, Forster se la joue soudain réalisateur ‘‘oscarisable’’ qui ne mange pas de ce pain-là, et donne l’impression de se racheter une conscience à coups de pathos hors de propos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais surtout, la saga James Bond repose en grande partie sur un principe – et un plaisir – de la &lt;i&gt;variation&lt;/i&gt;, et c’est sur celui-ci que Marc Forster fait presque totalement l’impasse. Tout film estampillé 007 se doit de fournir un certain nombre de scènes (la visite du labo), d’accessoires (le smoking, l’Aston Martin, les gadgets), de répliques («Bond, James Bond», «Au shaker, pas à la cuiller», etc.), de ficelles scénaristiques (les James Bond girls, celle qui couche mais trahit et la gentille qui ne cède qu’à la fin), quasiment immuables et avec lesquels il s’agit de jouer. Ce qu’encore une fois, Martin Campbell était parfaitement parvenu à faire dans sa présentation de la ‘‘naissance’’ du personnage – où l’art de transformer une brute épaisse en chemise hawaïenne en &lt;i&gt;so british&lt;/i&gt; gentleman costard-cravaté, roulant en Aston Martin, buvant sa vodka-martini au-shaker-pas-à-la-cuiller (etc.) ... et prêt à tuer de sang-froid sans manifester la moindre émotion. En somme, Campbell appliquait parfaitement les codes les uns après les autres, donnant au spectateur le plaisir du clin d’œil, tout en réalisant sans doute le film le plus original de toute la saga Bond. Or, smoking mis à part, pas un seul de ces éléments liés au personnage ne subsiste dans &lt;i&gt;Quantum of Solace&lt;/i&gt;, ce qui est tout de même un comble. À ce niveau-là, ce n’est plus jouer avec les règles du jeu, c’est faire exploser le casino (et puisqu’on parle des règles du jeu, j’adore Judi Dench, mais bon sang que fait M sur tous les théâtres d’opération maintenant??!). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img154.imageshack.us/img154/1063/18997154w434hq80oi7.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le seul clin d’œil que s’autorise le réalisateur est de positionner un corps exactement comme celui de Jill Masterson dans l’une des plus célèbres séquences de &lt;i&gt;Goldfinger&lt;/i&gt; (1964), le pétrole remplaçant ici l’or. Les indéniables bonnes idées que Forster réussit, pour le coup, à intégrer dans sa mise en scène passés les errements des premières minutes – comme par exemple la séquence à l’Opéra, avec la mise en abyme de l’artificialité et des jeux de représentation qu’elle suppose, ou la scène d’action rythmée par l’autodestruction progressive de l’hôtel dans le désert –, ne parviennent ainsi pas tout à fait à évacuer un sentiment de léger désappointement dont la cause pourrait bien être formulée ainsi: James Bond, dans ce film, donne l’impression de n’être plus James Bond (ou si peu), mais plutôt, dans un curieux effet de renversement, une sorte de Jason Bourne &lt;i&gt;bis&lt;/i&gt;. Par contrecoup, le personnage de Mathis (Giancarlo Giannini), ‘‘récupéré’’ du précédent film, se voit ici doté d’une épaisseur qu’il n’avait objectivement pas dans celui-là, au point d’apparaître comme le plus sympathique du film: quelque chose comme le témoin désabusé d’une époque révolue. Bond, lui, semble empêtré dans le poids d’un passé cinématographique qu’il ne parvient pas (plus?) à retourner en atout: si &lt;i&gt;Casino Royale&lt;/i&gt; était parvenu avec succès à inscrire le personnage dans la modernité des nouvelles normes du genre, le film de Marc Forster, en voulant aller plus loin, constitue paradoxalement une régression – quasiment comparable, à sa manière, à celle qu’avait constitué le pathétique &lt;i&gt;Demain ne meurt jamais&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Tomorrow never dies&lt;/i&gt;) après &lt;i&gt;GoldenEye&lt;/i&gt; – et donne un sale coup de vieux au personnage. En cherchant à gommer les marques de sa singularité, &lt;i&gt;Quantum of Solace&lt;/i&gt; aboutit au contraire à manifester en creux un certain ‘‘anachronisme’’ foncier du personnage à l’ère des Bourne et des Jack Bauer, pas loin de le renvoyer, sa renaissance à peine effectuée, au statut de ‘‘fossile’’ que M ne cessait d’accuser Bond d’être dans la série des films interprétés par Pierce Brosnan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La frustration est d’autant plus grande qu’une autre comparaison ne peut pas ne pas venir à l’esprit, avec une autre saga qui avait éprouvé au même moment le besoin de s’offrir un nouveau départ à zéro: celle de Batman, sous l’égide de Christopher Nolan, resté quant à lui aux commandes (et qui semble d’ailleurs parti pour nous tourner une trilogie). &lt;i&gt;Casino Royale&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Batman begins&lt;/i&gt; avaient nombre de traits communs, à commencer par leur parti pris de raconter la ‘‘naissance’’ de leur héros et la constitution des éléments emblématiques de leur ‘‘identité’’. Renouant avec la veine sombre de la saga après les délires nazebroques de Joël Schumacher, et original dans son approche ‘‘réaliste’’ – on dirait volontiers évhémériste – de la mythologie &lt;i&gt;comics&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Batman begins&lt;/i&gt; était un film fort prometteur, mais qui laissait encore une impression d’inabouti, et pas aussi réussi ‘‘en soi’’ que son équivalent james-bondien. Mais le &lt;i&gt;Dark Knight&lt;/i&gt; sorti cet été a indéniablement fait reprendre l’avantage au justicier masqué de Gotham City.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img183.imageshack.us/img183/5296/18960311gd2.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, il est évident que la démarche de Nolan quant au traitement de l’aspect ‘‘traditionnel’’ de son héros est à l’opposé de celle de Forster. Là où ce dernier tend à gommer la singularité du personnage et se trouve en retour comme ‘‘encombré’’ de ce qui résiste malgré tout à ce traitement, l’approche réaliste de Nolan conduit &lt;i&gt;a contrario&lt;/i&gt; à une concentration sur les traits saillants de cet univers, épurant autour de ses lignes de force et situant dès lors le récit directement à son niveau &lt;i&gt;archétypique&lt;/i&gt; – on se souviendra à ce titre de la convocation des archétypes de Jung par l’Epouvantail (Cillian Murphy), le psychiatre criminel, dans le précédent opus. Par exemple: le maquillage du Joker – géniale et ô combien marquante interprétation de feu Heath Ledger – est, strictement, un maquillage, il n’est qu’un humain ‘‘ordinaire’’ (physiquement en tout cas), et pourtant dans le même temps Nolan fait prendre au personnage une ampleur de plus en plus importante, au point que l’on finit par avoir l’impression qu’il s’agit, engagée dans un combat quasi-mystique, d’une représentation du Diable en personne, dont il a d’ailleurs presque tous les attributs: il est le Tentateur – on entend quasiment que son discours pendant tout le film –, le Ricaneur, le Diviseur (&lt;i&gt;diabolos&lt;/i&gt;) – passant une grande partie de son temps à mettre en balance la vie de deux personnes ou groupes de personnes, ce qui n’est certes pas nouveau dans l’univers des &lt;i&gt;blockbusters&lt;/i&gt; inspirés par les &lt;i&gt;comics&lt;/i&gt; mais est ici poussé à un niveau systématique –, le Maître de l’Illusion. Il faut encore voir cette scène extraordinaire où le Joker, suspendu la tête en bas à un filin, mais filmé caméra à l’envers et semblant ainsi flotter en apesanteur dans les ténèbres, explique à Batman que, chacun refusant de tuer, d’anéantir l’autre (l’un au nom d’un code d’honneur, l’autre au nom du goût du jeu), leur destin est de s’affronter «&lt;i&gt;jusqu’à  la fin des temps&lt;/i&gt;» pour «&lt;i&gt;l’âme de Gotham&lt;/i&gt;»... C’est un criminel mais qui ne recherche ni le profit ni le pouvoir, seulement à étendre le chaos. On notera que, symptomatiquement, il est aussi le seul à échapper à la présentation évhémériste de Nolan: on ne sait rien de sa ‘‘véritable’’ identité, de son origine, ni de celle de ses cicatrices – hommage direct à l’adaptation par Paul Leni de &lt;i&gt;L’Homme qui rit&lt;/i&gt; (1928), qui inspira d’ailleurs la création du personnage –, puisqu’il en donne lui-même au cours du film plusieurs explications contradictoires. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img529.imageshack.us/img529/5843/18960323ka1.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à lui, Bruce Wayne / Batman (Christian Bale), héros fatigué, semble répugner à tenir le rôle sacrificiel qu’il s’est assigné à lui-même en même temps que sa mission, et reporte l’espoir d’une évolution de la situation sur Harvey Dent, le nouveau procureur de Gotham, un homme intègre qui pourrait assainir la ville en agissant dans le cadre de la loi et non en faisant le coup de poing avec un masque sur le visage au fin fond des ruelles: «&lt;i&gt;white knight&lt;/i&gt;» (chevalier blanc) contre «&lt;i&gt;dark knight&lt;/i&gt;»... Nolan poursuit là une piste qu’il avait déjà mise en place dans &lt;i&gt;Batman begins&lt;/i&gt; en situant l’‘‘éducation’’ de son super-héros au sein de la Ligue des Ombres, groupe de ‘‘justiciers’’ dont la rhétorique quasi-fascisante s’avérait rapidement des plus douteuses. Plus qu’un Batman post-Frank Miller (référence évidente jusque dans le titre du film mais dont l’usage commence à ressembler à une tarte à la crème), c’est peut-être bien plutôt un Batman post-&lt;i&gt;Watchmen&lt;/i&gt; d’Alan Moore que nous offre Nolan, questionnant la place du super-héros dans l’imaginaire américain, figure ambigüe d’un homme providentiel se situant au-dessus des lois de la société pour y (r)établir l’ordre. Faire passer aux personnages la ‘‘ligne’’ légale et morale qui les séparent de lui sera tout le jeu du Joker et là encore, rétrospectivement, le réalisateur étonne par sa faculté à jouer sur plusieurs tableaux à la fois en développant une approche critique d’un imaginaire dans le même temps qu’il l’utilise tout à fait efficacement dans toute sa dimension archétypale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait encore, au final, résumer comme suit les différences entre ces deux ‘‘redémarrages’’ de sagas après un épisode de ‘‘remise à zéro’’ que sont &lt;i&gt;The Dark Knight&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Quantum of Solace&lt;/i&gt;: d’une part une ambitieuse suite de films prise en main par un ‘‘auteur’’/réalisateur unique qui sait manifestement où il va, d’autre part une succession chaotique et peu cohérente dans son propos; d’une part, un film qui transcende les limites du genre auquel il appartient, d’autre part un film qui semble peiner à les assimiler; d’une part un film dont on attend la suite avec impatience (ça va être long d’ici 2011...) et la crainte que Nolan ne parvienne pas à réitérer une telle réussite (ça va être dur d’offrir une suite à la séquence finale!!), d’autre part une saga dont on se dit qu’on verra ce qu’elle deviendra quand sortira le prochain épisode, avec la vague espérance de voir se redresser la barre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img177.imageshack.us/img177/8507/18949770mh3.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-9133365388763818079?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/9133365388763818079/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=9133365388763818079&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/9133365388763818079'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/9133365388763818079'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2008/12/redmarrages-en-cte-bon.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-6882734350327810880</id><published>2008-12-03T23:24:00.002+01:00</published><updated>2008-12-04T03:47:19.691+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;Du Feu de Dieu&lt;/b&gt;                                                                                                                 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://gallica.bnf.fr/scripts/mediator.exe?F=C&amp;L=08100051&amp;I=000010"&gt;&lt;img src="http://img115.imageshack.us/img115/5128/dieuangesetangesdchuskw7.png" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’irais pas personnellement jusqu’à dire que l’édition DVD de la chose – déjà disponible pour les plus pressés – est le cadeau de Noël idéal de l’année, mais c’est en tout cas une bonne raison de se caler devant Arte tous les mercredi et samedi soirs à 21h jusqu’au 20 de ce mois. Après &lt;i&gt;Corpus Christi&lt;/i&gt; en 1999 et &lt;i&gt;Les Origines du christianisme&lt;/i&gt; en 2004, voici le nouveau et dernier volet de la grande entreprise du duo Mordillat-Prieur, ‘‘sobrement’’ intitulé &lt;i&gt;L’Apocalypse&lt;/i&gt;. «La synagogue de Satan» et «L’incendie de Rome», les deux premiers des 12 épisodes de 50 minutes chacun, viennent d’être diffusés ce soir (des rediffusions sont prévus pour ceux qui ont accès à la TNT). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les années 30 de ce qui deviendra ‘‘notre ère’’, un paria juif a subi, dans l’une des provinces les plus reculés de l’Empire, la plus ignominieuse des mises à mort prévues par la loi romaine. La communauté de ses disciples, aussi mal vue du reste du monde juif que des autorités impériales, attend la fin imminente d’un monde qui les ignore, au mieux, les méprise ou les condamne, au pire. Mais en un peu moins de quatre siècles va se produire l’un des plus extraordinaires retournements de l’Histoire... On connaît la boutade célèbre du théologien Alfred Loisy au début du XXe siècle: «Jésus annonçait le Royaume, et c’est l’Eglise qui est venue»; non seulement le monde n’a pas pris fin, mais ce qui était à l’origine une obscure secte juive s’est retrouvée à la tête de cet Empire qui la persécuta. C’est cette grande transformation qu’étudie la nouvelle série documentaire de Gérard Mordillat et Jérôme Prieur à travers l’étude, en guise de fil conducteur, de l’un des textes les plus fascinants, les plus célèbres et les plus méconnus du Nouveau Testament: l’&lt;i&gt;Apocalypse selon saint Jean&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment le terme d’&lt;i&gt;apocalypse&lt;/i&gt; en est-il venu à désigner le contraire de ce qu’il voulait dire originellement? Qui était ce Jean de Patmos son rédacteur, et que faisait-il sur cette île désertique de la mer Egée? Quelles étaient ses relations avec la communauté chrétienne? et avec la communauté juive? Quels rapports entre l’Apocalypse johannique et les autres apocalypses écrites à la même époque (de Baruch, d’Esdras...)? Pourquoi les chrétiens des premiers siècles étaient-ils généralement considérés par les Romains comme des ennemis de la société? À quel moment ceux-ci distinguèrent-ils ce groupe du reste des Juifs? Et d’ailleurs, sait-on d’où vient exactement le nom de ‘‘chrétien’’? Pourquoi l’empereur Néron les accusa-t-il d’avoir causé l’incendie qui ravagea la moitié de Rome en l’an 64? Quelles répercutions les persécutions qui s’en suivirent eurent-elles sur la rédaction de ce qui allait devenir le dernier livre du canon du Nouveau Testament, et qui est le seul texte au sein de celui-ci à attaquer directement le pouvoir politique? Voici les principales questions soulevées dans ces deux premiers épisodes. Toutes ne trouvent pas de réponse, mais le ‘‘collège’’ international d’historiens et d’exégètes de toutes confessions rassemblé une nouvelle fois par le tandem de documentaristes ouvre des horizons à la pensée, bousculant au passage quelques certitudes ou idées tenaces. Plus appréciable que le ton souvent un peu ‘‘dogmatique’’ (si j’ose dire vu les orientations retenues) que le duo a tendance à adopter dans les livres qu’il fait paraître en parallèle à ses réalisations (&lt;i&gt;Jésus contre Jésus&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Jésus après Jésus&lt;/i&gt; et maintenant &lt;i&gt;Jésus sans Jésus&lt;/i&gt;), la polyphonie des voix et des opinions des chercheurs  tient ici les neurones constamment en éveil. On convoque les écrits néotestamentaires et apocryphes, la littérature juive, les historiens latins, on examine, on compare, on n’hésite pas à passer de longues minutes sur une simple expression – telle cette mystérieuse «synagogue de Satan» (Ap. II:9) donnant son titre au premier épisode – qui se révèle clé possible de tout un monde insoupçonné. Cette vaste enquête sur la christianisation de l’Occident, et sur le paradoxal ‘‘succès’’ d’une Eglise qui s’établit dans le siècle en devant repenser à nouveaux frais l’une des certitudes les plus puissamment ancrés en elles, s’annonce hautement recommandable, tant aux croyants qui ne se limitent pas aux images pieuses qu’aux simples curieux de l’Histoire du monde et des origines de notre civilisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;____________&lt;br /&gt;Illustration: Dieu, anges et anges déchus, détail d’une enluminure pour la traduction par Raoul de Presles de &lt;i&gt;La Cité de Dieu&lt;/i&gt; de Saint Augustin (BnF Fr20 Fol. 238v), XVe siècle.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-6882734350327810880?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/6882734350327810880/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=6882734350327810880&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/6882734350327810880'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/6882734350327810880'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2008/12/du-feu-de-dieu-je-nirais-pas.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-2434651689505123889</id><published>2008-11-22T11:20:00.000+01:00</published><updated>2008-11-22T11:21:01.590+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;Là où les tigres sont chez eux&lt;/b&gt;                                                                                             &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img525.imageshack.us/img525/2042/okyotoravy7.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le contexte d’un syncrétisme (qui perdura jusqu’à l’avènement de l’ère Meiji) où se mêlaient shintoïsme et bouddhisme, le sanctuaire de Kotohira-gu, également appelé Konpira-san, fondé à l’ère Heian sur une montagne de l’île de Shikoku, demeura longtemps l’un des deux ou trois lieux de pèlerinage les plus importants du Japon. L’exposition &lt;i&gt;Konpira-san, Sanctuaire de la mer. Trésors de la peinture japonaise&lt;/i&gt;, à voir jusqu’au 8 décembre au Musée Guimet, permet au public français d’avoir un aperçu de ce sanctuaire qui fut aussi, du fait de son ‘‘succès’’, un foyer de création artistique de première importance. Témoignant de la longévité de ce succès, les pièces exposées s’étalent du XVIIe siècle (superbes paravents attribués à Tosa Mitsumoto, aux motifs inspirés du &lt;i&gt;Dit du Genji&lt;/i&gt;) jusqu’au plus récent avec les étonnants camélias peints (sur carreaux de porcelaine ou au pastel gras sur papier) entre 2005 et 2008 par l’artiste contemporain Takubo Kyôji – celui-ci, pour qui il semble que la découverte des décorations florales (également exposées ici) réalisée par Itô Jakuchû pour une salle du sanctuaire, ait joué un rôle capital dans sa vocation, dirigeant actuellement un «projet de renaissance de Kotohira-gu» visant à maintenir le lieu pleinement vivant. – Toutes les pièces exposées quittent pour la première fois l’archipel japonais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img368.imageshack.us/img368/1654/okyotururse3.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la majeure partie – et la partie majeure – de l’exposition est consacrée aux cloisons peintes réalisées à la fin du XVIIIe siècle par le grand Maruyama Ôkyo, dans les dernières années de sa vie, pour l’&lt;i&gt;Omote-shoin&lt;/i&gt; du sanctuaire – tout à la fois lieu de lecture pour les moines zen et lieu de réception et de célébrations. Réalisées au lavis d’encre (rehaussé de quelques couleurs légères dans le seul cas de la «salle des grues», de sept ans antérieure aux autres) et à la poudre d’or sur papier, ces décorations, tantôt animalières tantôt paysagères, nous font pénétrer dans un univers presque onirique de bambouseraies embrumées, de jungles métaphysiques et de jardins zen, magnifique et admirable même si l’on peut avoir l’impression que certains éléments échappent à notre compréhension.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On regrettera en effet, il faut bien le dire, qu’hormis une explication, dans le livret disponible à l’entrée du musée, sur la possible symbolique derrière les attitudes des grues de la première salle, il soit finalement si peu parlé de la dimension religieuse de ce sanctuaire et lieu de pèlerinage. Il faut même se reporter au &lt;a href="http://www.guimet.fr/Konpira-San-Sanctuaire-de-la-mer"&gt;site Internet de l’exposition&lt;/a&gt; pour avoir un aperçu de la succession des cultes qu’on y pratiqua et une explication de ses changements de nom. La chose est un peu dommage car c’est tout de même une dimension qu’on suppose importante, vu le lieu, à côté de laquelle le visiteur se retrouve à passer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img175.imageshack.us/img175/2513/jakuchuokushoinma1.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autre des limites – mais celle-ci &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt; inévitable – de cette exposition est qu’il reste par ailleurs et de toute façon impossible au visiteur parisien de se représenter pleinement l’effet produit par ces œuvres dans l’environnement pour lequel elles ont été pensées, tant il apparaît que l’artiste a travaillé ces décorations, d’une part en fonction de l’agencement spatial de chacune des pièces les unes avec les autres, d’autre part et de façon sans doute plus importante encore, en lien avec le décor ‘‘naturel’’ et l’extérieur du temple (ainsi, nous explique-t-on par exemple, l’eau d’une cascade sur une cloison et celle d’un étang sur une autre ‘‘encadraient’’ une ouverture donnant sur le véritable étang du lieu). On a beau être habitué à voir dans nos musées des fragments de temples grecs ou des statues égyptiennes, c’est peut-être le fait même qu’ici soit reconstituée tout une part du sanctuaire nippon qui rend presque palpable l’imperfection inhérente au fait de déplacer ce genre de pièces à plusieurs milliers de kilomètres de leur point d’origine. Reste qu’à moins que vous ayez prévu prochainement un voyage de l’autre côté du monde, cette exposition réalisée dans le cadre du cent-cinquantième anniversaire des échanges culturels franco-japonais représente une occasion assez unique. Et en définitive, si cette exposition génère quelques frustrations, on se dit que celles-ci sont l’envers de la fascinante découverte proposée ici au public, qu’elles sont à la hauteur de la puissance de ce que l’on ressent en la faisant. On a, tout simplement, envie d’en voir et d’en savoir plus. Réussite paradoxale d’une exposition dans et par l’expérience de ses limites, qui montrent du moins qu’on n’y reste pas indifférent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img175.imageshack.us/img175/3531/takubotubakipe7.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;De haut en bas: panneaux de la «salle des tigres» (1794) et de la «salle des grues» (1787) de l’&lt;/i&gt;Omote-shoin&lt;i&gt; par Maruyama Okyô; vue de la «salle surélevée» de l’&lt;/i&gt;Oku-shoin&lt;i&gt; décorée par Itô Jakuchû, 1764; fresque au pastel par Takubo Kyôji, 2005-2007. &lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-2434651689505123889?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/2434651689505123889/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=2434651689505123889&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/2434651689505123889'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/2434651689505123889'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2008/11/l-o-les-tigres-sont-chez-eux-dans-le.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-4965078295073378928</id><published>2008-11-21T16:41:00.001+01:00</published><updated>2008-11-21T16:47:02.194+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;Sadiens, encore un effort...&lt;/b&gt;                                                                                         &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai eu la surprise de trouver aujourd’hui sur ma table, en rentrant de la fac où je m’étais livré à de roboratives activités grammaticales, un hors-série du Magazine Littéraire consacré – mais non, je ne rêve pas – au marquis de Sade. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Précisons à l’intention de ceux qui ne sont pas familiers dudit magazine que ses hors-séries, qui paraissent, depuis 2000, au rythme de deux ou trois par an, sous le titre de «Collections du Magazine Littéraire», regroupent, autour d’une personnalité (Proust, Nietzsche, Céline, Lévi-Strauss, Vian, Sartre, Heidegger...)  ou d’une thématique (le nihilisme, les écritures du Moi, la solitude, la passion...), des articles pour l’essentiel repris dans divers numéros anciens. Sous le joli titre de &lt;i&gt;Sade, les fortunes du vice&lt;/i&gt; on trouvera donc dans tous les bons kiosques une sélection d’articles parmi ceux parus sur notre marquis au sein de la revue entre 1968 et 2003, parmi lesquels un entretien avec Roland Barthes, et des textes signés entre autres Philippe Sollers, Alain Robbe-Grillet, Annie Le Brun, Henri Lafon, Patrick Wald Lasowski, Pascal Pia, ou encore, et je serais tenté d’ajouter &lt;i&gt;bien sûr&lt;/i&gt;, Michel Delon (quatre articles à lui tout seul: que ceux qui me connaissent suivent mon regard) – tous noms qui ne surprendront guère les personnes qui se sont déjà penchés sur l’œuvre de Sade et sur sa réception critique –, auxquels il faut ajouter trois articles inédits. Seules vraies fausses notes du volume (au regard de ce qu’on est en droit d’attendre de lui, s’entend, c’est-à-dire du public auquel il s’adresse), la mention un peu attrape-couillon en couverture de Jorge Luis Borges parmi les auteurs des textes, alors que de celui-ci on ne présente qu’un court encart d’une demi-page où il est question de la censure en général mais pas de Sade lui-même, et surtout la large publicité en 4e de couv’ pour le dernier pensum de Michel Onfray, visant visiblement toujours aussi caricaturalement à côté de la plaque pour nous vendre sa daube. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi m’attarder en ces lieux à souligner la publication de ce numéro, fût-il hors-série, du Magazine, sujet dans l’absolu pas des plus passionnants? La surprise première de voir Sade se retrouver le sujet d’une telle ‘‘anthologie’’ doit être tempérée par la constatation – fruit, de ma part, d’une fréquentation de désormais longue date de cette revue et de quelques activités d’indexation des articles – que non seulement «l’auteur de &lt;i&gt;Justine&lt;/i&gt;» avait déjà fait l’objet en 1991, à l’époque de la parution d’une partie de ses œuvres dans la Pléiade, d’un dossier complet sous le titre-manifeste &lt;i&gt;Sade, écrivain&lt;/i&gt;, mais qu’il est, au moins depuis cette époque (mes archives ne remontant pas beaucoup plus haut), l’un des auteurs les plus souvent convoqués dans les pages du magazine, certes loin derrière Flaubert, véritable ‘‘chouchou’’ de la publication à la l’écrasante présence, mais, d’après mes petites statistiques artisanales (et pour ce qu’elles valent, à ce titre), à l’égal d’un Proust et d’un Rousseau, ‘‘devançant’’ pêle-mêle Baudelaire, Chateaubriand, Hugo, Montaigne, Nietzsche, Perec, Sartre, Stendhal ou Virginia Woolf... Lui consacrer un numéro hors-série apparaît donc dans le fil logique de cette place qu’il occupe &lt;i&gt;déjà&lt;/i&gt; dans les pages du magazine; mais il y a un pas entre les pages et la couverture, et je ne pense pas que celui-ci ait été franchi par simple opportunisme financier misant sur quelque (d’ailleurs douteux) parfum de scandale. Compte tenu, je le répète encore une fois, du public auquel s’adresse majoritairement le Magazine Littéraire, ce que ce numéro entérine calmement du haut de sa petite centaine de pages, c’est peut-être bien, tout simplement, la reconnaissance de ce dont je suis intimement persuadé depuis des années: par quelque bout qu’on aborde la question, par quelque terme qu’on veuille employer pour définir le concept (hormis peut-être son étude dans les collèges et lycées, pour laquelle je ne milite certes pas), Sade est, bel et bien, un Classique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-4965078295073378928?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/4965078295073378928/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=4965078295073378928&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/4965078295073378928'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/4965078295073378928'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2008/11/sadiens-encore-un-effort.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-6467681224319916290</id><published>2008-11-17T15:35:00.000+01:00</published><updated>2008-11-17T15:36:18.635+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;Coup de projo et coup de chapeau&lt;/b&gt;                                                                                    &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme je suppose que tous mes innombrables lecteurs (je me permets l’adjectif parce que ça fait un moment que j’ai paumé les codes d’accès du compteur...) ne vont pas forcément &lt;i&gt;tous&lt;/i&gt; lire tous les sites que je mets en lien depuis chez moi, et même si le blog de Pénélope Bagieu dite Jolicœur est odieusement plus fréquenté que le mien, je vais me permettre de faire un peu de pub ici qui sera ma modeste contribution à un fort joli projet. Tout ça pour dire que si vous voulez vous fendre d’une bonne action qui en plus ne vous coûte rien et peut même potentiellement vous apporter tout plein de bonheur en retour, je vous invite à vous rendre, et de préférence avec régularité voire zèle, sur le site &lt;a href="http://www.monbeausapin.org/"&gt;monbeausapin.org&lt;/a&gt; que la demoiselle vient de lancer en partenariat avec la Croix Rouge française. Vous y verrez de chouettes dessins (d’un nouveau dessinateur chaque jour) et contribuerez, rien qu’en faisant cela, à financer des cadeaux pour le Noël d’enfants défavorisés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petite précision, comme on en parle beaucoup en ce moment: ceci &lt;i&gt;n’&lt;/i&gt;était &lt;i&gt;pas&lt;/i&gt; un ‘‘billet sponsorisé’’ – sauf à considérer comme sponsoring la chouette Panthère des Calanques auquel j’ai eu droit il y a quelques mois, mais bon... :-)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-6467681224319916290?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/6467681224319916290/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=6467681224319916290&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/6467681224319916290'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/6467681224319916290'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2008/11/coup-de-projo-et-coup-de-chapeau-comme.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-7519105518931731217</id><published>2008-11-16T22:38:00.000+01:00</published><updated>2008-11-16T22:40:03.518+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;Brèves en vrac&lt;/b&gt;                                                                                             &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img300.imageshack.us/img300/782/img3788mw1.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce mercredi à 18h30, Philippe Jaccottet – que j’aurais volontiers cité dans ma petite ‘‘liste’’, voire en tête de celle-ci, dans un récent billet polémique, s’il n’avait été Suisse (mais j’ai découvert cette semaine qu’il s’était ‘‘retiré’’ à Grignan) –, Philippe Jaccottet donc sortait exceptionnellement de son ermitage pour se produire à la Cité du Livre d’Aix-en-Provence où le temps d’une soirée il a lu devant un amphithéâtre plein des passages de deux textes récemment publiés par lui aux éditions La Dogana autour du thème de la peinture. La peinture de sa femme, d’abord (l’exposition des œuvres de celle-ci ayant été le prétexte de cette lecture), dans le texte qu’il lui consacre dans le recueil &lt;i&gt;Arbres, chemins, fleurs et fruits&lt;/i&gt;: très beau texte où l’éloge discret de la compagne de cœur et de travail se joint à l’expression d’un véritable art poétique commun, tout en humilité face au monde comme de bien entendu. La lecture d’extraits du &lt;i&gt;Bol du pèlerin&lt;/i&gt; consacré à la peinture de Gianni Morandi m’a en revanche moins convaincu, l’aridité de l’œuvre picturale qui sert ici de source d’inspiration déteignant peut-être un peu trop à mon goût sur le texte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img357.imageshack.us/img357/9626/hughiephotolotmonde1207go1.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le même jour mais quelques heures plus tard, et quelques kilomètres plus loin, le théâtre Comoedia à Aubagne accueillait une représentation de la pièce d’Eugene O’Neill &lt;i&gt;Hughie&lt;/i&gt; (1942), avec Claude Aufaure et le ‘‘monstre sacré’’ Laurent Terzieff qui assure également ici la mise en scène. Il y incarne Erie Smith, un flambeur qui passe sa vie entre tables de jeux, champs de courses, et menus services rendus à la pègre dans les plus mauvais jours. Toutes les nuits depuis des années, Erie raconte sa vie, fortement enjolivée, à Hughie, le concierge de l’hôtel de troisième ordre où il loge. Une vie faite de mannes récoltées en abattant les cartes sur le tapis vert, de cuites somptueuses et de «pépées» emballées sur Broadway, qui en met plein la vue – et plein la vie – au «pigeon» Hughie, lequel rêve par procuration une existence loin de la banalité quelque peu étriquée de la sienne propre. Seulement voilà, Hughie est mort. Et Erie s’est endetté plus encore qu’à son habitude pour lui payer une belle couronne mortuaire – car ces deux là étaient finalement l’un pour l’autre les seuls amis qu’ils aient. Mais la chance semble bien avoir, en même temps qu’Hughie, quitté pour de bon le joueur, incapable à présent de se «refaire», et le nouveau gardien de nuit de l’hôtel a l’air moins décidé que son prédécesseur à entretenir les conversations, se contentant de rêver à part lui au jour où toute la ville brûlera en faisant semblant d’écouter ce client qui reste là à parler plutôt que d’aller se coucher. La rencontre de deux solitudes, mélancolique comme un jazz bien tassé et cruelle comme un whisky frelaté, remarquablement servie sur les planches: à voir donc, même si ce n’est pas forcément le meilleur texte d’O’Neill.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img357.imageshack.us/img357/2171/ld74f901f88d33224f5a858ih2.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps de monter sur Paris, et voilà que je me prends un quart de siècle dans les gencives. Ça va plutôt, merci, je tiens le coup (pas trop le temps d’y penser surtout!). Pour fêter la chose, ma chérie m’avait prévu un beau programme-surprise (ce à quoi je m’attendais un peu, au moins quant au principe, lui ayant moi-même fait le coup deux mois plus tôt...). Sauf que la représentation des &lt;i&gt;Bavards&lt;/i&gt; d’Offenbach, dans un petit théâtre parisien dont je tairais le nom, à laquelle nous nous sommes retrouvés assister, n’a... disons, pas vraiment répondu aux espoirs qu’elle y avait placé. Je ne m’étalerai guère dessus, Sophie s’en voulant suffisamment comme ça (et même plus qu’elle ne devrait). Bornons-nous à rappeler que, cornebouc!!!, ce n’est pas parce que c’est estampillé ‘‘opérette’’ que c’est plus facile à chanter que du ‘‘grand opéra’’ et qu’on peut se lancer dedans sans aucune formation ni aptitude pour le chant lyrique. Mais bon, cela dit, au moins je me souviendrai longtemps de ma soirée d’anniversaire de mes 25 ans, pour le moins originale (et malgré tout plutôt sympathique: cela m’a rappelé mes propres souvenirs de théâtre amateur...). C’est en revanche sans la moindre arrière-pensée négative que je recommande chaudement à ceux qui passeraient du côté de Montmartre le restaurant Le Poulbot, sis dans la rue du même nom. Un peu à l’écart des sentiers les plus touristiquement battus, l’endroit ne paye guère de mine à première vue mais on y sait ce que bien manger veut dire. (Mention spéciale pour le fois gras maison, même si le poulet aux morilles et d’après Sophie les escargots sauce au beurre valent aussi le détour.) – Tous mes remerciements enfin à Hervé et Marie, Katia, Pascal, Valérie et Elise du défunt &lt;i&gt;Journal de l’Homme sans Qualité&lt;/i&gt;, sans oublier les membres de la famille passant par là, pour vos messages (textos, cartes de vœux électroniques, messages laissés sur mon ‘‘mur’’ Facebook ou chantés sur mon répondeur... :-D oui oui j’ai bien tout reçu!).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img219.imageshack.us/img219/6071/10829801my5.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour conclure, je tape suffisamment souvent en ces lieux sur ma chère fac pour m’autoriser à taper aussi sur une autre de temps en temps, surtout quand elle fait exploser en vol tous les records de la pignoufferie universitaire française comme l’a fait hier samedi l’Université Paris-7 Denis Diderot. Me rendant sur place (et c’est pas la porte à côté, par rapport au Quartier Latin) pour assister à une journée d’étude sur les pièces de Victor Hugo au programme de l’agrégation, j’ai eu la surprise de n’y trouver, mis à part deux étudiantes ‘‘locales’’ tout aussi désagréablement surprises que moi, qu’un amphi vide. Aucun mot sur la porte pour expliquer si la chose avait été annulée, reportée, ou simplement changée de salle. Aucune affiche, d’ailleurs, concernant ladite journée où que ce soit dans l’université, y compris dans le couloir de l’UFR de lettres. Aucune information transmise aux appariteurs, gardiens de la fac à peu près vide en ce froid samedi matin, et qui n’en savaient pas plus que ce que leur disait leur ordinateur, c’est-à-dire ce qui était initialement prévu. Bref, une demi-journée de perdue, mais après tout, que peuvent bien avoir des étudiants en concours de plus utile ou de plus agréable à faire, n’est-ce pas? Félicitations, depuis quelques années maintenant que j’assiste régulièrement à des colloques, j’avais constaté un certain nombre de ‘‘dysfonctionnements’’ possibles, mais à ce point-là, c’était encore pour moi du jamais-vu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-7519105518931731217?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/7519105518931731217/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=7519105518931731217&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/7519105518931731217'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/7519105518931731217'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2008/11/brves-en-vrac-ce-mercredi-18h30.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-730833326521289509</id><published>2008-11-08T21:07:00.001+01:00</published><updated>2008-11-09T17:15:26.618+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;Le bel été, le bon caleçon et l’air de Barcelone&lt;/b&gt;                                                      &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img143.imageshack.us/img143/5796/18893376qw0.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En conclusion de cette semaine ‘‘particulière’’, qui de mieux pour nous ramener vers l’Europe que le plus sympathique des new-yorkais expatriés? D’autant que la dégustation du Woody Allen cuvée 2008 procure une euphorie dont il serait tout à fait regrettable (pour ne pas dire dommageable) de se priver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’argument de départ de ce &lt;i&gt;Vicky Cristina Barcelona&lt;/i&gt; – tout le programme du film est dans le titre, qu’il ne s’agira plus ensuite que de dérouler – est pourtant des plus improbables qui soient, ou pour mieux dire, conduirait de façon quasi inévitable à la catastrophe à peu près n’importe quel autre réalisateur. Soit donc deux Américaines venues passer l’été à Barcelone, logées chez des amis de la famille de la première. Vicky, brune et sage, compte y travailler à sa thèse – portant sur «&lt;i&gt;l’identité catalane&lt;/i&gt;» (sic!), et ce alors que visiblement elle ne parle pas trois mots d’espagnol –, en attendant de retrouver son fiancé aux Etats-Unis pour s’y marier et y avoir, selon toute probabilité, beaucoup d’enfants et une vie bien rangée de femme au foyer. Cristina, blonde et plutôt délurée, son amie d’enfance, ‘‘bourgeoise bohème’’ pur sucre qui ne parle que d’art et de la nécessité des grandes passions, fussent-elles éphémères, l’accompagne pour se changer les idées au sortir d’une énième rupture sentimentale. Dans une galerie d’art puis un restaurant, leur route croise celle de Juan Antonio, artiste tendance dionysiaque-mais-un-peu-maudit-quand-même, dont tout ce que l’on sait est que son mariage s’est récemment achevé en duel au couteau, et qui propose aussitôt aux deux donzelles de partir séance tenante en sa compagnie pour un week-end à Oviedo où, après avoir vu une statue qu’il admire particulièrement, ils pourront boire du bon vin et avec un peu de chance faire l’amour tous les trois. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img259.imageshack.us/img259/8553/18893377hk4.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ajoutez encore au menu une voix off commentant continuellement l’action sur un ton digne de la collection Harlequin et une Espagne de carte postale (architecture de Gaudi à tous les étages et guitaristes jouant du Albéniz à tous les coins de rue), en attendant l’entrée en scène de Maria Elena, l’ex-épouse échappée d’un film d’Almodovar, et vous aurez peut-être une idée de l’ignoblissime daube à laquelle une aussi éberluante accumulation de clichés aurait pu donner lieu si tout cela n’était l’œuvre d’un malin génie qui, caché derrière le scénario et la caméra, va s’amuser une heure et demi durant à tour à tour détourner, déconstruire, subvertir, sublimer, faire oublier tous ces stéréotypes de film romantique hollywoodien pour aboutir à un résultat proprement miraculeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tissant en parallèle les parcours de Vicky, tous repères perdus après qu’elle ait, une nuit, malgré ses discours et prévenances, succombé au charme du peintre à même la pelouse d’un parc, et qui voit débarquer en Espagne son insupportable fiancé américain (lui aussi caricatural à souhait) à qui il a soudain pris l’idée de se marier en avance dans un pays «&lt;i&gt;exotique&lt;/i&gt;», et de Cristina, qui pense trouver le type de relation dont elle a toujours rêvé auprès de Juan Antonio, puis de Juan Antonio et Maria Elena, dans une cohabitation explosive se transformant progressivement en langoureux ménage à trois, l’inimitable Woody Allen nous offre avec cette comédie de la villégiature un véritable petit bijou, que sa brièveté – avec ses 90 minutes seulement, c’est son film le plus court depuis &lt;i&gt;Ombres et brouillard&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Shadows and Fog&lt;/i&gt;, 1992) – n’empêche pas de briller d’un nombre inattendu de facettes, l’inscrivant à n’en pas douter comme l’un des sommets de sa singulière filmographie. Car la légèreté de ce &lt;i&gt;Vicky Cristina Barcelona&lt;/i&gt;, qui serait déjà hautement appréciable en elle-même étant donné les espèces sous laquelle elle se présente, dissimule d’autres richesses encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img515.imageshack.us/img515/3904/18939619xn1.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soulignons-le d’abord, &lt;i&gt;Vicky Cristina Barcelona&lt;/i&gt; est un film réalisé avec une élégance remarquable – en cela justement que la plupart du temps elle ne se fait pas remarquer, ou, lorsque par exemple se ‘‘répondent’’ lors de la fameuse nuit les visages de Vicky et de Juan Antonio, ou dans la rougeoyante chambre noire où s’embrassent Cristina et Maria Elena, ‘‘juste ce qu’il faut’’ (ni trop ni trop peu, poétique classique et toujours, par nature, difficilement définissable du &lt;i&gt;je-ne-sais-quoi&lt;/i&gt;, l’antithèse, soit dit en passant, du ‘‘style’’ de Christophe Honoré dans sa récente adaptation de &lt;i&gt;La Princesse de Clèves&lt;/i&gt;, oscillant, lui, par brusques à-coups entre mise en scène quasi-inexistante et effets appuyés avec la subtilité d’un 33-tonnes). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Vicky Cristina Barcelona&lt;/i&gt; est également un film remarquablement dirigé et donc interprété. Scarlett Johansson, pour sa troisième collaboration en quatre ans avec le réalisateur dont elle semble bien être devenue la nouvelle égérie, irradie littéralement à l’écran dans le rôle de Cristina. Rebecca Hall est quant à elle LA révélation du film, rendant à merveille (et plus encore), avec une sensibilité extraordinaire, toutes les subtilités de son personnage de Vicky, héroïne de &lt;i&gt;conte moral&lt;/i&gt; rohmérien revue et corrigée par le narcissisme problématique allénien, jetée brusquement au milieu d’une corrida des sentiments. Javier Bardem (Juan Antonio) semble se fondre dans son personnage dont il fait ressortir tout à la fois l’excentricité et l’humanité sans donner l’impression du moindre effort, tandis que Penelope Cruz (Maria Elena), de façon tout à fait mystérieuse, nous ressert son jeu habituel qui finit par insupporter presque partout ailleurs et qui ici semble aller de soi, tout naturellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Vicky Cristina Barcelona&lt;/i&gt; est, encore, un film éminemment sensuel. Non pas sexuel – ceux qui se seront laissés prendre par l’insistance racoleuse, autour de la promo du film, sur le baiser cité plus haut risquent de faire grise mine. Objectivement très chaste côté dévoilement des corps, Woody Allen signe pourtant, à presque 73 ans (un peu comme Rohmer, encore lui, à 87 avec ses &lt;i&gt;Amours d’Astrée et de Céladon&lt;/i&gt; l’an dernier), bel et bien son film le plus sensuel, d’une façon qui pourra étonner ceux qui se souviennent d’un filmographie où les obsessions érotiques souvent affichées débouchaient en règle générale plutôt sur le ridicule (au mieux) ou sur l’angoisse (au pire, à moins que ce ne soit l’inverse). La réalisation, et la photographie de Javier Aguirresarobe – qui a notamment officié sur &lt;i&gt;Les Autres&lt;/i&gt; d’Amenabar et &lt;i&gt;Parle avec elle&lt;/i&gt; d’Almodovar –, magnifient ici textiles (légers) et peaux (tentantes), conférant au film, à l’appui du jeu des actrices, un charme capiteux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img230.imageshack.us/img230/3783/vickycristinabarcelonavx2.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Vicky Cristina Barcelona&lt;/i&gt; est, on l’a dit, un film drôle et euphorisant. On y rit, de bon cœur, devant les exubérances et incongruités du personnage de Juan Antonio, devant les atermoiements de celui de Vicky (sans doute, en définitive, le personnage le plus proche de celui traditionnellement campé par Allen lui-même dans nombre de ses longs-métrages), devant les péripéties du marivaudage (la jambe effleurée par erreur sous la table...) ou encore les piques lancées contre la bourgeoisie américaine, sa superficialité, son matérialisme consumériste, son mépris des arts (voir la conversation lors de laquelle des amis en voyage rencontrés par hasard recommandent à Vicky et Doug un décorateur «&lt;i&gt;créatif mais qui sait s’effacer&lt;/i&gt;» pour meubler à prix d’or leur futur appartement!), son moralisme à œillères également. Mais &lt;i&gt;Vicky Cristina Barcelona&lt;/i&gt; est aussi un film émouvant. Cette dimension est brusquement mise à nue lors de la confession de Judy (Patricia Clarkson), la ‘‘logeuse’’ de Vicky, qui révèle à celle-ci, avant de tout entreprendre pour lui éviter un destin semblable, le morne état dans lequel se trouve son couple, l’amour s’en étant progressivement retiré au fil des années de mariage, ne subsistant plus qu’à l’état d’apparence. Sans mettre un terme au caractère joyeux du film, cette scène introduit la conscience de la faille discrète au-dessus de laquelle sa légèreté se déploie, et sur laquelle elle se fonde peut-être même. La situation moralement difficile de Vicky, contrainte de faire un choix entre le sacrifice de ses aspirations passées ou celui de son avenir, le renoncement de Cristina à ses ambitions artistiques et l’«&lt;i&gt;insatisfaction chronique&lt;/i&gt;» qu’elle sent revenir en elle lorsqu’elle pense pourtant vivre un bonheur presque parfait auprès de Juan Antonio et Maria Elena, les relations mêmes de ces deux derniers qui ne peuvent réellement vivre ni l’un sans l’autre, ni à deux, sont autant de notes mélancoliques qui se mêlent subtilement à la partition orchestrée ici par Woody Allen, qui assume ici une position de moraliste (non de moralisateur), observateur des formes contemporaines du sentiment amoureux. Et l’on se prend à se dire que le caractère allègre, enjoué de son film repose sur le même principe que l’hédonisme du personnage de Juan Antonio: un formidable appétit de jouir de la vie au motif que celle-ci apparaît comme brève et dénuée de sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img259.imageshack.us/img259/5375/18939622ny1.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, et bien que Woody Allen ne s’y mette cette fois pas lui-même en scène (il faudra un jour que la critique se penche sur le poids symbolique de cette ligne de démarcation dans sa filmographie...), &lt;i&gt;Vicky Cristina Barcelona&lt;/i&gt; est, cela se sent, un film profondément personnel. La chose est d’autant moins sans conséquence si l’on prend en compte le lien si particulier qui unit Woody Allen et son public, qui ajoute au caractère touchant de l’entreprise. Il est le seul cinéaste de ce talent et de cette envergure que l’on ait toujours envie d’appeler par son prénom, lui dont on sait qu’il nous donnera immanquablement rendez-vous chaque année, après un générique d’ouverture à l’immuable lettrage... Quatrième film européen après le triptyque londonien &lt;i&gt;Match Point&lt;/i&gt; / &lt;i&gt;Scoop&lt;/i&gt; / &lt;i&gt;Cassandra’s Dream&lt;/i&gt; (et l’échec d’un projet de tourner en France), &lt;i&gt;Vicky Cristina Barcelona&lt;/i&gt; devrait être aussi le dernier puisque, fort, on l’espère, de la cure de jouvence qu’il s’est offert loin des Etats-Unis, Allen devrait normalement reprendre pour son film de l’an prochain le chemin de Manhattan. Difficile, dans ses conditions, de ne pas voir dans les personnages de Vicky et de Christina des projections du réalisateur, profitant de cette escapade vacancière après avoir claqué la porte d’Hollywood – outre la présentation déjà signalée qui est faite des Américains dans le film, il y aurait matière à s’interroger sur ce choix de présenter les inserts ‘‘new-yorkais’’, lors des conversations téléphoniques transatlantiques entre Vicky et son fiancé (Chris Messina), sauf erreur de ma part, toujours par un plan fixe (comme une négation du cinéma?...) – mais sachant qu’il faudra bien, &lt;i&gt;in fine&lt;/i&gt;, reprendre tout de même l’avion. Pour le réalisateur comme pour ses héroïnes, l’Europe aura été une auberge espagnole: ils y auront trouvé ce qu’ils avaient déjà dans leurs bagages, et repartiront comme ils étaient arrivés. Avec, toutefois, la conscience du prix d’une parenthèse enchantée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si &lt;i&gt;Match Point&lt;/i&gt;, qui avait marqué en 2005 le début de cette parenthèse européenne de Woody Allen, m’avait paru à l’époque peut-être un petit peu surestimé par le chœur dithyrambique de la critique (une prochaine diffusion télé me permettra peut-être de revoir mon jugement?), on ne saurait, à mon sens, trop louer ce dernier film – et tant pis pour ceux qui s’arrêtent à son aspect ‘‘cliché’’ ou n’y voient qu’une comédie romantique (forcément) décevante, ‘‘ratée’’: ils passent non seulement, comme déjà dit plus haut, à côté de l’un des sommets de la production de Woody Allen, mais probablement à côté de l’un des deux ou trois meilleurs films de l’année.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-730833326521289509?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/730833326521289509/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=730833326521289509&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/730833326521289509'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/730833326521289509'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2008/11/le-bel-t-le-bon-caleon-et-lair-de.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-6645332869027838002</id><published>2008-11-05T20:20:00.002+01:00</published><updated>2008-11-05T21:06:01.693+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;Yes they can!&lt;/b&gt;                                                                                                          &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img135.imageshack.us/img135/7311/2fb4c434aafd11ddb895802sy1.gif" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces mots ont déjà été repris, répétés un peu partout, multidiffusés, mais qu’importe. Cette nuit, le premier discours de Barack Obama après sa victoire aux élections présidentielles américaines commençait ainsi: &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«&lt;i&gt;S’il y a ici une seule personne qui doute encore du fait que l’Amérique soit un lieu où tout est possible, qui cherche encore à savoir si le rêve de nos pères fondateurs est toujours vivant, qui s’interroge encore sur la puissance de notre démocratie, cette soirée est sa réponse. C’est la réponse donnée par les nombreuses files d’électeurs qui se sont formées autour des écoles et des églises, d’une ampleur que le pays n'a jamais connue, par des gens qui ont attendu trois ou quatre heures, la plupart pour la première fois dans leur vie, parce qu’ils pensaient que cette fois la situation était différente et que leur voix pouvait faire la différence. C’est la réponse des riches et des pauvres, des démocrates et des républicains, des noirs, des blancs, des latinos, des asiatiques, des Américains d’origine, des homosexuels, des hétérosexuels, des handicapés et des valides – des Américains qui ont adressé au monde le message que nous ne sommes pas un amalgame d’Etats de gauche ou de droite; nous sommes, et nous serons toujours, les Etats-Unis d’Amérique.&lt;/i&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des mots qui, même quand on n’a, &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt;, aucune raison d’avoir la fibre patriote concernant un pays situé à plusieurs milliers de kilomètres, font vibrer et inspirent l’enthousiasme. (Plus que n’importe quel discours de notre Prince-Président, en tout cas.) En attendant de voir sur pièce ce que sera la présidence Obama et dans quelle mesure il concrétisera les espoirs qui ont été placés sur lui par ses concitoyens et par nombre de citoyens du monde, il n’est pas interdit d’y céder.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Le texte complet du discours est disponible &lt;a href="http://www.chicagotribune.com/news/politics/obama/chi-barack-obama-speech,0,524762.story?page=1"&gt;ici&lt;/a&gt; en version originale et en traduction par &lt;a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/international/20081105.OBS9611/le_discours_de_victoire_barack_obama.html?idfx=RSS_notr"&gt;là&lt;/a&gt;.]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On saluera également le discours de John McCain, renouant avec la dignité qu’on avait pu apprécier dans son attitude au début de la campagne avant quelques regrettables errements, et dépassant le &lt;i&gt;fair play&lt;/i&gt; minimum de mise en pareille situation. «&lt;i&gt;Cette réussite ne suscite en moi que du respect pour le sénateur Obama, pour avoir suscité de l’espoir en tant d’hommes et de femmes d’Amérique&lt;/i&gt;», a-t-il notamment déclaré, reconnaissant également le caractère «&lt;i&gt;historique&lt;/i&gt;» de cette élection. Un discours qui, lui aussi, inspire le respect. (Plus que son équivalent hexagonal par la Foldingue Rose, en tout cas.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«&lt;i&gt;Tonight we all are Americans&lt;/i&gt;»?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-6645332869027838002?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/6645332869027838002/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=6645332869027838002&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/6645332869027838002'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/6645332869027838002'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2008/11/yes-they-can-ces-mots-ont-dj-t-repris.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-6664190173720886010</id><published>2008-10-31T14:40:00.002+01:00</published><updated>2008-10-31T15:46:06.342+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;Le Nouveau Monde et la Vieille Europe&lt;/b&gt;                                                                                     &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img374.imageshack.us/img374/9594/obamahortefeuxcf3.gif" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est peu de rhétoriques plus agaçantes que celle de nos ‘‘voisins’’ d’Outre-Atlantique quand il leur prend l’envie de comparer leurs USA à ce ‘‘vieux monde’’ que leurs ancêtres ont jadis quitté. Dépréciative ou laudative, qu’elle présente les Européens comme un rassemblement de &lt;i&gt;has been&lt;/i&gt;, vieux débris à peine post-préhistoriques, ou magnifie une Europe-musée admirable, gardienne d’un art de vivre oublié, celle-ci nous donne souvent l’impression de se teinter d’une commisération plus ou moins avouée pour une population qui se serait retirée de la marche de l’Histoire et du cours des affaires du monde, qui donne très envie de répliquer méchamment. Pourtant, s’il est un jour qui appelle cette comparaison, c’est celui du mardi 4 novembre prochain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce mardi, les Etats-Unis d’Amérique éliront leur président pour les quatre (voire huit) années à venir. Et celui-ci semble avoir de très fortes chances de s’appeler Barack Obama. Noir issu de l’immigration dans un pays encore fortement marqué par les antagonismes raciaux, candidat le plus à ‘‘gauche’’ qu’ait présenté le Parti Démocrate depuis longtemps dans un pays dont certains citoyens voient déjà dans la politique économique du gouvernement Bush le spectre (apparemment terrifiant) de «l’Etat Providence» (!!), se déclarant partisan d’une approche diplomatique des conflits géopolitiques mondiaux dans un pays engagé depuis sept ans dans des guerres menées de façon aberrante, le charismatique sénateur de l’Illinois a pourtant su s’imposer comme un candidat plus que crédible à la Maison Blanche. Son &lt;a href="http://www.humanite.fr/Discours-de-Barak-Obama-prononce-le-18-mars-a-Philadelphie,872105"&gt;discours de Philadelphie&lt;/a&gt;, le 18 mars dernier, quel que soit le résultat de l’élection, restera probablement dans les annales, ainsi que le souvenir d’une campagne exemplaire en cela que son efficacité &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt; redoutable n’aura pas reposé sur le sacrifice de la dignité, ce face à un John McCain qui s’est progressivement abaissé à tous les coups bas et à toutes les calomnies de la ‘‘politique politicienne’’. Etant donné tout ce que représente du point de vue géopolitique, culturel, et également économique, les Etats-Unis, la victoire d’un Barack Obama pourrait bien faire du 4 novembre 2008 une date historique non seulement pour son propre pays mais pour une bonne part de la planète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce mardi, &lt;strike&gt;les Etats-Unis d’Europe&lt;/strike&gt; l’Union européenne, que préside actuellement la France avec le succès que l’on sait – un succès tel, soit dit en passant, que Nicolas Sarkozy semble envisager tout-à-fait sérieusement de ne pas rendre les clés du pouvoir à la fin de l’année, ce qui en termes politiques s’appelle coup d’Etat ou putsch, annoncé sinon encore réalisé, et dont, très-curieusement, presque personne ne parle! –, l’Union européenne, disais-je, connaîtra une autre actualité: la Conférence des Ministres européens consacrée à ‘‘l'intégration’’ des étrangers en Europe se tiendra, sous l’égide de Brice Hortefeux, à... Vichy. On a beau vouloir tout faire pour ne pas tomber dans le piège du Point Godwin, il faut être sacrément acquis au discours gouvernemental pour admirer le choix de cette ville afin d’y tenir une conférence européenne visant à étendre à l’ensemble de l’UE la politique française en matière de ‘‘gestion’’ de l’immigration; politique inique, provoquant chaque semaine de nouveaux drames, économiquement contre-productive, et qui bafoue ce que la France pouvait représenter en matière d’idéaux; politique, enfin, dont tant les attendus que certaines méthodes proprement dégueulasses qui sont employées pour sa réalisation nous rappellent trop souvent certains aspects d’heures sombres de notre Histoire récente, que Nicolas Sarkozy tente régulièrement d’occulter depuis plusieurs années maintenant à coups de propos relevant parfois du révisionnisme pur et simple (on se souvient notamment encore de certaines formules de son discours de Caen en mars 2007), et qui se trouvent être précisément attachées à la ville de... Vichy. «Honnêtement, on en ras-le-bol de cette histoire du passé!» assurait en juin dernier, sous les applaudissements de l’UMP, le ministre de l’immigration, de l’expulsion et de la trahison de l’identité nationale pour justifier le choix de cette ville, qui viserait selon lui à la réhabiliter. Gageons que les Vichyssois se seraient bien passés, eux, d’une ‘‘réhabilitation’’ menée en ces termes, et la France d’une telle actualité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, la rhétorique de la comparaison du Nouveau Monde et de la Vieille Europe est souvent agaçante, mais en début de semaine prochaine, il n’y aura vraiment pas de quoi pavoiser de se trouver de ce côté-ci de l’Atlantique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P.S.: Reste, bien sûr, l’hypothèse du nivellement par le bas en guise d’équilibrage et de la victoire inattendue, pour quelque motif que ce soit, du ticket républicain aux USA. Ce n’est pas tant la perspective d’une présidence John McCain qui soit alarmante – celui-ci ne serait vraisemblablement ni meilleur ni pire que d’autres présidents américains avant lui, et les USA peuvent difficilement, de toute façon, tomber plus bas qu’ils ne sont actuellement en matière politique, économique et d’‘‘image publique’’ auprès du reste du monde – que celle d’une présidence Sarah Palin, pas du tout improbable à moyen terme étant donné l’état de santé de McCain. Même pour que l’honneur de la France soit un peu moins entaché en ce 4 novembre, une éventualité aussi inquiétante, non seulement pour les USA mais pour le monde, n’aurait rien d’enviable...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-6664190173720886010?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/6664190173720886010/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=6664190173720886010&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/6664190173720886010'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/6664190173720886010'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2008/10/le-nouveau-monde-et-la-vieille-europe.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-2628076272358472907</id><published>2008-10-28T01:30:00.001+01:00</published><updated>2008-10-28T01:30:19.089+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Eloge de l’indicible&lt;/span&gt;                                                                                                                          &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/c2/Ma_Yuan_Walking_on_Path_in_Spring.jpg"&gt;&lt;img src="http://img293.imageshack.us/img293/6757/mayuanapricotblossomsleoq0.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Honorer les Sages reconnus; dénombrer les Justes; redire à toutes les faces que celui-là vécut, et fut  noble et sa contenance vertueuse,&lt;br /&gt;Cela est bien. Cela n’est pas mon souci: tant de bouches en dissertent! Tant de pinceaux élégants s’appliquent à calquer formules et formes,&lt;br /&gt;Que les tables mémoriales se jumellent comme les tours de veille au long de la voie d’Empire, de cinq mille en cinq mille ans.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;o&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Attentif à cela qui n’a pas été dit; soumis par ce qui n’est point promulgué; prosterné vers ce qui ne fut pas encore,&lt;br /&gt;Je consacre ma joie et ma vie et ma piété à dénoncer des règnes sans années, des dynasties sans avènements, des noms sans personnes, des personnes sans noms,&lt;br /&gt;Tout ce que le Souverain-Ciel englobe et que l’homme ne réalise pas.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;o&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que ceci ne soit point marqué d’un règne; – ni des Hsia fondateurs; ni des Tcheou législateurs; ni des Han, ni des Thang, ni des Soung, ni des Yuan, ni des Grands Mings, ni des Tshing, les Purs, que je sers avec ferveur.&lt;br /&gt;Ni du dernier des Tsching dont la gloire nomma la période Kouang-Siu –&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;o&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;Mais de cette ère unique, sans date et sans fin, aux caractères indicibles, que tout homme instaure en lui-même et salue.&lt;br /&gt;À l’aube où il devient Sage et Régent du trône de son cœur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Victor Segalen, «Sans marque de règne», extrait de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Stèles&lt;/span&gt;, 1912. Illustration: &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Marche sur le chemin au printemps&lt;/span&gt;, ou &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Fleurs d’abricots se penchant contre des nuages&lt;/span&gt;, estampe de Ma Yuan, XIIIe siècle.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-2628076272358472907?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/2628076272358472907/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=2628076272358472907&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/2628076272358472907'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/2628076272358472907'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2008/10/eloge-de-lindicible-honorer-les-sages.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-8855222159552623254</id><published>2008-10-23T00:27:00.005+02:00</published><updated>2008-10-23T00:46:00.413+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Voltaire et Rousseau sont dans un bateau&lt;/span&gt;                                           &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img399.imageshack.us/img399/3680/spectacle1835po8.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attiré par la promesse d’une intervention de Mme K*** (qui n’eût pas lieu...) en fin de représentation, je me suis laissé attirer par la pièce &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Voltaire Rousseau&lt;/span&gt;, écrite et mise en scène par Jean-François Prévand, créée en 1991 et actuellement en tournée, après plusieurs années de représentations parisiennes, ladite tournée venant de faire halte pour quelques jours à Marseille, plus précisément au théâtre Gyptis. (Nous étions mercredi, les groupes de lycéens étaient visiblement nombreux, cela m’a rappelé quelques souvenirs, ayant moi-même découvert les lieux par ce biais il y a ... hmm, quelques temps de cela... attention au coup de vieux.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pièce se situe en 1765. Rousseau (Jean-Luc Moreau) fait irruption à Ferney dans le but d’obtenir de Voltaire (Jean-Paul Fabre) des informations lui permettant d’identifier l’auteur d’un pamphlet récemment paru, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;a href="http://www.voltaire-integral.com/Html/25/19_Sentiments.html"&gt;Sentiment des citoyens&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, prétendument écrit par de pieux genevois (sur scène, la véritable identité de l’auteur ne met pas longtemps à se laisser deviner...), pamphlet qui l’attaque violemment, le traitant notamment d’athée, de débauché, de saltimbanque, et l’accusant, enfin, d’avoir abandonné ses enfants à l’assistance publique (ce qu’il refuse d’admettre). C’est ce pamphlet qui a valu à Rousseau, celui-ci en est sûr, d’être sommé de quitter son refuge de l’île de Saint-Pierre, sur le lac de Bienne, où il espérait pouvoir, loin du monde, vivre enfin en paix. D’abord à peu près courtois, l’échange ne tarde pas à virer à l’échange d’invectives de moins en moins voilées de part et d’autre, révélant les dissensions personnelles et philosophiques entre les deux hommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès le début de cette rencontre imaginaire que Jean-François Prévand a situé durant une semaine de ‘‘trou’’ dans le récit des &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Confessions&lt;/span&gt; avant le départ de leur auteur pour l’Angleterre, la répartition des rôles est à peu près claire: d’un côté un Voltaire alignant les saillies spirituelles et attaché à son petit confort, de l’autre un Rousseau parano et ne pouvant entrer dans une maison sans envoyer valser les meubles au bout de quelques minutes. Si quelques répliques font effectivement mouche (j’avoue avoir eu un faible tout particulier pour l’enchaînement: «&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ce qui me chagrine le plus, c’est que vous m’ayez toujours tenu pour un parfait imbécile.&lt;/span&gt;» / «&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Oh! je n’ai jamais prétendu que vous soyez parfait...&lt;/span&gt;»!), on pense tout de même plus à comparer la pièce à celle écrite depuis par Eric-Emmanuel Schmitt sur Diderot – rapprochement guère flatteur... – qu’à celle de Sacha Guitry sur Beaumarchais (pour rester dans le contexte), tandis que le recours massif au ‘‘montage’’ de citations ultra-connues des deux philosophes, ici resservies à la fois comme des éléments tout à fait naturels dans la conversation, et comme des reflets supposément fidèles de l’ensemble de leur pensée, fait quelque peu tiquer. De plus, si l’auteur penche manifestement plus en faveur de Voltaire, son interlocuteur se voyant réduit à une présentation plus nettement caricaturale, aucun des deux ne sort, à vrai dire, grandi de cette scène de ménage qui fait quelquefois se demander, en cours de spectacle – notamment lorsque Voltaire illustre sur scène la fameuse «envie de marcher à quatre pattes» dont il dit avoir été saisi à la lecture du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes&lt;/span&gt;, et mime les derniers instants d’un Rousseau devenu patriarche d’une assemblée de disciples méticuleusement abêtis –, fait se demander, disais-je, s’il n’eût pas été plus simple et à tout prendre d’un plus grand intérêt, fût-il ‘‘archéologique’’, de remonter directement &lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k71017c"&gt;Les Philosophes&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; de Palissot (1760). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se doute que la volonté de M. Prévand n’était pas aussi polémique que cela, et même que le but de cette confrontation entre Voltaire / Rousseau était plutôt de présenter la ‘‘fracture’’ entre deux attitudes philosophiques ayant des répercutions jusqu’à notre époque; hélas, entre la bassesse des accusations les plus rebattues portées sur les deux hommes ici relayées par leur ‘‘adversaire’’ respectif dans la conversation (Voltaire mondain futile, antisémite, enrichi par la traite négrière, Rousseau misanthrope, paranoïaque, auteur d’un traité d’éducation alors qu’il avait abandonné ses cinq enfants), et la réduction de leurs philosophies respectives à quelques formules choc, on ne peut pas dire que ce soit cet aspect qui ressorte avec le plus d’évidence du spectacle qui nous est ici offert. Servie par un duo de comédiens qui, s’il n’enthousiasme pas, ne démérite pas non plus, la pièce est toutefois, dans l’ensemble, plutôt sympathique, et on ne s’y ennuie guère. Etait-ce tout ce que l’on pouvait souhaiter d’une représentation de la confrontation entre deux figures qui participèrent, de deux manières tout à fait opposées, à l’entrée de la pensée occidentale dans la modernité? Sans doute pas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-8855222159552623254?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/8855222159552623254/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=8855222159552623254&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/8855222159552623254'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/8855222159552623254'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2008/10/voltaire-et-rousseau-sont-dans-un.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-5752907852178143279</id><published>2008-10-15T22:15:00.000+02:00</published><updated>2008-10-15T22:16:23.942+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Ne me parlez plus de ‘‘modernité’’&lt;/span&gt;                                                        &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img134.imageshack.us/img134/5181/librariaec9.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1566, Arcimboldo avait déjà &lt;span style="font-style:italic;"&gt;designé&lt;/span&gt; Facebook.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-5752907852178143279?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/5752907852178143279/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=5752907852178143279&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/5752907852178143279'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/5752907852178143279'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2008/10/ne-me-parlez-plus-de-modernit-en-1566.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-224253872223917578</id><published>2008-10-09T18:17:00.004+02:00</published><updated>2008-10-09T18:44:57.419+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L’Année de la (pauvre) France&lt;/span&gt;                                                &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img375.imageshack.us/img375/6738/courbetlk3.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est désormais officiel, ou en tout cas si massivement apparent, évident, que c’est quasiment tout comme. Le monde entier se fout de nous. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au printemps, la Palme d’Or attribuée par Sean Penn à &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Entre les murs &lt;/span&gt;aurait dû nous mettre la puce à l’oreille. (Je veux bien consentir, je le signale au passage, à attribuer à ce film la possibilité qu’il ait quelques mérites sur le plan de la mise en scène, encore que j’aie du mal à les imaginer tels qu’ils méritent à eux seuls un tel honneur, mais c’est ce qu’il y a de bien avec les films à thèse, on peut refuser d’aller les voir par principe; ce que je persisterai donc à faire, le principe étant que Bégaudeau me tape sur les nerfs, et que je préfère mettre l’argent du ticket de ciné sur le dernier Béla Tarr: fin de parenthèse.) – Aujourd’hui, nouvelle offensive. Et qui frappe fort, très fort. Le complot est énorme. J.M.G. Le Clezio vient de se voir décerner le Prix Nobel de Littérature. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Preuve que le coup était monté de longue date et qu’on devait s’en plier de rire à l’avance dans les couloirs suédois, la rumeur de l’attaque avait filtré depuis plusieurs jours. C’est bien la première fois que j’entends les rumeurs d’attribution précédant l’annonce officielle du lauréat se révéler exactes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout cela révèle visiblement d’un principe trop systématiquement appliqué pour que sa nature artificielle ne nous saute pas aux yeux, puisqu’il s’agit, à chaque fois, d’aller chercher dans ce qu’il y a de moins reluisant, ou à peu près, dans notre ‘‘patrimoine culturel’’, pour décerner à l’heureux ‘‘élu’’, avec une ironie que je ne peux m’imaginer autrement que féroce, une des plus hautes distinctions existant dans un domaine donné (le cinéma, la littérature). Le pire, c’est que je gagerais que ce principe, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;ils&lt;/span&gt; sont allés le puiser directement chez l’ennemi: chez Victor Hugo, dans &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Notre Dame de Paris&lt;/span&gt;! Soyons-en sûrs, ce à quoi nous assistons en ce moment, c’est à une vaste, gigantesque, planétaire Fête des Fous, avec la France dans le rôle de Quasimodo. (Ne reste plus qu’à déterminer, en somme, si c’est la présence de Nicolas Sarkozy à la tête de l’Etat qui est cause que l’on se gaudit ainsi de nous, ou si &lt;span style="font-style:italic;"&gt;le mal vient de plus loin&lt;/span&gt;.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh! j’en ai certes conscience, tant qu’à chercher dans nos littérateurs actuels, ils auraient pu tomber plus mal encore que sur Le Clezio. – Le fin du fin aurait sans doute été de l’attribuer conjointement à Houellebecq et BHL, par exemple, mais enfin, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;ils&lt;/span&gt; n’ont tout de même pas osé aller jusque-là. – Amélie Nothomb a dû sentir passer le vent du boulet: pas de chance pour elle, elle est belge. – Mais même si je déplorais moi-même, il y a quelques mois, la disparition coup sur coup des dernières grandes figures en date à avoir ‘‘incarné’’, d’une manière ou d’une autre, notre littérature (Julien Gracq, Alain Robbe-Grillet, Aimé Césaire), je ne peux croire que la scène soit désormais si vide, au pays de Tournier, de Germain, de Roubaud, de Rouaud, d’Echenoz, de Quignard, de Glissant, de Chamoiseau, de Bonnefoy, de Sollers (au moins on aurait rigolé!), et d’autres que j’oublie sans doute, qu’on n’y ait rien trouvé de mieux qu’un Jean Marie Gustave Le Clezio pour inscrire son nom à la suite de ceux d’Albert Camus, de Saint-John Perse et de Claude Simon. – Cela, sans parler des grands noms de la littérature mondiale que l’on fait lanterner depuis des lustres, en leur assurant année après année qu’ils ont toutes leurs chances, et qui doivent ronger leur frein pendant que ces messieurs de l’Académie Nobel occupent leur temps et leur argent à se ficher de la gueule de la France...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’en trouvera peut-être pour tomber dans le piège, pour me taxer encore d’éternel insatisfait et même d’antipatriote puisque que je ne me réjouis pas des succès et consécrations des représentants de notre beau pays. Attention. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ce n’est pas parce que je suis parano qu’ils sont pas tous après nous.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-224253872223917578?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/224253872223917578/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=224253872223917578&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/224253872223917578'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/224253872223917578'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2008/10/lanne-de-la-pauvre-france-cest-dsormais.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-6964158085914352402</id><published>2008-10-05T23:25:00.002+02:00</published><updated>2008-10-05T23:27:31.963+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Voix de sans-voix                                                                                                                           &lt;/span&gt;                             &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img117.imageshack.us/img117/5788/henricartierbressonsrintg3.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a une semaine, &lt;a href="http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2008/09/30/malalai-kakar-l-icone-feminine-de-la-police-afghane-a-ete-assassinee-a-kandahar-par-les-talibans_1101204_3216.html"&gt;Malalai Kakar&lt;/a&gt; était assassinée à Kandahar. La première femme commissaire de police en Afghanistan était depuis longtemps sur la liste noire des Taliban, parmi les cibles prioritaires. Dimanche dernier, ils sont parvenus à leurs fins. Cet évènement, aussi récent et aussi tristement fort symboliquement soit-il, le nom même de cette femme, je les avais pourtant déjà oubliés – comme on chasse mécaniquement de son esprit les évènements sans réelle incidence sur le cours global, géopolitique ou plus récemment économique, du monde comme il va ou tout simplement qui ne nous concernent, ne nous touchent pas directement. Je n’y pensais absolument plus lorsque je passais jeudi après-midi à la ‘‘bourse aux livres’’ qui se tient depuis des années dans le grand hall de mon université, et où je trouve régulièrement moult ouvrages à prix avantageux (lequel ne m’empêche pas, à la longue, de m’y ruiner consciencieusement), et que j’avisais, dans un petit stock de titres de littérature orientale – laissés en dépôt, m’expliqua Marc, mon dealer habituel, par un professeur de chinois –, entre un exemplaire de la &lt;a href="http://lesotdelange.blogspot.com/2007/06/la-dlicatesse-iii-les-boucles-dansent.html"&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Centurie&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; d’Amaru et un recueil de haïkus, une anthologie de ‘‘poésie populaire des femmes pachtounes’’, intitulée &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le suicide et le chant&lt;/span&gt;, et établie dans les années 80 par Sayd Bahodine Majrouh. Quelques heures plus tard, dans le TGV m’emportant vers Paris où je retrouve pour le week-end mon amante et compagne, j’ai ressorti le livre de mon sac à dos, initialement dans l’intention de le seulement feuilleter, et je n’ai plus lâché, renvoyant à plus tard mes autres occupations projetées (Voltaire, en la circonstance, ne m’en voudra sans doute pas trop).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le suicide et le chant sont, explique Majrouh, les deux échappatoires offertes aux femmes aux conditions de vie qui sont les leurs dans les tribus des vallées afghanes. Le premier se pratique de préférence des façons qui passent pour les plus ignominieuses, ultime geste de rébellion face aux interdits religieux et aux codes d’honneur traditionnels. La forme privilégiée du second est le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;landay&lt;/span&gt; (littéralement, ‘‘le bref’’), composition poétique orale improvisée de deux vers obéissant à de strictes contraintes métriques, dont Majrouh et sa sœur sont allés recueillir des exemples, sur place dans un premier temps, puis, après l’invasion soviétique de décembre 1979, dans les camps de réfugiés du Pakistan – où empira encore la condition des femmes, qui, outre la conscience de l’exil et le souvenir des massacres, se voyaient désormais contraintes à l’inaction et à la réclusion dans les tentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le landay est un genre pratiqué par tous, ceux des femmes du peuple se distinguent par des différences formelles (ils sont, nécessairement, moins érudits et précieusement raffinés que ceux des doctes) et surtout thématiques: certains sujets – la religion notamment – n’y apparaissent quasiment jamais, tandis qu’on y trouve au contraire des évocations impensables de la part de leurs ‘‘homologues’’ masculins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si certains thèmes prennent une grande importance, voire, tout simplement, apparaissent, dans les années 1980 – à commencer par celui de l’exil:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«&lt;span style="font-style:italic;"&gt;C’est le printemps, ici les feuilles poussent aux branches, &lt;br /&gt;Mais dans mon pays les arbres ont perdu leurs ramures sous la grêle des balles ennemies.&lt;/span&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;– ils ne supplantent pas la principale source d’inspiration de ces poèmes, qui est, de façon assez surprenante, de nature érotique. Celle-ci passe par des évocations très franches et directes du corps:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Tu t’étais caché derrière la porte, &lt;br /&gt;Moi je massais mes seins nus, et tu m’as entrevue&lt;/span&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;et du désir:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Déjà minuit, tu n’es toujours pas là.&lt;br /&gt;Mes couvertures sont en feu et me brûlent toute entière.&lt;/span&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hors la femme elle-même, le personnage principal est celui de l’amant, jeune et valeureux, qui vient la libérer de «&lt;span style="font-style:italic;"&gt;la prison des solitudes&lt;/span&gt;» qu’elle hantait auparavant.  Amours clandestines, bouches tendues entre les battants de porte, étreintes qui «&lt;span style="font-style:italic;"&gt;comme un grelot, avec tous &lt;/span&gt;[s]&lt;span style="font-style:italic;"&gt;es bijoux&lt;/span&gt;», font «&lt;span style="font-style:italic;"&gt;tint&lt;/span&gt;[er]» l’amante dans les bras de l’amant «&lt;span style="font-style:italic;"&gt;jusqu’au fond de la nuit&lt;/span&gt;», éveillent aussi le rêve d’un aveu public, non seulement scandaleux, mais authentiquement dangereux, dans une société où la découverte d’une relation adultère peut se solder par la mort des personnes impliquées (ou, à tout le moins, de la femme):&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«&lt;span style="font-style:italic;"&gt;J’aime ! J’aime ! Je ne le cache pas. Je ne le nie pas.&lt;br /&gt;Même si l’on m’arrache au couteau pour cela tous mes grains de beauté.&lt;/span&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Donne ta main mon amour et partons dans les champs&lt;br /&gt;Pour nous aimer ou tomber ensemble sous les coups de couteaux.&lt;/span&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est que le contrepoint de l’évocation de l’amant est l’évocation de l’époux, qui n’est jamais choisi par la femme dans la culture tribale, et n’est jamais appelé autrement dans les landays féminins que par l’expression de «&lt;span style="font-style:italic;"&gt;petit affreux&lt;/span&gt;». Evocation parfois railleuse:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Etendue, je veux en moi le prendre,&lt;br /&gt;Mais mon amant s’alarme. Il craint que le ‘‘petit affreux’’ n’en vienne à s’éveiller.&lt;/span&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Mon amour, saute dans mon lit et ne crains rien&lt;br /&gt;S’il se casse, le ‘‘petit affreux’’ est là pour réparer.&lt;/span&gt;» &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;parfois désespérées, parfois, enfin, empruntes de véritable haine:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ô mon Dieu ! tu m’envoies de nouveau la nuit sombre&lt;br /&gt;Et de nouveau je tremble de la tête aux pieds, car je dois monter dans le lit que je hais.&lt;/span&gt; » &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;«&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le ‘‘petit affreux’’ ne veut pas mourir de sa propre fièvre,&lt;br /&gt;J’ai décidé, demain, de l’enterrer vivant.&lt;/span&gt;» &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les voix que nous entendons revendiquent le fait de trouver leur «&lt;span style="font-style:italic;"&gt;dignité de femme&lt;/span&gt;» dans les bras d’une personne librement choisie, et non dans la soumission aux codes et diktats de la société patriarcale, parfois ouvertement défiés (au moins en paroles), comme dans ce rêve qui saisit l’une d’elles de «&lt;span style="font-style:italic;"&gt;traverser le village à visage découvert et la chevelure au vent&lt;/span&gt;». Mais que l’amant ne prétende pas, à son tour, dominer la femme: &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Mon amant veut tenir ma langue dans sa bouche, &lt;br /&gt;Non pour le plaisir, mais afin d’établir des droits sur moi.&lt;/span&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Implicitement ou explicitement, les landays présentent un monde où la femme seule décide de donner (ou non) ses faveurs. Elle n’est en aucun cas une ‘‘conquête’’. Et si certains poèmes exaltent aussi, conformément, cette fois, à la culture ambiante – et de façon, assez logiquement, plus encore marquée pour les landays recueillis dans les camps pakistanais –, les exploits guerriers et virils (l’amant se doit d’être valeureux au lit ET sur le champ de bataille), les femmes pachtounes semblent exceller à retourner ironiquement contre lui-même le sacro-saint code d’honneur masculin: &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Puisses-tu périr au champ d’honneur, mon bien-aimé!&lt;br /&gt;Afin que les filles chantent ta gloire chaque fois qu’elles s’en iront puiser l’eau à la source.&lt;/span&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre tonalités élégiaque et polémique, la présentation de Sayd Bahodine Majrouh abuse parfois des vérités générales – que la lecture des quelques 190 landays rassemblés invite d’ailleurs parfois à nuancer, ce qui est un peu dommageable à la force de son propos. Toutefois, même à considérer que la situation qu’il décrit n’était pas si totalement absolue, mais néanmoins très-largement majoritaire, et sachant combien peu elle a évolué dans certaines régions de l’Afghanistan, la lecture de ce recueil tient non seulement, bien souvent, de l’émerveillement poétique, et de la découverte de voix inouïes, mais presque d’un impératif éthique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Poète majeur lui-même [1], mais aussi philosophe se réclamant du soufisme comme des Lumières occidentales, historien, universitaire et même brièvement homme politique, Majrouh souhaitait un Afghanistan non seulement indépendant mais libre, aussi bien des envahisseurs communistes que des fanatiques religieux et des traditions aliénantes. Il dérangeait et le savait. Un matin de février 1988, il fut abattu à la mitraillette par les taliban, en ouvrant la porte de sa maison d’exil, à Peshawar. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à Malalai Kakar, dont le souvenir m’est revenu dans le train où je lisais ce livre, j’ignore si elle récitait, ou composait, des landays... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img518.imageshack.us/img518/3981/41q9g2zacklak1.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sayd Bahodine Majrouh, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le suicide et le chant. Poésie populaire des femmes pachtounes&lt;/span&gt;, traduit, adapté et présenté par André Velter et l’auteur: Gallimard, «Connaissance de l’Orient», 1994. Illustration: photographie d’Henri Cartier-Bresson, Srinagar, Cachemire, 1948.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[1] Je signale au passage, sait-on jamais? (je ne suis pas forcément le seul dans ce cas et à force de s’additionner peut-être ces voix finiront-elles par être entendues), que ne serais pas contre le fait que les éditions de l’Aube poursuivent avec &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le rire des amants&lt;/span&gt; l’entreprise de réédition au format poche d’&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ego-Monstre&lt;/span&gt;, initialement parues chez Phébus, qu’elles semblaient avoir entamées avec la reprise du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Voyageur de minuit&lt;/span&gt; en l’an 2000.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-6964158085914352402?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/6964158085914352402/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=6964158085914352402&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/6964158085914352402'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/6964158085914352402'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2008/10/voix-de-sans-voix-il-y-une-semaine.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-3246308455387313775</id><published>2008-10-01T00:57:00.002+02:00</published><updated>2008-10-01T02:28:45.402+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;À livre ouvert&lt;/span&gt;                                                                   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;C’est la rentrée et le retour des emm..., hum, embrouilles administratives sous notre beau soleil... hmmmm, non plus... sous le ciel gris et pluvieux d’Aix-en-Provence. Ceci explique au moins en partie que ce blog ait été plutôt apathique ce mois-ci, toutes mes excuses à mon fidèle lectorat (h... oui bon vous aurez compris le principe). Et sur ces entrefaites, voici le second des questionnaires annoncés.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;Quel(s) souvenir(s) avez-vous de votre apprentissage de la lecture?&lt;/span&gt; Essentiellement des souvenirs trop intimes, d’une façon ou d’une autre, pour que j’en fasse état ici (ça fait un joli effet de raccord avec la fin du questionnaire précédent, non?). Et une impression de retrouvailles avec une connaissance de longue date chaque fois que je lis ou entends certains passages des souvenirs d’enfance de Marcel Pagnol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;Vos lectures préférées lorsque vous étiez enfant?&lt;/span&gt; Là ça dépend de ce qu’on cible comme période... Pas vraiment de souvenir des livres de la petite enfance / prime jeunesse dont semblent si bien garder mémoire plusieurs personnes que je connais ayant répondu à ce questionnaire. Un peu plus tardivement en revanche, je fis une abondante consommation de livres de ‘‘contes et légendes’’ dans différentes collections.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img440.imageshack.us/img440/9315/51h9d9egmwlss400cu8.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;Aimez-vous la lecture à haute voix?&lt;/span&gt; Ce n’est pas quelque chose qui m’attire spontanément, mais depuis quelques temps et auprès d’une certaine personne je m’y suis un petit peu mis. :-) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;Votre conte préféré?&lt;/span&gt; «La Barbe-Bleue» de Charles Perrault.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;La meilleure adaptation d’un roman ou d’une pièce de théâtre?&lt;/span&gt; Qu’on parle de cinéma ou d’un autre &lt;span style="font-style:italic;"&gt;medium&lt;/span&gt; (opéra, etc.), l’important est que l’œuvre finalement obtenue soit une réussite dans sa propre forme d’art. Que celle-ci soit extrêmement fidèle au matériau d’origine ou fondée sur une totale trahison (fût-ce d’un de mes romans préférés), que la source en soit un chef-d’œuvre ou un texte tout à fait anecdotique, importe, dans ces condition, peu voire pas du tout. Parler de «meilleure adaptation» n’a donc pas vraiment de sens pour moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;Apprenez-vous par cœur certains poèmes, répliques de théâtre, passages de roman?&lt;/span&gt; Je suis censé le faire pour les concours... Du coup certaines choses restent en mémoire même une fois l’année écoulée... d’autres non... Pour mon ‘‘usage personnel’’, c’est un exercice que je ne pratique guère, consciemment en tout cas, même s’il y a toujours des bribes plus ou moins importantes de textes qui à force d’être fréquentés restent accrochés à la mémoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;Avez-vous des livres ou des magazines dans vos toilettes?&lt;/span&gt; Ce ne sont pas &lt;span style="font-style:italic;"&gt;totalement&lt;/span&gt; ‘‘mes toilettes’’ tant que je vis toujours chez papa-maman, et en l’occurrence c’est là que sont entreposés les romans policiers maternels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img46.imageshack.us/img46/7939/24160jd4.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;Avez-vous plusieurs lectures en chantier? Combien? Lesquelles?&lt;/span&gt; Perpétuellement... Actuellement, pour m’en tenir aux titres les plus récemment ajoutés à la liste (et donc un tout petit peu plus facilement discernables des ‘‘lectures plus ou moins temporairement abandonnées’’), et outre les ouvrages en rapport de près ou de moins près avec le programme d’agrégation: &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Lettres de Milady Juliette Catlesby &lt;/span&gt;de Marie-Jeanne Riccoboni, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Enfantines &lt;/span&gt;de Valéry Larbaud et &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Grammaires de la création&lt;/span&gt; de George Steiner. Je ne sais pas trop quel statut accorder à la correspondance de Violette Leduc, que je parcours, de loin en loin et petit à petit, depuis plusieurs mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;Le poète que vous ne cesserez jamais de relire / de vous réciter?&lt;/span&gt; Français: Baudelaire. Etranger: Rilke.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img360.imageshack.us/img360/3199/baudelairerilkemv3.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;Le livre que vous avez lu le plus rapidement? Le plus lentement?&lt;/span&gt; Aucune idée. Il y a de fortes chances que le livre que j’aie lu le plus rapidement soit plutôt court. Maintenant, s’il faut faire des coefficients durée de lecture / taille du livre, on n’est pas sorti. Et comment classe-t-on dans ce système les livres commencés, abandonnés, puis repris à zéro des années plus tard et lus d’une traite, en quelques jours ou heures?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;Préférez-vous les éditions de poche aux originales? Pourquoi?&lt;/span&gt; Sans témoigner d’une dogmatique opposition aux autres, les éditions de poche. Parce que c’est moins cher, parce que ça prend moins de place et qu’on peut donc en emmagasiner plus, parce que ça peut se transporter partout plus facilement. (Avant d’acheter un manteau, une veste, un pantalon, j’ai tendance à vérifier que les poches sont suffisamment spacieuses pour y accueillir un livre de poche taille standard.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;Le(s) livre(s) que vous ne rangez jamais dans votre bibliothèque et qui traîne(nt) toujours?&lt;/span&gt; Mouahahah. Hum. Bon. Disons qu’à l’heure actuelle il doit y avoir dans les 1500 livres environ, plus des BD, des CD, des DVD, et bien sûr des meubles, dans ma chambre de 9 m². Dans ces conditions, le fait que l’un d’eux ne soit pas parfaitement rangé sur une étagère n’est pas forcément très significatif en soi. :-S&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img513.imageshack.us/img513/2281/vlcsnap98623uw2.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci dit, du rangement massif a été fait ces dernières semaines, et il y a un service d’ordre qui veille, maintenant... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;Quel est votre rapport physique à la lecture? Debout? Assis? Couché?&lt;/span&gt; Plutôt étendu d’une façon ou d’une autre quand je suis chez moi (allongé, couché, façon banquet romain, etc.), assis partout ailleurs, debout s’il n’y a pas d’autre choix. À l’occasion, en marchant. Jamais essayé: la tête en bas en position du lotus (enfin je ne crois pas me souvenir...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;Vos lectures sont-elles commentées crayon en main?&lt;/span&gt; Non. J’ai été élevé dans la religion du livre. On n’écrit pas sur un bouquin. C’est mal. Les livres se dégradent suffisamment comme ça tout seul. – Ah, oui, accessoirement: c’est, en revanche, un peu handicapant pour l’agrégation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;Offrez-vous des livres?&lt;/span&gt; À certaines personnes seulement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;La plus belle dédicace, que ce soit de l’auteur ou de la personne qui vous l’offrit?&lt;/span&gt; Pas de souvenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;Quel est votre rapport sensuel au livre? (Odeur, texture, etc.)&lt;/span&gt; J’aime bien le contact matériel avec le livre, le feuilleter, ce qui est pour moi une des raisons de la supériorité des librairies sur les sites de vente en ligne. J’aime bien aussi l’odeur de certains vieux livres (ça ‘‘compense’’ un peu leur état...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;Quels sont les auteurs dont vous avez lu les œuvres intégrales?&lt;/span&gt; Je peux me tromper, mais &lt;span style="font-style:italic;"&gt;a priori&lt;/span&gt;, aucun à ce jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;Un livre qui vous a particulièrement fait rire?&lt;/span&gt; Il y aurait sans doute d’autres titres à citer, mais là tout de suite je pense à la ‘‘trilogie en cinq volumes’’ du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Guide du Routard Galactique&lt;/span&gt; (H2G2 pour les intimes) de Douglas Adams... peut-être parce que je me suis mis il y  a peu à le relire par-dessus l’épaule de Sophie à qui je l’ai offert en anglais... :-D&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;Un livre qui vous a particulièrement ému?&lt;/span&gt; Au cours de l’année écoulée, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Magnus&lt;/span&gt; de Sylvie Germain (2005) et &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ronde de nuit&lt;/span&gt; (&lt;span style="font-style:italic;"&gt;The Night Watch&lt;/span&gt;, 2006) de Sarah Waters dont j’ai déjà parlé &lt;a href="http://lesotdelange.blogspot.com/2007/07/prire-notre-dame-du-vide-les-adultes-le.html"&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://lesotdelange.blogspot.com/2007/12/les-damns-de-la-guerre-isral-nexistait.html"&gt;là&lt;/a&gt;. Tout dernièrement, ce week-end en fait, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Des fleurs pour Algernon&lt;/span&gt; (&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Flowers for Algernon&lt;/span&gt;, 1966) de Daniel Keyes, dont je parlerai – peut-être – prochainement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;Le livre qui vous a terrifié?&lt;/span&gt; Je ne sais pas si ça rentre vraiment dans la catégorie, mais, il y a quelques mois,  &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Délicieuses pourritures&lt;/span&gt; (&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Beasts&lt;/span&gt;, 2002) de Joyce Carol Oates m’a paru être un des livres les plus malsains qu’il m’ait été donné de lire, au point de me faire sentir physiquement mal à l’aise...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img244.imageshack.us/img244/7049/51vcdybp0rlss400rw3.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;L’avertissement / l’introduction qui vous a le plus marqué?&lt;/span&gt; La préface de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Mademoiselle de Maupin&lt;/span&gt; de Théophile Gautier :-) Et pour ce qui est de véritable introduction, les premières pages de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Si par une nuit d’hiver un voyageur&lt;/span&gt; (&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Se una notte d’inverno un viaggiatore&lt;/span&gt;, 1979) d’Italo Calvino.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;Le titre le plus marquant, original, décalé, astucieux?&lt;/span&gt; Quand on vous a répété pendant des années que de toute façon le meilleur titre de la littérature du monde c’était &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Germinal&lt;/span&gt;, parce que c’était court et que ça contenait tout, il est parfois difficile de s’en remettre (sauf à se dire que quand on écrira soi-même un livre, on choisira en guise de titre un alexandrin au sens le plus apparemment éloigné possible du contenu). – Je n’ai toujours pas lu &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Germinal&lt;/span&gt;. Peut-être cette année...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;Décrivez votre bibliothèque.&lt;/span&gt; Cf. question sur les «livres qui traînent toujours».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;Les livres dont vous vous êtes finalement débarrassé?&lt;/span&gt; On ne se débarrasse pas d’un livre. C’est mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;L’endroit le plus insolite où vous lisez?&lt;/span&gt; Il n’y a pas d’endroit insolite pour lire, la lecture est une activité tout-terrain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;Il ne vous reste que trois jours à vivre: que souhaitez-vous lire ou relire?&lt;/span&gt; Relire: &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La Chartreuse de Parme&lt;/span&gt; de Stendhal, pour garder en bouche le goût du bonheur. Quelques passages de la Bible. Et peut-être les &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Elégies de Duino&lt;/span&gt; de Rilke.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img172.imageshack.us/img172/9546/51x4anw7wdlss400re2.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;Votre livre d’art préféré?&lt;/span&gt; Pas vraiment de préférence dans ce domaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;La bibliothèque idéale?&lt;/span&gt; Tous les livres intéressants ou potentiellement intéressants présents à portée de main. Certains strictement classés selon un système (chronologique, par exemple) ou un autre, d’autres assemblés au gré des associations d’idées... Oui, bon, en bref, ma bibliothèque avec beaucoup plus de titres et beaucoup, beaucoup, beaucoup plus d’espace pour les entreposer...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;L’incipit qui vous a le plus marqué?&lt;/span&gt; «&lt;span style="font-style:italic;"&gt;J’aimais éperdument la comtesse de ***; j’avais vingt ans, et j’étais ingénu; elle me trompa; je me fâchai; elle me quitta. J’étais ingénu, je la regrettai; j’avais vingt ans, elle me pardonna; et comme j’avais vingt ans, que j’étais ingénu, toujours trompé, mais plus quitté, je me croyais l’amant le mieux aimé, partant le plus heureux des hommes.&lt;/span&gt;» (Dominique Vivant-Denon, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Point de lendemain&lt;/span&gt;, version de 1812, déjà évoqué &lt;a href="http://lesotdelange.blogspot.com/2007/07/petite-bibliothque-du-xviiie-sicle-vol.html"&gt;en ces lieux&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;br /&gt;La clausule qui vous a le plus marqué?&lt;/span&gt; «&lt;span style="font-style:italic;"&gt;– Tout cela est fort bien, grogna-t-il; mais ce siècle se fiche absolument du Christ en gloire; il contamine le surnaturel et vomit l’au delà. Alors, comment espérer en l’avenir, comment s’imaginer qu’ils seront propres, les gosses issus des fétides bourgeois de ce sale temps? élevés de la sorte, je me demande ce qu’ils feront dans la vie, ceux-là? &lt;br /&gt;– Ils feront, comme leurs pères, comme leurs mères, répondit Durtal; ils s’empliront les tripes et ils se vidangeront l’âme par le bas-ventre!&lt;/span&gt;» (Joris-Karl Huysmans, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Là-Bas&lt;/span&gt;, 1891)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-3246308455387313775?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/3246308455387313775/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=3246308455387313775&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/3246308455387313775'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/3246308455387313775'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2008/10/livre-ouvert-cest-la-rentre-et-le.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-8021384025157037155</id><published>2008-09-29T12:08:00.001+02:00</published><updated>2008-09-29T14:29:57.408+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Un peu de ménage&lt;/span&gt;                              &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img529.imageshack.us/img529/1903/lessivedesdieuxil0.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant la résolution de ce qui semble être un bug de Blogspot concernant l'incorporation et la mise en forme des textes - en espérant qu'il s'agisse bien d'un bug et non pas d'une refonte du système qui me ferait envisager la possibilité d'un changement d'hébergeur -, et en attendant, par conséquent, que je puisse poster ici des billets achevés de rédiger, je fais du ménage du côté des liens. Ni ménage de printemps, ni ménage d'été, appelons ça un ménage de rentrée, voilà. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Exeunt&lt;/span&gt; donc des blogs officiellement ou visiblement abandonnés - avec une pensée particulière pour le Journal d'un homme sans qualité, Elise, on reste en contact! -, et place à quelques autres. Etant condamné à vous la faire courte par le tic-tac (d'autant plus pervers qu'inaudible) du code de sécurité avant publication susceptible de changer à tout moment et de tout fich' par terre, je souhaite bonne lecture à ceux que ça intéresse et, j'espère, à bientôt.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-8021384025157037155?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/8021384025157037155/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=8021384025157037155&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/8021384025157037155'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/8021384025157037155'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2008/09/un-peu-de-mnage-en-attendant-que-ce-qui.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-6205830410263402331</id><published>2008-09-16T21:13:00.001+02:00</published><updated>2008-09-16T21:13:30.320+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="EN-US"&gt;So long, Richard&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="EN-US"&gt;&lt;span style=""&gt;                                                                                                                        &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="EN-US"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="EN-US"&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img58.imageshack.us/img58/6932/45020179wright1gettyrl6.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="EN-US"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="width:220px;height:55px;"&gt;&lt;object width="220" height="55"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=21293&amp;amp;colorBackground=0x555552&amp;amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;amp;autoplay=0"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=21293&amp;amp;colorBackground=0x525252&amp;amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;amp;autoplay=0" type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="EN-US"&gt;Remember when you were young... you shone like the sun...&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="EN-US"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;RICHARD WRIGHT – 1943-2008&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-6205830410263402331?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/6205830410263402331/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=6205830410263402331&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/6205830410263402331'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/6205830410263402331'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2008/09/so-long-richard-remember-when-you-were.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-368705644713508755</id><published>2008-09-10T21:32:00.001+02:00</published><updated>2008-09-10T21:32:51.037+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Les joies de l’emménagement&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span style=""&gt;                                                                                                 &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;19h00&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;br /&gt;Elle &lt;i style=""&gt;(lisant le plan de montage)&lt;/i&gt;: Alors, il faut un marteau, un tournevis, et ça va prendre un heure.&lt;br /&gt;Lui: Pfff... Trois segments de phrases, trois mauvaises nouvelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;20h40, un tiers du meuble monté&lt;br /&gt;Elle: Bon... On fait la pause...&lt;br /&gt;Lui: OK... Je vais acheter une pizza...&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-368705644713508755?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/368705644713508755/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=368705644713508755&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/368705644713508755'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/368705644713508755'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2008/09/les-joies-de-lemmnagement-19h00-elle.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-3753920871061395126</id><published>2008-09-07T18:58:00.002+02:00</published><updated>2008-09-07T19:05:57.917+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Exception culturelle, &lt;i style=""&gt;melancholia&lt;/i&gt;&lt;span style=""&gt;                                                        &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;              &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;                       &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;    &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réjouissons-nous mes bien chers frères, et mes encore plus bien chères sœurs, le service télévisuel public nouveau est arrivé. Incroyable mais vrai, France 2 vient de trouver le moyen de permettre à Guillaume Durand de dandyner dans une vacuité d’un degré encore supérieur à celle dans laquelle il évoluait auparavant. On a du mal à croire la chose concevable, on pouvait légitimement penser que la courbe de sa progression en la matière avait atteint une sorte de limite des possibilités physiques de l’humanité, mais comme aux Jeux Olympiques (diffusés sur la même chaîne, il y a peut-être corrélation), il y aura toujours des individus supérieurement doués dans leur spécialité pour rendre l’impossible possible, &lt;i style=""&gt;citius&lt;/i&gt;, &lt;i style=""&gt;altius&lt;/i&gt;, &lt;i style=""&gt;fortius&lt;/i&gt;. Michael Phelps, Usain Bolt, Guillaume Durand: même combat? J’hésite tout de même à aller jusque là. En tout cas, je viens de voir la chose, là, il y a quelques instants, par un hasard absolument non prémédité, et je dois même admettre avoir &lt;i style=""&gt;suivi&lt;/i&gt; l’émission – fasciné. La nouvelle émission de Guillaume Durand s’appelle, donc, &lt;i style=""&gt;L’objet du scandale&lt;/i&gt;. Dans un décor encore plus pompeux et disproportionnellement décalé que celui de sa précédente émission &lt;i style=""&gt;Esprits libres&lt;/i&gt;, l’ersatz de &lt;i style=""&gt;Campus &lt;/i&gt;en encore plus navrant (et pourtant la barre était déjà haut placée), dans laquelle les visages des invités venus parler de tout et de rien – mais le plus souvent de rien – apparaissaient sur les murs du plateau dans les mêmes cadres que ceux entourant de grands portraits de Samuel Beckett ou encore Serge Gainsbourg, rien que ça, c’est entouré de grandes images de la &lt;i style=""&gt;Fontaine &lt;/i&gt;de Duchamp, du homard-téléphone de Dali, d’une photo de Gainsbourg (encore! le pauvre) brûlant un billet de banque, etc., que Guillaume Durand nous reçoit, pour nous parler, en ce premier numéro de sa nouvelle émission, du &lt;u&gt;téléphone portable&lt;/u&gt;. Pêle-mêle sur le plateau, une spécialiste de l’INSERM dont je n’ai pas retenu le nom, un fabricant des téléphones portables affichant fièrement son diplôme de langue de bois, le Mammouth Allègre (Claude), Charles Berling dont je n’ai pas bien compris ce qu’il venait faire dans cette galère, ou encore Catherine Millet sous prétexte que, dans &lt;i style=""&gt;Jour de souffrance &lt;/i&gt;(la suite, pour ceux que la rentrée littéraire ne passionne pas, de &lt;i style=""&gt;La vie sexuelle de Catherine M.&lt;/i&gt;, suite qui connaît, nous prévient-on, un «triomphe critique»), elle raconte qu’elle guette la façon dont Jacques répond au téléphone quand il reçoit des appels d’inconnu(e?)s, et puis quelques autres personnes encore, se crient joyeusement dessus. Il ne manque plus que Christine Angot. À quelques minutes de la fin, Guillaume fait taire tout le monde en les enjoignant de continuer à débattre lors d’un dîner dans un bon restaurant, et, histoire qu’on n’oublie pas qu’on est (mais c’est bien sûr!) (mais est-ce bien sûr??) dans une &lt;i style=""&gt;émission culturelle&lt;/i&gt;, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;lance un reportage sur les implications dans l’art de l’apparition du portable. En environ une minute et demi (estimation personnelle non validée par contrôle d’huissier), une voix féminine nous explique qu’à cause du téléphone portable nous sommes entrés dans l’air du &lt;i style=""&gt;raccourci&lt;/i&gt;, que l’objet en question permet de se joindre en temps réel à travers toute la planète, de Montmartre à la Muraille de Chine, mais qu’il est également cause de la disparition de l’ortograf, cause que Jeff Koons fasse un happening au milieu des galeries baroques (&lt;i style=""&gt;sic&lt;/i&gt;) du château de Versailles et que désormais tout ait la même valeur, cause que Madonna mêle lors de son dernier concert des images de l’ayatollah Khomeiny, d’Adolf Hitler et de John McCain comme autant d’incarnations du Mal, tout ça c’est affaire de &lt;i style=""&gt;raccourci &lt;/i&gt;(noooon?), donc de téléphone portable. On croirait rêver tellement c’est gros, on se dit qu’on va nous annoncer que c’était une parodie, mais non, seul Berling glisse vaguement quelques mots de protestation quant au fait qu’on peut avoir de magnifiques échanges par SMS. Alors on repense à notre ‘‘cher’’ président de la République, à sa volonté &lt;a href="http://www.matelepublique.fr/content/lettre-de-mission-de-nicolas-sarkozy-pr-sident-de-la-r-publique-jean-fran-ois-cop"&gt;annoncée&lt;/a&gt; de «‘‘tirer vers le haut’’ le paysage audiovisuel», de «permettre à la télévision publique de prendre davantage de risques dans la programmation, de mettre en valeur les arts et la culture, et de traiter de façon plus exigeante et approfondie les grands débats du monde d’aujourd’hui et de demain». On repense surtout à Frédéric Ferney et à son &lt;i style=""&gt;Bateau Livre &lt;/i&gt;échoué en début d’été – rendez-vous télévisuel du dimanche matin, la seule émission littéraire du champ hertzien pas diffusée en deuxième, troisième ou quatrième partie de soirée, la dernière aussi (en tout cas, j’espère: à ce jour) qui me donnait envie de lire les livres qu’on y présentait, que voulez-vous? je dois être un insupportable ringard, je suis, c’est dire, encore un nostalgique du &lt;i style=""&gt;Bouillon de culture &lt;/i&gt;de Bernard Pivot (ah! enfoiré de Pivot, premier responsable de mes habitudes noctambulistes). Et puis on repense aussi à Frédéric Taddéi et son &lt;i style=""&gt;Ce soir ou jamais! &lt;/i&gt;quotidien dont la reconduction avait pourtant été annoncée mais qui tarde à réapparaître sur la grille de programmation de cette rentrée. Un peu dandy aussi, le Frédéric, me direz-vous peut-être, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;certes vous répondrai-je, mais du côté de l’élégance quand Guillaume Durand lui ne fait que dans la pose, satisfaite de surcroît, et de plus en plus &lt;i style=""&gt;uniquement&lt;/i&gt; dans cela, faisant méthodiquement année par année un peu plus le vide pour tout ce qui n’en relève pas et appelant là ça bâtir un programme culturel ‘‘vivant’’ et ‘‘accessible’’. Après avoir regardé l’heure de publication de ce billet et l’avoir comparée avec celle de la fin de diffusion de l’émission qui en a inspiré la rédaction, vous me direz également, si ça se trouve, et non alors sans quelque irritation, que j’ai bien perdu de temps à déverser logorrhéïquement en ces lieux ma bile noire, et que le résultat final, en termes de vacuité, n’est pas trop mal non plus – et je terminerai alors en plaidant la contamination, et en citant, argument ou symptôme, au choix, un célèbre aphorisme de Nietzsche (furieusement &lt;i style=""&gt;hype&lt;/i&gt;, non?): quand on fixe l’abîme, l’abîme vous regarde aussi...&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-3753920871061395126?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/3753920871061395126/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=3753920871061395126&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/3753920871061395126'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/3753920871061395126'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2008/09/exception-culturelle-melancholia.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-7652455079281724</id><published>2008-09-02T15:50:00.001+02:00</published><updated>2008-09-02T15:50:36.490+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Photo souvenir&lt;span style=""&gt;                                                                                                                       &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;Un matin, il y a quelques temps de ça, au début de l’été, alors que je roulais sur l’autoroute en direction d’Aix, je me suis fait doubler par une voiture de police visiblement très pressée puisque j’étais (selon mon habitude sur autoroute) juste en-dessous de la limitation de vitesse et qu’ils ont rapidement disparu de mon champ de vision. Sur le coup je me suis dit que les occupants de la voiture répondaient peut-être une urgence... Je les ai retrouvés quelques kilomètres plus loin sur le bas-côté de l’autoroute, en train d’installer en radar. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le coup, ça m’a plutôt fait rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier après-midi, alors que je roulais dans la banlieue de Marseille pour me rendre chez ma chérie, je me suis retrouvé ‘‘talonné’’ dans la voie de dégagement d’un rond-point par une – autre (enfin je crois!) – voiture de police visiblement très pressée. J’ai accéléré pour libérer ladite voie de dégagement jusqu’à l’endroit, quelques mètres plus loin, où celle-ci rejoint une double-voie où je pourrais être doublé – ce qui fut fait. Et là j’ai aperçu un flash lumineux en provenance d’une voiture sur le bas-côté de la route.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le coup ça ne m’a pas vraiment fait rire. Même avec le ‘‘recul’’, d’ailleurs.....&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-7652455079281724?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/7652455079281724/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=7652455079281724&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/7652455079281724'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/7652455079281724'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2008/09/photo-souvenir-un-matin-il-y-quelques.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-1162630800790501797</id><published>2008-08-30T02:47:00.001+02:00</published><updated>2008-08-30T02:47:26.448+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Portrait chinois cinéphilique&lt;span style=""&gt;                                                        &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;                                                  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme en cette fin de mois d’août où pourtant je ne suis pas censé avoir des kilotonnes de choses à faire, je n’arrive pour l’instant pas (mais ça viendra rassurez-vous) à trouver le temps ni la motivation pour achever de rédiger ma chronique de &lt;i style=""&gt;The Dark Knight &lt;/i&gt;ni le prochain numéro du Bocal à Bulles (qui sera un numéro double, depuis le temps que je devais le sortir...), ni même la présentation du ménage qui aura lieu prochainement du côté des liens ci-à-côté, je vais faire dans la solution de facilité (hum... enfin je crois) en récupérant pour mon propre compte deux questionnaires qui ont traîné tout l’été sur tout un tas de blogs – l’un cinéphilique, l’autre littéraire. Au premier de ces messieurs aujourd’hui, sur le mode du «Si j’étais... je serais...», formulation qui peut s’entendre aussi bien par correspondance présente que par réincarnation idéale, et finalement se résoudre à quelque chose de l’ordre du «et s’il n’en restait qu’un...» sans être tout à fait ça pour autant. Bref, j’ai essayé de ménager à peu près la chèvre, le chou et le petit lapin dans les réponses, tout en m’astreignant autant que possible à un unique choix à chaque fois, ce qui a souvent été loin d’être simple. Le questionnaire littéraire fournira l’occasion d’un prochain billet!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img301.imageshack.us/img301/8082/vlcsnap34934gd2.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Un film:&lt;/u&gt; &lt;i style=""&gt;2001, l’odyssée de l’espace &lt;/i&gt;(&lt;i style=""&gt;2001: A Space Odyssey&lt;/i&gt;, 1968) de Kubrick, ou la quête d’un sens éternellement recommençable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Un réalisateur:&lt;/u&gt; sans être forcément pour moi «le» plus grand réalisateur de tous les temps (quoique bien placé dans la liste), Alfred Hitchcock, pour sa capacité à jouer de tous les registres du septième art simultanément.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Une histoire d’amour:&lt;/u&gt; Joan Webster (Wendy Hiller) et Torquil McNeil (Roger Livesey) dans &lt;i style=""&gt;Je sais où je vais &lt;/i&gt;(&lt;i style=""&gt;I Know Where I’m Going!&lt;/i&gt;, 1945) de Michael Powell et Emeric Pressburger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img525.imageshack.us/img525/997/vlcsnap65871ma3.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Un sourire:&lt;/u&gt; le sourire mauvais de l’«esprit» clôturant &lt;i style=""&gt;Avalon&lt;/i&gt; de Mamoru Oshii (2001), comme un sceau sur l’incapacité, désormais, de faire la différence entre réel et virtuel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img525.imageshack.us/img525/2679/vlcsnap5033tx0.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Un regard:&lt;/u&gt; le dernier regard de Michel Blanc sur Sandrine Bonnaire dans &lt;i style=""&gt;Monsieur Hire &lt;/i&gt;de Patrice Leconte (1989): un regard en caméra subjective, qu’on ne voit pas et dans lequel on peut projeter le sentiment que l’on veut: amour, déception, rancœur, absolution, désir?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Un acteur:&lt;/u&gt; français: Patrick Dewaere; étranger: Bill Murray.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Une actrice:&lt;/u&gt; française: Juliette Binoche; étrangère: Scarlett Johansson. Ben quoi, on peut rêver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Un début:&lt;/u&gt; l’arrivée des navires anglais sur le fleuve, avec l’utilisation du Prélude du &lt;i style=""&gt;Rheingold &lt;/i&gt;de Wagner (tout est déjà là!), dans &lt;i style=""&gt;Le Nouveau Monde &lt;/i&gt;de Terrence Malick (&lt;i style=""&gt;The New World&lt;/i&gt;, 2006).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="EN-US"&gt;&lt;object width="400" height="323"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/lFkyAD9gS6g&amp;amp;hl=en&amp;amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/lFkyAD9gS6g&amp;amp;hl=en&amp;amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" width="400" height="323"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Une fin:&lt;/u&gt; les dernières scènes de &lt;i style=""&gt;La dernière tentation du Christ &lt;/i&gt;(&lt;i style=""&gt;The Last Temptation of Christ&lt;/i&gt;, 1988) de Martin Scorsese.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;u&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Un générique:&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt; celui de &lt;i style=""&gt;Des oiseaux petits et gros &lt;/i&gt;(&lt;i style=""&gt;Uccellacci e uccellini&lt;/i&gt;, 1966)&lt;i style=""&gt; &lt;/i&gt;de Pier Paolo Pasolini. Toujours pas eu l’occasion de voir la suite du film, en revanche...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="400" height="323"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/558oFMeQhZE&amp;amp;hl=en&amp;amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/558oFMeQhZE&amp;amp;hl=en&amp;amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" width="400" height="323"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Une scène clé:&lt;/u&gt; la danse de Mia Kirshner (sur &lt;i style=""&gt;Everybody knows &lt;/i&gt;de Leonard Cohen) dans &lt;i style=""&gt;Exotica &lt;/i&gt;d’Atom Egoyan. Même si, ou peut-être en partie justement parce que, l’on ne comprend qu’à la fin du film pourquoi c’est une scène-clé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="400" height="323"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/fXaMTXd9g0c&amp;amp;hl=en&amp;amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/fXaMTXd9g0c&amp;amp;hl=en&amp;amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" width="400" height="323"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Une révélation:&lt;/u&gt; la séquence finale d’&lt;i style=""&gt;Usual Suspects &lt;/i&gt;de Bryan Singer (1995): «Talk to me, Verbal...» – et tant pis si tout ce qui précède est très moyen et que tout ne tient que pour et par ces trois minutes-là. Je ne vous mets pas la vidéo, je vais encore me faire accuser d’avoir dévoilé la fin à quelqu’un qui ne la connaissait pas sinon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Un gag:&lt;/u&gt; probablement issu de &lt;i style=""&gt;Sacré Graal &lt;/i&gt;(&lt;i&gt;Monty Python and the Holy Grail&lt;/i&gt;&lt;span style=""&gt;, 1975) de Terry Jones et Terry Gilliam. Autre possibilité: &lt;i&gt;Buffet froid&lt;/i&gt; de Bertrand Blier (1979), un gag génial d’une heure et demi qui me rend hilare, sauf quand ma copine est à côté de moi et me regarde d’un air inquiet. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Un fou rire:&lt;/u&gt; souvenir d’un qui manqua véritablement m’étouffer devant une énième rediffusion télé de &lt;i style=""&gt;La chèvre &lt;/i&gt;de Francis Veber (1981) – mais j’y prends toujours autant de plaisir, fut-il un peu coupable, forcément un peu coupable...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Une mort:&lt;/u&gt; peut-être (mais, j’espère, pas) celle de Michael Corleone / Al Pacino à la fin du troisième et dernier volet du &lt;i style=""&gt;Parrain &lt;/i&gt;de Francis Ford Coppola (&lt;i style=""&gt;The Godfather part. III&lt;/i&gt;, 1997), s’effondrant sans que nul ne soit là pour s’en soucier, dans la solitude qu’il aura progressivement créé autour de lui sa vie durant (accessoirement l’antithèse de la mort de son père dans le premier volet).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="400" height="323"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/KupAgY18QDc&amp;amp;hl=en&amp;amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/KupAgY18QDc&amp;amp;hl=en&amp;amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" width="400" height="323"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À choisir, plutôt celle de Peter Carter / David Niven au début d’&lt;i style=""&gt;Une question de vie ou de mort &lt;/i&gt;(&lt;i style=""&gt;A Matter of Life and Death&lt;/i&gt;, 1946) de Powell et Pressburger: allez, c’est une erreur, on efface ça et on recommence autre chose!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Une rencontre d’acteurs:&lt;/u&gt; Jodie Foster (Clarice Sterling) et Anhony Hopkins (Hannibal Lecter) au parloir dans &lt;i style=""&gt;Le silence des agneaux &lt;/i&gt;(&lt;i style=""&gt;The Silence of the Lambs&lt;/i&gt;, 1990) de Jonathan Demme. Question subsidiaire: lequel des deux est le monstre?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;u&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="EN-US"&gt;Un baiser:&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="EN-US"&gt; Naomi Watts et Laura Elena Harring dans &lt;i style=""&gt;Mulholland drive &lt;/i&gt;de David Lynch (2001): «I’m in love with you...».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;u&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Une scène d’amour:&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt; le court-métrage muet, variation amoureuse sur &lt;i style=""&gt;L’homme qui rétrécit&lt;/i&gt;,&lt;i style=""&gt; &lt;/i&gt;inséré dans &lt;i style=""&gt;Parle avec elle &lt;/i&gt;(&lt;i style=""&gt;Hable con ella&lt;/i&gt;, 2002) de Pedro Almodovar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img525.imageshack.us/img525/2818/vlcsnap25146lo0.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Un plan séquence:&lt;/u&gt; débarquement des immigrants; enrôlement dans l’armée contre nationalité américaine; remontée (en uniforme) dans un bateau, d’où l’on descend des cercueils; le tout en un seul long mouvement fluide de caméra, dans &lt;i style=""&gt;Gangs of New York &lt;/i&gt;de Martin Scorsese (2002).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Un plan tout court:&lt;/u&gt; Asia Argento plongeant littéralement dans &lt;i style=""&gt;La chute d’Icare &lt;/i&gt;de Bruegel au milieu de la Galerie des Offices dans &lt;i style=""&gt;Le syndrome de Stendhal &lt;/i&gt;(&lt;i style=""&gt;Li Sindrome de Stendhal&lt;/i&gt;, 1996) de son pervers papa Dario.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Un choc plastique en couleurs:&lt;/u&gt; &lt;i style=""&gt;2001 l’odyssée de l’espace &lt;/i&gt;(&lt;i style=""&gt;2001, A Space Odyssey&lt;/i&gt;) de Kubrick projeté en salle. Il est clair que Kubrick a pensé son film pour ces conditions de vision-là. Du coup c’est une parodie de vous mettre ça au format Youtube, mais imaginez que j’étais &lt;i style=""&gt;seul &lt;/i&gt;face à l’écran dans la salle de cinéma de mon village lorsque soudain (et ce n’était que le début)...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="400" height="323"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/cWnmCu3U09w&amp;amp;hl=en&amp;amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/cWnmCu3U09w&amp;amp;hl=en&amp;amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" width="400" height="323"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Un choc plastique en noir et blanc:&lt;/u&gt; catégorie dans laquelle il a, bizarrement, peut-être été le plus difficile de se restreindre à un seul choix, mais le plus important est sans doute la scène de la descente de la rivière dans &lt;i style=""&gt;La nuit du chasseur &lt;/i&gt;(&lt;i style=""&gt;The Night of the Hunter&lt;/i&gt;, 1955) de Charles Laughton, aperçue au départ du coin de l’œil un après-midi de mon jeune âge (à l’époque on passait ce genre de film l’après-midi, rendez-vous compte ma bonne dame!) et qui s’est immédiatement gravée dans mon esprit pour ne plus le quitter, même si je n’ai revu le film que des années plus tard. (Même remarque que précédemment concernant la qualité de l’image youtubée.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="400" height="323"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/iFzTBPy7nl8&amp;amp;hl=en&amp;amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/iFzTBPy7nl8&amp;amp;hl=en&amp;amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" width="400" height="323"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Un choc tout court:&lt;/u&gt; &lt;i style=""&gt;Punishment Park &lt;/i&gt;de Peter Watkins (1971).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Un artiste surestimé:&lt;/u&gt; Paul Thomas Anderson s’étant rattrapé avec &lt;i style=""&gt;There Will Be Blood&lt;/i&gt;, je dirais Steven Soderbergh (j’ai adoré &lt;i style=""&gt;Traffic&lt;/i&gt;, mais le reste de sa filmographie vaut-il vraiment le même enthousiasme??).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Un traumatisme:&lt;/u&gt; je crois bien qu’une image lors de la scène d’opération chirurgicale de &lt;i style=""&gt;Volte/Face &lt;/i&gt;(&lt;i style=""&gt;Face/Off&lt;/i&gt;, 1997) de John Woo, séquence diffusée dans une émission de Canal+ à l’époque de sa sortie, est à l’origine de ma plus puissante phobie (ma chérie saura laquelle...); mais je n’ai jamais retrouvée cette image depuis lors de mes différentes visions du film dans son entier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Un gâchis:&lt;/u&gt; Terry Gilliam. Coup sur coup, l’échec du projet &lt;i style=""&gt;Good Omens&lt;/i&gt;, le naufrage du tournage de &lt;i style=""&gt;L’homme qui tua Don Quichotte&lt;/i&gt;, les absolument catastrophiques &lt;i style=""&gt;Frères Grimm&lt;/i&gt; et la grosse déception de &lt;i style=""&gt;Tideland&lt;/i&gt;: la mort artistique semble consommée de celui qui est probablement responsable d’avoir planté en moi la toute première graine de la cinéphilie, à une époque où j’ignorais tout du concept de ‘‘grand réalisateur’’, avec ses &lt;i style=""&gt;Aventures du baron de Münchausen &lt;/i&gt;(&lt;i&gt;The Adventures of Baron Münchhausen&lt;/i&gt;&lt;span style=""&gt;, 1989). Puisse son prochain projet me détromper, mais j’ai du mal à garder l’espoir...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Une découverte récente:&lt;/u&gt; Fritz Lang. Oui, c’est presque aussi tardif que majeur comme découverte, mais c’est comme ça!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Une bande-son:&lt;/u&gt; le Trio avec piano n°2 de Schubert rythmant l’approche de Barry (Ryan O’Neal) et de Lady Lyndon (Marisa Beranson) dans &lt;i style=""&gt;Barry Lyndon &lt;/i&gt;de Stanley Kubrick (1975).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="EN-US"&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img253.imageshack.us/img253/6928/barryschuberteg1.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Un somnifère:&lt;/u&gt; &lt;i style=""&gt;In the Mood for Love &lt;/i&gt;de Wong Kar-Wai (2000).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;u&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Un monstre:&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt; la Bête dans &lt;i style=""&gt;La Belle et la Bête &lt;/i&gt;de Jean Cocteau (1945).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img253.imageshack.us/img253/1648/labelleetlabetepk2.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Un torrent de larmes:&lt;/u&gt; la ‘‘fausse’’ (?) mort et le ‘‘vrai’’ enterrement d’Edward Bloom (Albert Finney) dans &lt;i style=""&gt;Big Fish &lt;/i&gt;de Tim Burton (2003). – Parmi les quelques autres choix possibles, je songe aussi à d’autres larmes devant un autre film mais qui n’étaient pas les miennes. Que leur propriétaire sache toutefois que j’en chéris toujours la mémoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img172.imageshack.us/img172/8730/imagecritiquebigfishbn9.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Un frisson:&lt;/u&gt; probablement venu de l’époque où M6 diffusait régulièrement en seconde partie de soirée des ‘‘classiques modernes’’ de l’épouvante. Peut-être issu de &lt;i style=""&gt;Phenomena &lt;/i&gt;(1985) de Dario Argento ou de &lt;i style=""&gt;L’antre de la folie &lt;/i&gt;(&lt;i style=""&gt;In the Mouth of Madness&lt;/i&gt;, 1994) de John Carpenter?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Un artiste sous-estimé:&lt;/u&gt; Jean-Claude Brisseau. Et ça ne s’arrange pas depuis que ses tribulations judiciaires masquent encore un peu plus son œuvre, y compris auprès d’anciens thuriféraires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;u&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="EN-US"&gt;Un rêve:&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="EN-US"&gt; la Red Room dans &lt;i style=""&gt;Twin Peaks: Fire Walk With Me &lt;/i&gt;de David Lynch (1992).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;u&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Un fantasme:&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt; j’ai aussi la réponse, mais celle-là je me la garde pour moi :-)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-1162630800790501797?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/1162630800790501797/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=1162630800790501797&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/1162630800790501797'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/1162630800790501797'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2008/08/portrait-chinois-cinphilique-comme-en.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-383609322222846659</id><published>2008-08-22T21:22:00.000+02:00</published><updated>2008-08-22T21:23:56.404+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="EN-US"&gt;III&lt;span style=""&gt;                                                                                                                                                      &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="EN-US"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style=""&gt;Ter &lt;a href="http://lesotdelange.blogspot.com/2007/08/et-un-de-plus.html"&gt;repetita&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://lesotdelange.blogspot.com/2007/08/et-un-de-plus.html"&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span style="" lang="EN-US"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;, et caetera…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="EN-US"&gt; :-)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img153.imageshack.us/img153/4272/img2976ig1.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img371.imageshack.us/img371/3628/img2399rf2.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img65.imageshack.us/img65/6753/img2400ko4.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="EN-US"&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img65.imageshack.us/img65/5513/img2815ys4.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="EN-US"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img374.imageshack.us/img374/5104/img3374vk1.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img362.imageshack.us/img362/4338/img3409zl4.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img231.imageshack.us/img231/4121/img3428xg3.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img176.imageshack.us/img176/397/p1040329mk5.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img152.imageshack.us/img152/4308/imgp0011bh9.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img375.imageshack.us/img375/2614/imgp0041zf4.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img172.imageshack.us/img172/4019/imgp0247bx5.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img172.imageshack.us/img172/8614/imgp0339zh5.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img48.imageshack.us/img48/8865/imgp0340nm5.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img390.imageshack.us/img390/6382/imgp0292nd4.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img48.imageshack.us/img48/7682/imgp0670uv0.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retrouvez prochainement nos héros dans une nouvelle et non moins palpitante aventure intitulée: «la vie à deux»!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-383609322222846659?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/383609322222846659/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=383609322222846659&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/383609322222846659'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/383609322222846659'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2008/08/iii-ter-repetita-et-caetera-retrouvez.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-2387143817373240804</id><published>2008-08-20T10:29:00.000+02:00</published><updated>2008-08-20T10:30:00.314+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Grandeur et misère à La Roque d’Anthéron&lt;span style=""&gt;                                                                           &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img242.imageshack.us/img242/1296/imgp0850xo3.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le Festival de La Roque d’Anthéron s’enorgueillit de présenter chaque année les plus grands et célèbres pianistes mondiaux, une part, moins médiatique peut-être, mais, quant à ses enjeux, non négligeable de son activité consiste également à mettre en valeur de jeunes talents. Las, on hésitera à parler de mise en valeur concernant le sort réservé à Judith Jáuregui ce dimanche après-midi: est-ce parce qu’elle n’attirait pas assez les foules sur son nom, ou ‘‘seulement’’ à cause d’un problème d’organisation interne (qu’on imagine pourtant pas improvisée à la dernière minute!) que sa prestation, initialement programmée dans le cadre du Théâtre Forbin, dans le parc du château de Florans, s’est vue délocalisée dans la salle des fêtes du village? Si les spectateurs – qu’accessoirement on n’avait pas songé, à l’ère du téléphone et d’Internet, à ‘‘avertir’’ autrement que par la mention du nouveau lieu du concert sur le billet: pratique quand on vient chercher ses billets sur place... –, si les spectateurs, disais-je, pouvaient éventuellement se dire qu’ils avaient gagné en confort des sièges une part au moins de ce qu’ils avaient perdu côté beauté du cadre, c’est surtout en confort d’écoute que la perte s’est avérée sévère, et pour le public, et pour l’artiste, tant il est vrai – on s’en serait douté! – que l’acoustique de ladite salle n’a jamais été conçue pour servir d’écrin à un concert de piano.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout au long d’un concert réunissant la &lt;i style=""&gt;Sonate en mi mineur &lt;/i&gt;de Grieg, les &lt;i style=""&gt;Scènes d’enfants &lt;/i&gt;de Mompou et enfin les &lt;i style=""&gt;Six moments musicaux &lt;/i&gt;de Rachmaninov, la jeune pianiste ibère a fait preuve d’un beau tempérament qui l’annonce comme l’une des potentielles ‘‘grandes’’ des années à venir. On en regrettera d’autant plus les quelques défauts (de jeunesse, dira-t-on) qui ternissent encore son interprétation, en particulier un jeu exagérément sec, voire parfois heurté – défauts hélas d’autant plus audibles que ce sont eux que les particularités acoustiques de la salle amplifiaient malencontreusement. Question d’affinités avec le répertoire ou adaptation progressive aux conditions du concert, ils se sont fait d’ailleurs de moins en moins entendre au fur et à mesure de l’avancée du concert. On attend donc de reprendre des nouvelles de Judith Jáuregui dans quelques temps, lorsque son jeu aura encore un peu mûri... et qu’elle pourra bénéficier de conditions d’interprétation un peu plus digne de ses potentialités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img149.imageshack.us/img149/5964/imgp0853wo7.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Frank Braley n’a, lui, pas eu à s’inquiéter d’un même traitement. À deux reprises, lundi et mardi en fin d’après-midi, il s’est produit en compagnie du chœur d’hommes du Collegium Vocale Gent, placé sous la direction de Christoph Siebert, dans la nef de l’abbaye de Silvacane pour un programme intégralement consacré à Schubert. Ce pianiste atypique à bien des égards possède toujours, outre ses remarquables qualités techniques, cet enthousiasme communicatif, cette capacité d’engagement dans son interprétation que j’avais, pour ma part, découvert l’an dernier lors du concert de clôture où il s’était produit en compagnie des frères Capuçon, et qui rendent en concert les minutes qu’il passe devant son clavier proprement magiques, donnant l’impression au spectateur d’être emporté dans un autre univers. Une véritable capacité d’enchantement qui devrait me faire continuer longtemps à rechercher ses prestations... On ne regrettera donc qu’une chose à l’issue de ce concert, la brièveté de ces moments magiques, Braley n’ayant interprété en solo que trois pièces (les &lt;i style=""&gt;Impromptus &lt;/i&gt;n°1 et 3 et le &lt;i style=""&gt;Klavierstück &lt;/i&gt;n°2), et n’ayant accompagné le Collegium Vocale Gent que pour une minorité des autres œuvres données en concert ce jour-là – concert lui-même plutôt court dans son ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hasard du choix du spectateur, qui ne saurait rendre compte de l’intégralité de la programmation d’un festival? Certes, sans doute. Mais entre une jeune pianiste que l’on relègue dans une salle des fêtes villageoise, et un concert de moins d’une heure, dont peut-être vingt minutes de piano, dont les places étaient vendues au prix le plus fort, mes passages à La Roque d’Anthéron m’auront tout de même laissé une drôle d’impression cette année...&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-2387143817373240804?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/2387143817373240804/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=2387143817373240804&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/2387143817373240804'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/2387143817373240804'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2008/08/grandeur-et-misre-la-roque-danthron-si.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-3277391829586188378</id><published>2008-08-14T11:48:00.001+02:00</published><updated>2008-08-14T11:48:52.891+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;L’important c’est de participer...&lt;span style=""&gt;                                                                                                &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b style=""&gt;au soutien psychologique&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À Aubagne, on aime bien Alain Bernard :-)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img398.imageshack.us/img398/9648/imgp0805la1.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img398.imageshack.us/img398/3025/imgp0807lq1.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img239.imageshack.us/img239/1844/imgp0808py8.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et encore, ça c’était avant qu’il décroche une médaille d’or...&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-3277391829586188378?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/3277391829586188378/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=3277391829586188378&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/3277391829586188378'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/3277391829586188378'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2008/08/limportant-cest-de-participer.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-5669171806379081626</id><published>2008-08-05T10:06:00.000+02:00</published><updated>2008-08-05T10:07:27.232+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Baigneuse&lt;span style=""&gt;                                                                                                                  &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;                  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img229.imageshack.us/img229/9995/sieffnaissancedeve1lanzzj6.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style=""&gt;Pour se baigner, dégainant son corps de sa robe,&lt;br /&gt;un excès de pudeur couleur de rose orna ses joues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle s’offrit à l’air, nue et sans repentir,&lt;br /&gt;elle-même zéphyr plus ténu que le vent,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;et sa paume limpide rejoignit le cristal&lt;br /&gt;de l’eau versée sur elle par les lèvres du vase.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ayant fait couler l’onde et s’étant essuyée,&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style=""&gt;elle allait promptement remettre ses habits&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;lorsqu’elle vit près d’elle un homme qui guettait.&lt;br /&gt;Voile noir des cheveux emprisonnant le jour,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;son aube disparut sous un manteau de nuit,&lt;br /&gt;et la sueur perla sur la mer cristalline.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;Ibn al-Mou’tazz, «Limpidité», IXe s., traduction de René R. Khawam. Photographie de Jeanloup Sieff, &lt;i style=""&gt;Naissance d’Eve 1, &lt;/i&gt;Lanzarote 1996.&lt;b style=""&gt; &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-5669171806379081626?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/5669171806379081626/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=5669171806379081626&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/5669171806379081626'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/5669171806379081626'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2008/08/baigneuse-pour-se-baigner-dgainant-son.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-3299060835856841846</id><published>2008-07-27T14:20:00.002+02:00</published><updated>2008-07-28T10:47:06.893+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Danse macabre&lt;span style=""&gt;                           &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;                                                              &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;                                 &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img61.imageshack.us/img61/5783/18937459yo9.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il va (m’) être difficile de beaucoup écrire sur &lt;i style=""&gt;Valse avec Bachir&lt;/i&gt;, alors qu’à la sortie de la salle il nous a fallu plusieurs minutes pour pouvoir à nouveau émettre un mot...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le point de départ du film est la discussion du réalisateur israélien Ari Forlman avec un ancien compagnon d’armes lors de l’invasion du Liban de 1982 (la plutôt mal nommée ‘‘Opération Paix en Galilée’’). Celui-ci lui raconte faire depuis plusieurs années, de façon récurrente, un cauchemar où il est poursuivi par une meute de chiens, ceux-là même qu’il a eu, deux décennies plus tôt, pour tâche d’abattre afin de préserver l’incognito des soldats à l’entrée d’un village. En retour, Forlman nie avoir, lui, le moindre souvenir de cette période. Mais peu de temps après cette conversation, le voilà lui aussi en proie à une troublante vision, dans laquelle il sort de la mer avec d’autres hommes, prend pied dans Beyrouth, sous un ciel nocturne qu’illuminent des fusées éclairantes, puis y croise la route d’une masse de femmes en pleurs. Sur les conseils d’un ami psychanalyste, Ari Forlman décide alors de retrouver et d’interroger d’autres soldats qui ont fait la guerre en même temps que lui, pour reconstituer ses souvenirs occultés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img61.imageshack.us/img61/4894/18939626el6.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le choix de Forlman de réaliser son film entièrement en animation fait le lien entre souvenirs plus ou moins précis, d’une part, et songes et cauchemars, de l’autre, traités comme autant de faces, dans une égalité de valeur, de la (mauvaise) conscience d’une génération que le réalisateur choisit ici d’explorer à partir de sa propre expérience personnelle. Si certains ‘‘personnages’’ sont doublés pour rendre le caractère vivant de certaines discussions, d’autres témoignages ressortissent de l’interview pure, l’image ayant alors simplement été transformée par ordinateur pour ne pas rompre l’unité du film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À quelques exceptions près (le fantasme d’un jeune soldat sur une sorte de géante aquatique venue le rassurer sur sa virilité...), ce sont logiquement les souvenirs les plus traumatiques qui remontent à la surface, ceux des atrocités de la guerre, observées ou commises. De traversée de la campagne libanaise, mitraillant non-stop un ennemi absent ou imaginaire, en partie de cache-cache meurtrier dans un verger avec un enfant porteur de lance-roquette, en passant par l’attaque d’un régiment de blindés ou encore l’expérience de la permission dans un Tel-Aviv qui semble ignorer royalement le sort de son armée sombrée dans la folie, le fil des évènements, vus à travers le prisme de ces (ex-) jeunes soldats perdus, se reconstitue peu à peu – jusqu’au point où tout converge: les massacres des camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila, perpétrés par les phalangistes chrétiens ivres de rage après l’assassinat de Bachir Gemayel, avec la bénédiction plus ou moins tacite du haut-commandement israélien, dont les forces encerclaient les camps et restèrent passives tandis que les miliciens libanais, sous prétexte de ‘‘nettoyer’’ ceux-ci de la présence de terroristes, y tuaient sans discontinuer, un jour et une nuit durant, hommes, femmes, enfants et vieillards.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img68.imageshack.us/img68/9358/18939632px2.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur un sujet plutôt casse-gueule et en faisant le choix d’une forme inédite qui pouvait potentiellement l’être encore plus – le ‘‘documentaire d’animation’’ –, Ari Forlman signe un film marquant, magnifique et dur, dont les réelles qualités esthétiques et l’originalité formelle, plongeant le spectateur dans un univers fascinant, entre onirisme lancinant et hyper-réalisme cru, ne sont pas là de façon purement gratuites mais s’imposent immédiatement comme un medium idéal pour, tout à la fois, donner corps à cette exploration des consciences et des inconscients, pallier la sécheresse du documentaire ‘‘pur’’, et reconstituer à partir des témoignages des évènements qui ne pouvaient évidemment pas faire l’objet d’une captation pour de futures images d’archive...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien qu’ils n’aient pas à proprement parler été des ‘‘victimes’’ dans ce conflit, les anciens jeunes soldats mobilisés que montre Forlman – et lui-même en premier lieu – illustrent le traumatisme que représente toute confrontation directe avec l’univers insane de la guerre, quel que soit le camp dans lequel on est placé par les évènements (on pardonnera aisément, de ce point de vue, la redondance de plusieurs séquences un peu ‘‘clipesques’’ au milieu du film, qui montrent d’ailleurs bien une certaine ‘‘imagerie’’ de la guerre qui s’est développée ces dernières décennies...). Discours déjà entendu ailleurs peut-être, mais qui se leste ici du poids de l’expérience vécue, et qu’il est, quoi qu’il en soit, toujours bon de rappeler – même si l’on sait que cela n’empêchera pas la répétition des mêmes terribles actions dans l’avenir, comme en témoigne, hélas, le nouveau conflit israélo-libanais survenu pendant la préparation du film. Grand oublié du dernier palmarès cannois, &lt;i style=""&gt;Valse avec Bachir&lt;/i&gt;, réalisé à hauteur d’homme, ne tient pas de grand discours théorique: il témoigne, tout simplement, de la façon dont un conflit peut être perçu – y compris par ceux qu’on n’aurait pas le plus spontanément pensé à plaindre –, et livre ce témoignage d’une façon qui résulte visiblement &lt;i style=""&gt;aussi&lt;/i&gt; d’une réflexion sur la (mise en) forme cinématographique, laquelle n’est pas ici l’opposée de la représentation de la réalité, mais la porte et l’accompagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img507.imageshack.us/img507/3417/18939630xr2.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-3299060835856841846?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/3299060835856841846/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=3299060835856841846&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/3299060835856841846'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/3299060835856841846'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2008/07/danse-macabre-il-va-m-tre-difficile-de.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-102300824862264050</id><published>2008-07-19T23:18:00.002+02:00</published><updated>2008-07-19T23:20:00.959+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Le manuscrit trouvé à La Bisbal&lt;span style=""&gt;                           &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;                                                         &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;     &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img392.imageshack.us/img392/5488/disparates02wbn0.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style=""&gt;Je suivis Eglofstein et descendis au pas de course la rue des Carmes. Au loin, derrière les débris noircis des murs du couvent, nous vîmes disparaître deux Espagnols, armés de lances ou de torches. Au croisement des rues, nous nous séparâmes. Eglofstein s’éloignait déjà, mais je le retins pour lui communiquer une idée qui m’était venue subitement.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style=""&gt;– Mon capitaine! dis-je en me pressant, tout jusqu’ici s’est passé comme l’avait prévu le marquis de Bolibar.&lt;br /&gt;– Il semble bien que vous ayez raison, Jochberg! dit-il, en cherchant à s’éloigner.&lt;br /&gt;– Ecoutez-moi; c’est Gunther qui a donné le premier signal. Je le sais. C’est nous qui avons donné le deuxième: vous, moi, Brockendorf et Donop. C’est Brockendorf qui a provoqué l’émeute. Pour l’amour de Dieu, dites-moi où se trouve le poignard?&lt;br /&gt;– De quel poignard parlez-vous, Jochberg?&lt;br /&gt;– La nuit de Noël, lorsque vous avez fait fusiller le marquis de Bolibar, vous avez pris pour vous son poignard. Un poignard à manche d’ébène, sur lequel étaient sculptés le visage de la Vierge et la mise au tombeau du Christ, vous rappelez-vous? C’est le dernier des trois signaux. Où l’avez-vous mis, ce poignard, mon capitaine? Je ne serai pas tranquille, aussi longtemps que je saurai qu’il est entre vos mains.&lt;br /&gt;– Le poignard reprit Eglosfstein qui se mit à réfléchir. Le poignard, le colonel l’a vu, et comme le travail lui paraissait très fini, il s’en est emparé. Je ne l’ai plus.&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant les campagnes napoléoniennes en Espagne, le marquis de Bolibar, qui semble doué d’une capacité surhumaine pour déguiser les traits de son visage, décide de livrer la ville de La Bisbal, qui sert de cantonnement à deux régiments franco-prussiens, aux troupes de partisans. Il leur impose pour cela de suivre un plan rythmé par les trois signaux qu’il leur enverra depuis l’intérieur de la ville: une fumée de paille mouillée, le jeu des orgues du couvent, et enfin, après qu’il ait organisé le soulèvement des habitants contre les soldats, l’envoi d’un couteau. L’annonce du plan faite aux guérilléros a toutefois pour témoin un espion qui en communique aussitôt les détails à ses supérieurs. De plus, à peine est-il rentré dans la ville sous une identité d’emprunt que le marquis, ayant surpris les propos de quatre officiers allemands à propos de leurs amours secrètes avec la défunte épouse de leur colonel, est exécuté sans autre forme de procès. Tout pourrait donc s’arrêter là... et pourtant, le plan du marquis se réalisera point par point, jusqu’à l’anéantissement complet des régiments stationnés à La Bisbal, dans un fracas d’apocalypse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Force du Destin? Pouvoir de «&lt;i style=""&gt;suggestion&lt;/i&gt;» envoûtant les volontés par-delà la mort, comme le suggère le narrateur, voire possession? Ou «&lt;i style=""&gt;psychose de suicide&lt;/i&gt;» comme préfère l’évoquer l’Avant-propos en réaction aux «&lt;i style=""&gt;explications de nature mystique&lt;/i&gt;»? Leo Perutz, dans &lt;i style=""&gt;Le Marquis de Bolibar &lt;/i&gt;– son quatrième roman, publié en 1920, et assurément l’un des chefs-d’œuvre de cet auteur inclassable, quelque part entre Kafka (son collègue de bureau à Prague) et Meyrink –, joue admirablement du fantastique dans le plus pur sens (todorovien) du terme: tout au long d’une intrigue qu’on ne lâche pas d’une semelle, les personnages évoluent dans une atmosphère d’inquiétante étrangeté sans que rien ne puisse avérer de façon certaine, formelle, un glissement dans le monde du merveilleux. Quelles que soient la réalité et l’étendue des pouvoirs surnaturels prêtés au marquis, c’est en définitive, comme dans toute tragédie, les passions et les pulsions des personnages – ces quatre officiers unis par leur relation passée avec l’épouse de leur supérieur hiérarchique et leur désir de perpétuer cette relation auprès de sa nouvelle compagne – qui sont le moteur effectif d’une autodestruction inéluctable car écrite à l’avance par un sort supérieur. On y trouve également une interrogation sur l’identité que Perutz approfondira dans plusieurs de ses œuvres ultérieures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autour de ces quatre officiers gravitent d’autres figures&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;marquantes, comme la Monjita, dont le père utilise les traits pour les Vierges et les saintes de ses tableaux pieux, et qui cherche par tous les moyens, pour des motifs assez troubles, à accentuer sa ressemblance avec l’épouse défunte de son amant, ou encore le capitaine Salignac, invulnérable mais toujours environné par la mort, qui semble un avatar du Juif errant, passé sous la bannière de l’Antéchrist en guise de riposte à ce Dieu qui «&lt;i style=""&gt;se console des ennuis de l’éternité par l’exercice raffiné de ses vengeances&lt;/i&gt;»... Vous ne devriez pas non plus oublier de sitôt des scènes comme la première apparition du marquis, se livrant à un cérémonial pour le moins intriguant au milieu de ses domestiques, la mort de Gunther, dont ses camarades tentent de couvrir les compromettants aveux que le délire lui arrache par la lecture à haute voix de courriers officiels, ou la peinture de la destruction du régiment. – Il convient à ce propos de signaler que si l’Espagne de Perutz rappelle parfois celle du &lt;i style=""&gt;Manuscrit trouvé à Saragosse &lt;/i&gt;de Potocki, sa description, avec ses soldats allemands et espagnols perdus au milieu d’un conflit franco-anglais, renvoie aussi fortement à cette guerre mondiale dont on ne disait pas encore qu’elle avait été que la première, mais dont il eût été étonnant, eût égard au pessimisme de sa vision du monde, qu’il n’ait pas pressenti qu’elle ne serait pas la dernière...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une lecture à conseiller, en cette saison estivale, aussi bien aux amateurs de grande littérature que de romans de plage (ça vaut quand même cent fois mieux que Dan Brown et Marc Lévy réunis non?), et surtout à ceux qui ne connaissent pas encore l’univers singulier des romans de Leo Perutz.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img246.imageshack.us/img246/1905/bolibar2pn5.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 9pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Leo Perutz, &lt;i style=""&gt;Le Marquis de Bolibar &lt;/i&gt;(&lt;i style=""&gt;Der Marques de Bolibar&lt;/i&gt;, 1920), traduction par Odon Niox Chateau: Albin Michel / Livre de Poche, «Biblio», 2003. Illustration: Francisco de Goya y Lucientes, &lt;i style=""&gt;Disparates&lt;/i&gt;, n°2: «&lt;span style=""&gt;Disparate de miedo» («Folie de peur»)&lt;/span&gt;, c.1815-1823.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-102300824862264050?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/102300824862264050/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=102300824862264050&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/102300824862264050'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/102300824862264050'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2008/07/le-manuscrit-trouv-la-bisbal-je-suivis.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-3285841395982305568</id><published>2008-07-15T16:00:00.002+02:00</published><updated>2008-07-18T21:50:41.678+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Un long week-end de mariage&lt;span style=""&gt;                           &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;                                                         &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;     &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;br /&gt;et autres festivités&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img294.imageshack.us/img294/8199/imgp0705eq5.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vendredi, j’avais l’impression d’être samedi. Lundi, j’avais l’impression d’être dimanche. Entre les deux, faut dire aussi que j’ai pas mal dormi, ça n’aide pas pour s’y repérer. :-D&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reprenons depuis le début.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img380.imageshack.us/img380/3839/imgp0312oh6.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vendredi matin donc, Sophie et moi avons mis aux aurores le cap sur Fourras, Charente-Maritime, en face de l’Île d’Aix et du Fort Boyard, puisque dans l’après-midi s’y mariaient &lt;a href="http://onnepeutpasetredeuxdansunecuisine.wordpress.com/"&gt;Elise&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://dutherenverseauborddelatable.wordpress.com/"&gt;David&lt;/a&gt; (alias Pernette et Yoric pour certains intimes).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img380.imageshack.us/img380/8271/imgp0317rqe0.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien que ce mariage soit prévu de très longue date, il y a eu dans tout cela une... euh... certaine dose d’improvisation&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img294.imageshack.us/img294/42/imgp0329bw2.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;et les mariés se sont trouvés face à pas mal de problèmes à résoudre, mais tout a été surmonté sans encombre et cette journée fut au final une radieuse réussite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img185.imageshack.us/img185/2434/imgp0257ll8.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img380.imageshack.us/img380/4175/imgp0292ln1.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img380.imageshack.us/img380/2081/imgp0373hx5.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img294.imageshack.us/img294/1238/imgp0394dc9.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img294.imageshack.us/img294/6158/imgp0407no0.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img294.imageshack.us/img294/9421/p1040503lk5.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img294.imageshack.us/img294/8735/p1040528gn1.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img294.imageshack.us/img294/8601/p1040596ax2.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img244.imageshack.us/img244/7485/p1040599lu0.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img380.imageshack.us/img380/6762/p1040605pq0.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour se remettre de toutes ses émotions – et de la soirée où la piste de danse s’est vue limite transformée en décor pour une reprise d’&lt;i style=""&gt;On achève bien les chevaux &lt;/i&gt;–, le week-end fut ensuite consacré à profiter du sable, du soleil, et pour certaines personnes en particulier de l’absence de tout ce qui aurait pu ressembler à du matériel susceptible de travailler sur une thèse (ou assimilé).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img380.imageshack.us/img380/3286/imgp0427lf4.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lundi matin, 14 juillet, réveil aux aurores &lt;i style=""&gt;again&lt;/i&gt; pour profiter des invitations que mon cousin et ma belle-cousine &lt;a href="http://lesotdelange.blogspot.com/2008/06/vivre-fatigue-ce-samedi-ctait-le.html"&gt;précédemment mentionnés&lt;/a&gt;, tous deux dans la Marine, nous avaient dénichées pour le défilé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img294.imageshack.us/img294/6407/imgp0505oy5.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img380.imageshack.us/img380/394/imgp0579oz2.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img257.imageshack.us/img257/1072/imgp0587uq6.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img257.imageshack.us/img257/1249/imgp0613ne0.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img521.imageshack.us/img521/6561/imgp0645nu7.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’étant pas &lt;i style=""&gt;vraiment&lt;/i&gt; un maniaque des défilés au pas cadencé, je craignais un peu cette matinée mais elle s’est avérée plutôt sympathique, une fois le défilé commencé on ne voyait pas le temps (contrairement aux soldats) passer. L’accent mis sur l’Europe et l’ONU est également fort appréciable. Toutefois j’ai encore plus apprécié l’autre occasion fournie quelques heures plus tard par notre présence exceptionnelle, Sophie et moi, à Paris un 14 juillet, je veux parler bien sûr du magnifique feu d’artifice qui a clôturé la journée, sur des musiques cette fois-là entièrement tirées d’opéras ce qui ne gâche rien. Le scintillement de la Tour Eiffel répondant au scintillement dans le ciel au-dessus du Trocadéro enflammé est une image que j’espère garder longtemps en mémoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img380.imageshack.us/img380/3909/imgp0716ax5.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img521.imageshack.us/img521/9884/imgp0757se6.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img380.imageshack.us/img380/2080/imgp0736xv7.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img294.imageshack.us/img294/6519/imgp0759lj0.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P.S.: comme c’est la saison des remerciements sur ce blog (profitez-en), merci à Elise et David pour l’invitation, à Laurence pour nous avoir hébergés et pour sa gentillesse de façon générale, à Georges le super témoin à tout faire sans le sens de l’organisation et la disponibilité duquel les choses eussent été nettement plus compliquées pour tout le monde, et à Valérie et Thierry pour l’adresse du bon petit resto du 14; valà c’est tout pour aujourd’hui!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-3285841395982305568?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/3285841395982305568/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=3285841395982305568&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/3285841395982305568'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/3285841395982305568'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2008/07/un-long-week-end-de-mariage-et-autres.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-7316361516773585916</id><published>2008-07-08T16:46:00.002+02:00</published><updated>2008-07-08T16:48:19.635+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Des nouvelles de Tours&lt;span style=""&gt;                                                                                                                  &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img145.imageshack.us/img145/3766/imgp0164ia4.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3168 candidats présents aux épreuves écrites. 1679 admissibles pour les épreuves orales. 750 retenus en fin de course. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="EN-US"&gt;Dont moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="width:220px;height:55px;"&gt;&lt;object width="270" height="55"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=550346&amp;amp;colorBackground=0x555552&amp;amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;amp;autoplay=0"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=550346&amp;amp;colorBackground=0x525252&amp;amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;amp;autoplay=0" type="application/x-shockwave-flash" width="270" height="55"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt; &lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img157.imageshack.us/img157/6711/musique54dd5.gif" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Attention, mode ‘‘je me la pète’’ enclenché.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Classé 96e au plan national, ce qui n’est plutôt pas trop mal, surtout si on considère qu’étant occupé à préparer ... hum, autre chose, je n’ai suivi aucun cours de préparation au Capes pendant l’année, que les seuls entraînements auquel j’ai eu droit dans le cadre de la fac ont été une unique dissertation et trois oraux, et que comme je le précisais il y a quelques jours, j’ai découvert deux épreuves orales sur trois en les passant – et que je n’en m’en suis pas trop mal tiré au vu des notes: 17 en explication de texte, 12 en latin, 15 en didactique (qui n’a pas dû se passer si mal que j’en avais l’impression, finalement...). Mais là, je dois bien l’avouer, où mon ego a pris sa dose de stéroïdes, c’est que je suis le deuxième meilleur classé de mon académie. Oui, je suis content! (OK, c’est pas l’agrégation, mais je suis content quand même, na!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img145.imageshack.us/img145/8453/smileaa3.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je remercie ma maman, mon papa, et toute la famille par la même occasion, ma chérie bien sûr pour toutes les formes de soutien qu’elle m’a apporté, les amis et amies, ceux qui ont supporté de ne quasiment plus me voir pendant que je jouais les ermites et ceux à la fac qui ont dû &lt;i style=""&gt;a contrario&lt;/i&gt; supporter ma présence quasiment tous les jours (je sais, c’est dur), et puis tout particulièrement Marie C. pour ses photocopies de cours de prépa bien sympas pour préparer la dissertation générale, Julie S. (qui ne lit pas ce blog mais c’est pas une raison pour être malpoli) pour ses fiches récapitulatives sur les Instructions Officielles à connaître pour l’épreuve sur dossier, Marie-la-Lyonnaise pour l’envoi de ses cours méthodologiques du CNED qui m’ont bien aidé, surtout pour le latin, et Elise pour l’oral en chambre – enfin, en salon – qu’elle a bien voulu prendre le temps de me faire passer sur Montaigne et dont j’ai retenu ne serait-ce que cet enseignement essentiel lorsque je me suis retrouvé trois jours plus tard confronté au choix ‘‘Rabelais ou Giraudoux’’ pour l’explication de texte: ne &lt;i style=""&gt;surtout &lt;/i&gt;pas prendre le XVIe siècle, t’es pas au point coco!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Mode ‘‘je me la pète’’ &lt;i style=""&gt;off&lt;/i&gt;, mode ‘‘retour sur terre’’ enclenché.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, maintenant, reste à savoir quoi en faire de ce Capes, et là je pense plus particulièrement à l’organisation de l’année prochaine. Ce matin j’ai rencontré et longuement discuté avec L*****, mon futur directeur de thèse (Mme K*** m’ayant confié à ses bons soins pour cause de départ en retraite). Son conseil: à moins de décrocher une allocation de recherche en septembre – ce qui est loin loin loin loin loin loin loin d’être gagné... –, attendre encore un an pour commencer mon doctorat et me concentrer sur l’agrégation, indispensable à de futurs plans de carrière. Ne pas travailler ça en même temps que mon début de thèse. Ne pas me contenter de le travailler de mon côté sans suivre de cours. Bon. Outre que je commence un peu à saturer des années à ne faire que passer un concours, cela pose un sérieux problème logistique du fait du déménagement prévu de Sophie, de Paris à Lyon, fin décembre: où m’inscrire? à Aix, pour prolonger encore un peu cette relation à distance un &lt;i style=""&gt;brin &lt;/i&gt;pesante (d’accord, elle m’avait prévenu, mais quand même...), avec tout ce que cela suppose d’incidence sur la qualité du travail que je fournirai? à Paris, pour y rester les premiers mois seulement, pendant lesquels l’essentiel de la préparation se fait – mais alors comment s’organiser pour préparer des oraux en cas d’admissibilité? à Lyon, ce qui signifierait rester quatre mois à me débrouiller tout seul sur place en attendant l’installation de ma compagne?... Et si je plante encore l’agreg’ l’an prochain? Je ne pourrais pas, alors, renouveler mon report de stage, il faudra bien se mettre à travailler, professionnellement parlant, et j’aurais perdu cette première année à pouvoir me concentrer essentiellement sur la mise en place de ma thèse sans avoir à me préoccuper de la découverte du métier... Bref... Je ne suis pas encore sorti de l’aubergine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14630252-7316361516773585916?l=lesotdelange.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesotdelange.blogspot.com/feeds/7316361516773585916/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14630252&amp;postID=7316361516773585916&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/7316361516773585916'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14630252/posts/default/7316361516773585916'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesotdelange.blogspot.com/2008/07/des-nouvelles-de-tours-3168-candidats.html' title=''/><author><name>Léopold</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01207326077770879293</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_nn0VkIOXxO0/SUhHxOiIiTI/AAAAAAAAAA4/h-NpNHlI0x0/s1600-R/1733chardinsoapbubbleszl7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14630252.post-5899727762532086911</id><published>2008-07-06T15:55:00.000+02:00</published><updated>2008-07-06T15:56:23.074+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Don fatal&lt;span style=""&gt;                                                                                                                  &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;               &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img352.imageshack.us/img352/9707/doncarlott4.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lourde atmosphère à la cour de Philippe II. L’infant Carlos brûle d’un amour que les circonstances rendent coupable pour Elisabeth de Valois, qui lui était promise mais a finalement été mariée à son despotique monarque de père. Rodrigue de Posa, son ami, lui propose de l’aider dans ses amours s’il s’engage en retour dans la défense des Flandres protestantes révoltées contre la couronne et martyrisées par les troupes espagnoles. Mais, tandis que Rodrigue gagne par son franc-parler l’estime de Philippe qui en fait son confident, la relation entre l’infant et la reine est dénoncée au roi par la princesse Eboli, dame d’honneur de la seconde, furieuse d’avoir été éconduite par le premier. Tout à la fois rebelle politique et rival amoureux, Carlos se trouve dans une situation qui ne peut guère lui attirer que des ennuis...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Version italienne et considérablement retravaillée d’un opéra créé deux décennies plus tôt en français, inspiré de la pièce de Schiller, lui-même inspiré d’une nouvelle de Saint-Réal, s’inspirant, enfin, du véritable destin de Don Carlos d’Espagne (1545-1568) – chaque étape prenant sa dose de liberté vis-à-vis de celle qui précède –, &lt;i style=""&gt;Don Carlo &lt;/i&gt;ne se caractérise certes pas par sa grande précision historique, mais peu importe, car il s’agit en revanche de l’un des meilleurs opéras de Verdi. Il est actuellement et jusqu’au 11 juillet visible à Paris dans une mise en scène et une interprétation tout à fait dignes d’éloges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://imageshack.us"&gt;&lt;img src="http://img394.imageshack.us/img394/3503/doncarlonz9.jpg" border="0" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ouverture de l’opéra, dans sa version en quatre actes, au cloître de Yuste que semble encore hanter le fantôme (?) de Charles Quint, et où résonne un chœur sépulcral, est particulièrement saisissante et la mise en scène de Graham Vick la tire vers une ambiance quasiment wagnérienne du meilleur aloi (que se rassurent les belcantophiles purs et durs, on est bien chez Verdi, comme suffirait à en témoigner le magnifique duo clôturant l’acte: «&lt;i style=""&gt;Dio che nell’alma infondere&lt;/i&gt;...»). À partir de ce point de départ, l’intrigue se développe petit à petit jusqu’à connaître un point d’orgue dans la longue ‘‘tirade’’ de Philippe dans s
